<?xml version="1.0"?>
<?xml-stylesheet type="text/css" href="http://fr.jurispedia.org/skins/common/feed.css?303"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>http://fr.jurispedia.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Droit+administratif</id>
		<title>JurisPedia - Contributions de cet utilisateur [fr]</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://fr.jurispedia.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Droit+administratif"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Sp%C3%A9cial:Contributions/Droit_administratif"/>
		<updated>2026-06-13T19:07:35Z</updated>
		<subtitle>Contributions de cet utilisateur</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.22.5</generator>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Proc%C3%A9dure_civile_(fr)</id>
		<title>Procédure civile (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Proc%C3%A9dure_civile_(fr)"/>
				<updated>2006-06-16T18:40:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* La doctrine */ rectification Motulsky&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie : Droit privé (fr)]]&lt;br /&gt;
La procédure civile ou droit judiciaire est la branche du droit qui fixe l'ensemble des formalités qui doivent être observées dans le déroulement d'une procédure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions de la procédure civile sont extrêmement formalistes afin de faire respecter les droits et les devoirs des parties et des plaideurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions de la procédure civile sont variables selon les différents types de procédure (procédure civile, pénale, commerciale, administrative, ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les sources de la procédure civile=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sources nationale== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les textes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La procédure civile relève du domaine réglementaire donc du pouvoir législatif (Art 34 et 37 de la [[constitution (fr)|constitution]]).&lt;br /&gt;
Il appartient au [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]] d’apprécier la légalité des décrets &lt;br /&gt;
Seuls certains domaines relèvent de la [[loi (fr)|loi]]: Le statut des [[magistrat (fr)|magistrats]], création de nouvelles juridictions =&amp;gt; (création du juge de proximité loi de 2002)&lt;br /&gt;
La procédure civile a fait l’objet d’une codification, la première datant de l’époque Napoléonienne (1806), incomplet il subira de nombreuses modifications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La jurisprudence===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. La deuxième chambre civile de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]] : connaît des [[pourvoi (fr)|pourvois]] sur des problèmes de procédure civile. Une chambre mixte ou une [[assemblée plénière (fr)|assemblée plénière]] peuvent décider de modifier certaine règle de procédure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]] : statue en matière de procédure civile pour apprécier la légalité d’un [[décret (fr)|décret]]. Cette [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]] a consacré le principe du contradictoire comme un des [[principes généraux du droit (fr)|principes généraux du droit]] (ou P.G.D.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Le [[Conseil constitutionnel (fr)|Conseil constitutionnel]] a pu déterminer la nature de certains principes qui concerne notamment la garantie des droits de la défense, reconnue en 1987 comme un [[principe constitutionnel (fr)|principe constitutionnel]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La doctrine===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les processualistes contribuent à l’évolution de la matière. Certains ont contribué à la rédaction du (nouveau) [[Code de procédure civile (fr)|Code de procédure civile]] et aux principes directeur du procès (par exemple Motulsky, Foyer, Cornu...). Ils sont les acteurs de la doctrine contemporaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sources internationale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les règles internationales de procédure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Applicable à …. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines de ces dispositions sont applicables en droit interne, et peuvent donc être appliquées à toutes personnes, qu'elles soient françaises ou non. EX : la [[Cour européenne des Droits de l'Homme]] (C.E.D.H.) et l’article 6§1 qui peut être appliqué par le [[juge (fr)|juge français]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La convention de New York relative aux droits de l’enfant contient des règles procédurales, notamment la possibilité d’écouter un enfant lors d’un procès. &lt;br /&gt;
Arrêt du 14 Juin 2005 de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]. &lt;br /&gt;
