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		<title>JurisPedia - Contributions de cet utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-06-10T13:31:26Z</updated>
		<subtitle>Contributions de cet utilisateur</subtitle>
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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Adoption_par_un_couple_homosexuel_(fr)</id>
		<title>Adoption par un couple homosexuel (fr)</title>
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				<updated>2005-03-25T17:13:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Audrey : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;En France, ladoption par une personne homosexuelle fait débat. En effet, le poids de lopinion publique et lévolution lente de létat des murs face à lhomosexualité mettent un frein à la reconnaissance du droit à ladoption par les homosexuels. Cette délicate question, loin de se limiter à nos frontières, a récemment été portée devant les juges européens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Parlement français, par le biais de larticle 343 du Code civil, a voulu interdire ladoption aux couples homosexuels et la Cour européenne des droits de lHomme, dans le retentissant arrêt « Fretté » du 26 février 2002 a affirmé que le refus daccorder le droit dadopter aux homosexuels ne constitue pas ni une discrimination, ni une atteinte au droit au respect de la vie privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les faits étaient les suivants : &lt;br /&gt;
La demande dagrément préalable formulée par le candidat à ladoption avait été rejetée par la Direction de laction sociale de lenfance et de la santé de Paris. Il en fût de même du recours gracieux, motif pris des « choix de vie »  du requérant qui ne semblaient pas de nature à présenter les garanties suffisantes quant aux conditions daccueil dun enfant sur les plans familial, éducatif et psychologique.&lt;br /&gt;
Le Tribunal administratif de Paris annula ces décisions par un jugement rendu le 25 janvier 1995 en relevant que le dossier ne permettait pas détablir que « le mode de vie de M. Fretté traduirait un manque de rigueur morale, une instabilité affective, la possibilité de le voir détourner ladoption de ses fins, ou tout autre comportement de nature à faire considérer son projet comme dangereux pour tout enfant adopté ».&lt;br /&gt;
Mais le Conseil dEtat vient annuler ce jugement et rejette la demande dagrément du requérant en reprenant la motivation des services sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- M. Fretté avait alors former un recours devant la Cour européenne en soutenant que le refus de lagrément constituait une ingérence arbitraire dans sa vie privée et familiale car il se fonderait exclusivement sur un a priori défavorable envers son orientation sexuelle et invoque en conséquence la violation de larticle 14 de la Convention combiné avec larticle 8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Si la Cour de Strasbourg conclut à lapplicabilité de larticle 14 combiné avec larticle 8 de la Convention (le droit à adopter garanti par larticle 343-1 du Code civil se trouvant sous lempire de larticle 8 et ce droit ayant été atteint par la différence de traitement fondée sur lorientation sexuelle), elle juge cependant que la France avait raisonnablement et légitimement pu considérer que le droit dadopter trouvait sa limite dans lintérêt des enfants susceptibles dêtre adoptés, nonobstant les aspirations légitimes du requérant et sans que soit remis en cause ses choix personnels. En dautres termes la différence de traitement litigieuse ne constitue pas une discrimination et le refus dagrément à ladoption opposé à une personne célibataire homosexuelle ne constitue pas une discrimination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pour justifier sa décision, éminemment politique, la Cour avance plusieurs arguments :&lt;br /&gt;
Elle reconnaît que, la question étant en pleine transition et laissant les Etats adhérents à la Convention largement divisés, chaque Etat doit conserver une « certaine marge dappréciation notamment pour veiller à la protection de lintérêt des enfants pouvant être adoptés » », les Etats étant « mieux placés quune juridiction internationale pour évaluer les sensibilités et le contexte locaux »&lt;br /&gt;
Elle fait ensuite état de la division qui atteint la communauté scientifique elle-même (spécialistes de lenfance, psychiatres, psychologues).&lt;br /&gt;
Enfin, elle évoque les profondes divergences des opinions publiques tant nationales quinternationales et le constat de la très faible offre denfants adoptables par rapport à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Certes, la Cour européenne vient de refuser de condamner la France pour violation de la Convention, cependant certains juges européens dissidents (trois des sept magistrats) ont formulés une « opinion dissidente » annexée à la décision, dans laquelle ils font état dun droit à ladoption pour les homosexuels. La division des juges ne fait en réalité que refléter la division des pays européens eux-mêmes. Dans la plupart de ces Etats, ladoption par des homosexuels est reconnue dune manière implicite sous la forme juridique de lusage (Allemagne, Belgique, Portugal). Il ny a que les Pays-Bas qui ont permis depuis le 1er avril 2001 aux homosexuels dadopter dans les mêmes conditions que les personnes hétérosexuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;#8594; Le Conseil dEtat a récemment confirmé son opposition à ladoption par un homosexuel en refusant, dans un arrêt du 5 juin 2002, lagrément dadoption à une femme homosexuelle celle-ci ne présentant pas les garanties suffisantes sur les plans familial, éducatif et psychologique pour accueillir un enfant.&lt;br /&gt;
En France donc limpossibilité dadopter pour des personnes homosexuelles et ce avec laval de la Cour européenne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Audrey</name></author>	</entry>

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