Les justiciables peuvent invoquer l’article 6§1 en saisissant la C.E.D.H. située à Strasbourg, ou devant les juridictions françaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les conventions internationales d’entraide judiciaire.===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objet de ces conventions est d’assurer le règlement des conflits qui peuvent surgir entre les règles judiciaires applicables dans différents pays.&lt;br /&gt;
Ces conventions permettent notamment de résoudre les conflits de compétence entre les juridictions d'Etats différents, et d'assurer la reconnaissance et l’exécution effective de ces décisions à l'étranger.&lt;br /&gt;
La Convention de Bruxelles de 1968 sur la compétence, la reconnaissance et l’exécution des décisions de justice en matière civile et commerciale s'applique entre les Etats membres de la communauté européenne. Elle a été remplacée en 2000 par un Règlement communautaire (44/2001 du 22 décembre 2000).&lt;br /&gt;
C’est également le cas de certains traités internationaux auxquels la [[France]] est partie et qui posent des règles de procédure civile en matière internationale ; convention de L&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Utilisateur:Droit_administratif</id>
		<title>Utilisateur:Droit administratif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Utilisateur:Droit_administratif"/>
				<updated>2006-06-05T20:24:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[http://www.blogdroitadministratif.net Voir mon blog.]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)</id>
		<title>Amnistie (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)"/>
				<updated>2006-06-05T20:22:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Blog */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit pénal (fr)]] &amp;gt; [[Plan droit pénal général (fr)|Droit pénal général]] &amp;gt; [[Sanction pénale (fr)]] &amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt;[[Extinction de la sanction pénale (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie : Droit privé (fr)]][[Catégorie : Droit pénal (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'amnistie est une mesure législative qui a pour effet de supprimer le caractère illicite de l'[[Infraction (fr)|infraction]]. On dit que c'est une mesure d'oubli ou d'apaisement. Ex: après 1968. La plus fréquente est la loi d'amnistie à l'occasion de l'élection du [[Président de la République (fr)|Président de la République]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il arrive que l'amnistie soit prévue par une disposition d'une loi ayant un autre objet. Par exemple, l'article&amp;amp;nbsp;21 de la [[JORF: MJSX0500004L|Loi n°&amp;amp;nbsp;2006-586 du 23&amp;amp;nbsp;mai 2006 relative au volontariat associatif et à l'engagement éducatif]] prévoit l'amnistie de droit des personnes physiques et morales pour les infractions de travail dissimulé ou de publicité pour le travail dissimulé (article&amp;amp;nbsp;[[CTfr:L324-9|L&amp;amp;nbsp;324-9]] du [[Code du travail (fr)|Code du travail]]) «&amp;amp;nbsp;commises avant la [[Promulgation (fr)|promulgation]] de la présente loi, à l'occasion d'une activité remplissant les conditions prévues pour la conclusion d'un contrat de volontariat associatif ou d'un contrat d'engagement éducatif&amp;amp;nbsp;». Il eût été possible de ne plus incriminer ces faits et d'éteindre les actions en cours, mais les députés ont expressément voulu amnistier des infractions ayant fait l'objet d'une condamnation définitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les conditions de l'amnistie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions ne sont pas fixées par le [[Code pénal (fr)|Code pénal]], mais par chaque loi d'amnistie. La [[JORF:JUSX9500089L|Loi n°&amp;amp;nbsp;95-884 du 3&amp;amp;nbsp;août 1995 portant amnistie]], fixe une date-butoir avant laquelle une infraction doit avoir été commise pour pouvoir être amnistiée. Cette date-butoir est le 18&amp;amp;nbsp;mai 1995. Il y a tout d'abord les infractions qui sont automatiquement amnistiées. Ex: toutes les [[Contravention (fr)|contraventions]], les [[Délit (fr)|délits]] pour lesquels seule une peine d'amende est prévue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont également amnistiés certains délits, qui sont punis par le texte d'incrimination d'une peine d'emprisonnement de moins de dix ans. Ex: délits prévus par la loi de 1981 sur la liberté de la presse, délits commis à l'occasion d'un conflit du travail, conflits en relation avec le domaine agricole, conflits en relation avec les élections, délits commis à l'occasion d'un conflit de l'enseignement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont amnistiés certains délits commis avant le 18 mai&amp;amp;nbsp;1995, qui ont été punis par un tribunal d'une peine inférieure à un certain montant; ce sont les infractions qui ont été punies par un tribunal d'un emprisonnement n'excédant pas trois mois sans [[Sursis (fr)|sursis]] ou avec [[Sursis avec mise à l'épreuve (fr)|sursis avec mise à l'épreuve]] ainsi que les infractions punies d'un emprisonnement n'excédant pas neuf mois avec sursis simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, pour certaines infractions, l'amnistie va dépendre du montant de la peine prononcée. On parle parfois d'amnistie judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, l'amnistie peut être décidée par le [[Président de la République (fr)|Président de la République]] lui-même. Il s'agit bien d'une amnistie (et non d'une [[Grâce (fr)|grâce]]), mais dont l'exercice est délégué par la loi au Président de la République, qui peut alors amnistier individuellement. Par exemple, l'art.&amp;amp;nbsp;10 6° de la [[JORF:JUSX0200109L|loi n°&amp;amp;nbsp;2002-1062 du 6&amp;amp;nbsp;août 2002 portant amnistie]] dispose&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
:«&amp;amp;nbsp; Le Président de la République peut admettre, par décret, au bénéfice de l'amnistie les personnes physiques poursuivies ou condamnées pour toute infraction commise avant le 17 mai 2002, à l'exception des infractions qui sont exclues du bénéfice de l'amnistie en application de l'article 14 dès lors que ces personnes n'ont pas, avant cette infraction, fait l'objet d'une condamnation à une peine privative de liberté pour un crime ou un délit de droit commun et qu'elles appartiennent à l'une des catégories ci-après&amp;amp;nbsp;: (...)&lt;br /&gt;
::6° Personnes qui se sont distinguées d'une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, sportif, scientifique ou économique&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
Ainsi, le Président décida en mai 2006 de prendre une mesure d'amnistie individuelle en faveur d'un ancien champion olympique, condamné en octobre 2005 à 15 mois de prison avec [[sursis (fr)|sursis]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, chaque loi d'amnistie exclut certaines infractions du bénéfice de l'amnistie. La loi de 1995 exclut du bénéfice de cette loi les délits portant atteinte à l'environnement, les infractions fiscales, les infractions de [[Proxénétisme (fr)|proxénétisme]] et le [[Trafic de stupéfiants (fr)|trafic de stupéfiants]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les effets de l'amnistie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut ici faire une grande distinction selon que la loi d'amnistie entre en vigueur avant ou après un [[Jugement (fr)|jugement]] définitif de condamnation. Si l'amnistie intervient avant la fin du [[Procès (fr)|procès]], elle met fin au [[Procès pénal (fr)|procès pénal]]; elle éteint l'[[Action publique (fr)|action publique]], sauf lorsque le bénéfice de l'amnistie dépend du montant de la [[Sanction pénale (fr)|sanction pénale]]. Dans ce cas, il faut poursuivre le procès. Si l'amnistie intervient après un jugement définitif de condamnation, l'art.&amp;amp;nbsp;[[CPfr:133-9|133-9]] du Code pénal énonce que l'amnistie entraîne la remise de toutes les peines principales et complémentaires. Si elle intervient après le paiement total ou partiel d'une peine d'amende, la part payée ne peut être restituée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, une loi d'amnistie peut exclure de l'extinction certaines peines. Dans la loi de 1995, sont exclues de l'extinction l'[[Interdiction de séjour (fr)|interdiction de séjour]], la [[Privation des droits civiques (fr)|privation des droits civiques]], la [[Dissolution de la personne morale (fr)|dissolution des personnes morales]], les mesures éducatives prononcées contre les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autre part, une amnistie a aussi pour effet d'éteindre la peine elle-même, qui cessera d'exister au [[Casier judiciaire (fr)|casier judiciaire]], y compris au B1. Le même effet se produit par amnistie individuelle du Président de la République, à la différence de la [[Grâce (fr)|grâce]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lois d'amnistie ne distinguent pas les [[Personne physique (fr)|personnes physiques]] des [[Personne morale (fr)|personnes morales]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plan droit pénal général (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens internes=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Validité et opposabilité de l'acte administratif (fr)|Validité et opposabilité de l'acte administratif]]&lt;br /&gt;
*[[Incompétence du juge administratif à l'égard de la fonction gouvernementale (fr)#Les décisions du chef de l'État relatives à l'exercice du droit de grâce|Acte de gouvernement]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
==Blog==&lt;br /&gt;
*[http://www.blogdroitadministratif.net/index.php/2006/05/27/19-lincroyable-amnistie-de-guy-drutl L’incroyable amnistie de Guy Drut], blog droit aministratif&lt;br /&gt;
*[http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/05/26/352-l-amnistie-de-guy-drut L'amnistie de Guy Drut] et un [http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/05/26/352-l-amnistie-de-guy-drut#c10311 commentaire], blog de Maître Eolas&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Presse==&lt;br /&gt;
*[http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-648005@51-629717,0.html Guy Drut au procès des marchés publics d'Ile-de-France&amp;amp;nbsp;: &amp;quot;Il paraît que je fais impression&amp;quot;], P. ROBERT-DIARD, article paru dans Le Monde du 10&amp;amp;nbsp;mai 2005, mis à jour le 25&amp;amp;nbsp;mai 2006&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Expulsion_des_%C3%A9trangers_(fr)</id>
		<title>Expulsion des étrangers (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Expulsion_des_%C3%A9trangers_(fr)"/>
				<updated>2006-04-04T21:01:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : Mise en forme&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des étrangers (fr)|Droit des étrangers]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit des étrangers (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expulsion est une mesure de police administrative, qui vise à prévenir un trouble grave à l’ordre public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mesure d'expulsion, contrairement à la reconduite à la frontière, demeure en vigueur tant qu’elle n’a pas été abrogée.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Expulsion_des_%C3%A9trangers_(fr)</id>
		<title>Expulsion des étrangers (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Expulsion_des_%C3%A9trangers_(fr)"/>
				<updated>2006-04-04T21:00:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'expulsion est une mesure de police administrative, qui vise à prévenir un trouble grave à l’ordre public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mesure d'expulsion, contrairement à la reconduite à la frontière, demeure en vigueur tant qu’elle n’a pas été abrogée.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Mesures_d%27%C3%A9loignement_des_%C3%A9trangers_(fr)</id>
		<title>Mesures d'éloignement des étrangers (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Mesures_d%27%C3%A9loignement_des_%C3%A9trangers_(fr)"/>
				<updated>2006-04-04T20:57:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des étrangers (fr)|Droit des étrangers]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit des étrangers (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (fr)|Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile]] (CESEDA) organise différentes procédures permettant de faire quitter le territoire français aux étrangers sous certaines conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures d'éloignement sont au nombre de trois :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Reconduite à la frontière (fr)|La reconduite à la frontière]]&lt;br /&gt;
*[[Expulsion des étrangers (fr)|L'expulsion]]&lt;br /&gt;
*[[Extradition (fr)|L'extradition]]&lt;br /&gt;
*[[Accords de réadmission entre les États Schengen (eu)|Les accords de réadmission Schengen]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Discussion:Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Discussion:Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Discussion:Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T14:21:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Peut-être faudrait-il organiser cette liste dans un tableau?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque chose comme:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;100%&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;10&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;10&amp;quot;&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;50%&amp;quot;  valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; style=&amp;quot;border-top: 1px solid black; border-right: 1px solid black; border-bottom: 1px solid black; border-left: 1px solid black;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
=Juridictions administratives=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|width=&amp;quot;50%&amp;quot;  valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; style=&amp;quot;border-top: 1px solid black; border-right: 1px solid black; border-bottom: 1px solid black; border-left: 1px solid black;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
=Juridictions judiciaires=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Remus|Remus]] · [[Discussion Utilisateur:Remus|Discussion]] 21 janvier 2006 à 14:04 (CET)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi pas, mais ce ne serait pas exhaustif, puisqu'il existe des juridictions ni administratives, ni judiciaires (c'est au moins le cas pour le Conseil constitutionnel) ou difficilement classables sans débat (Tribunal des conflits,...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, serait-il possible de faire la fusion que j'ai demandé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Droit administratif|Droit administratif]] 21 janvier 2006 à 15:21 (CET)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:54:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions militaires (fr)|Les juridictions militaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives de droit commun (fr)|juridictions administratives de droit commun]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les sections disciplinaires des [[Ordre professionnel (fr)|ordres professionnels]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Haute cour de justice (fr)|Haute cour de justice]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Cour de justice de la République (fr)|Cour de justice de la République]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* Le [[Conseil constitutionnel (fr)|Conseil constitutionnel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:53:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions militaires (fr)|Les juridictions militaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives de droit commun (fr)|juridictions administratives de droit commun]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Section disciplinaire des ordres professionnel (fr)|Sections disciplinaires des ordres professionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Haute cour de justice (fr)|Haute cour de justice]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Cour de justice de la République (fr)|Cour de justice de la République]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* Le [[Conseil constitutionnel (fr)|Conseil constitutionnel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:52:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions militaires (fr)|Les juridictions militaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives de droit commun (fr)|juridictions administratives de droit commun]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Section disciplinaire des ordres professionnel (fr)|Sections disciplinaires des ordres professionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Haute cour de justice (fr)|Haute cour de justice]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Cour de justice de la République (fr)|Cour de justice de la République]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:52:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions militaires (fr)|Les juridictions militaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives de droit commun (fr)|juridictions administratives de droit commun]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:**Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Section disciplinaire des ordres professionnel (fr)|Sections disciplinaires des ordres professionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Haute cour de justice (fr)|Haute cour de justice]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Cour de justice de la République (fr)|Cour de justice de la République]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:50:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions militaires (fr)|Les juridictions militaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:**Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Section disciplinaire des ordres professionnel (fr)|Sections disciplinaires des ordres professionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Haute cour de justice (fr)|Haute cour de justice]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:* La [[Cour de justice de la République (fr)|Cour de justice de la République]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T12:46:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*La [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
:*Les [[Cour d'appel (fr)|Cour d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Juridiction judiciaire (fr)|Les juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
:**Les juridictions judiciaires ''stricto sensu''&lt;br /&gt;
:***[[Juge de proximité (fr)|Le juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal d'instance (fr)|Le Tribunal d'instance]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de grande instance (fr)|Le Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les juridictions spécialisées&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de commerce (fr)|Les tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Conseil des prud'hommes (fr)|Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal paritaire des baux ruraux (fr)|Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal des affaires de sécurité sociale (fr)|Les Tribunaux des affaires de sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[juridiction pénale (fr)|Les juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal de police (fr)|Le Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal correctionnel (fr)|Le Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***[[Cour d'assises (fr)|La Cour d'assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Juridictions pour mineurs (fr)|Les juridictions pour mineurs]]&lt;br /&gt;
:***[[juge des enfants (fr)|Le juge des enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[Tribunal pour enfants (fr)|Le tribunal pour enfants]]&lt;br /&gt;
:***[[cour d'assises des mineurs (fr)|La cour d'assises des mineurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:**Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil des prises maritimes (fr)|Conseil des prises maritimes]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commission des recours des réfugiés (fr)|Commission des recours des réfugiés]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Commission départementale d'aide sociale (fr)|Commissions départementales d'aide sociale]]&lt;br /&gt;
:***Les [[Section disciplinaire des ordres professionnel (fr)|Sections disciplinaires des ordres professionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Commision d'indemnisation des rapatriés (fr)|Commision d'indemnisation des rapatriés]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Conseil supérieur de la magistrature (fr)|Conseil supérieur de la magistrature]] statuant en matière disciplinaire à l'encontre des magistrats du siège&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg.htm l'organisation de la justice en France], sur le site du [http://www.justice.gouv.fr/ ministère de la Justice français]&lt;br /&gt;
*''[http://www.justice.gouv.fr/region/justreg.htm Annuaire de la justice, juridictions et services déconcentrés]]&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document format &amp;quot;.doc&amp;quot;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/JurisPedia:Pages_%C3%A0_fusionner</id>
		<title>JurisPedia:Pages à fusionner</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/JurisPedia:Pages_%C3%A0_fusionner"/>
				<updated>2006-01-21T11:07:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Fusionner : &lt;br /&gt;
*l'article [[Pouvoir réglementaire (fr)|pouvoir réglementaire]] avec la partie &amp;quot;pouvoir réglementaire&amp;quot; de l'article [[Sources du droit administratif (fr)|Sources du droit administratif]]&lt;br /&gt;
*l'article [[Les juridictions françaises(fr)|Les juridictions françaises(fr)]] avec l'article [[Les juridictions françaises|Les juridictions françaises]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)</id>
		<title>Liste des juridictions (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Liste_des_juridictions_(fr)"/>
				<updated>2006-01-21T11:04:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Les juridictions françaises */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=[[Les juridictions françaises|Les juridictions françaises]]=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*[[Cour de cassation (fr)|La Cour de cassation]]&lt;br /&gt;
:*Les [[Cour d'appel (fr)|Cours d'appel]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions judiciaires (fr)|juridictions judiciaires]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions judiciaires (fr)|juridictions judiciaires stricto sensu]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Juge de proximité (fr)|Juge de proximité]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Tribunal d'instance (fr)|Tribunal d'Instance]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Tribunal de grande instance (fr)|Tribunal de Grande Instance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions pénales (fr)|juridictions pénales]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Tribunal de police (fr)|Tribunal de police]]&lt;br /&gt;
:***Le [[Tribunal corectionnel (fr)|Tribunal correctionnel]]&lt;br /&gt;
:***La [[Cour d'assises (fr)|Cour d'Assises]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**[[Les juridictions spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***[[Les Tribunaux de commerce]]&lt;br /&gt;
:***[[Les conseils des Prud'hommes]]&lt;br /&gt;
:***[[Le Tribunal paritaire des baux ruraux]]&lt;br /&gt;
:***[[Les Tribunaux des affaires de Sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
:***[[Les commissions techniques de Sécurité sociale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Les [[Juridictions administratives (fr)|juridictions administratives]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Tribunal administratif (fr)|Tribunaux administratifs]]&lt;br /&gt;
:**Les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]]&lt;br /&gt;
:**Le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'Etat]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:**Les [[Juridictions administratives spécialisées (fr)|juridictions administratives spécialisées]]&lt;br /&gt;
:***Le Conseil des prises maritimes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Le [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=LIENS EXTERNES=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/expos_biblinst/Code_civil.doc Présentation de documents sur le thème&amp;amp;nbsp;: Le Code civil des Français (21&amp;amp;nbsp;mars 1804)], Bibliothèque de l'Institut de France (Document Word)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Avou%C3%A9_(fr)</id>
		<title>Avoué (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Avou%C3%A9_(fr)"/>
				<updated>2006-01-20T18:45:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Depuis la loi du 31 décembre 1971, les avoués n'exercent plus que devant les cours d'appel.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Infraction_(fr)</id>
		<title>Infraction (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Infraction_(fr)"/>
				<updated>2006-01-20T18:21:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les infractions pénales connaissent une classification tripartite : les [[Contravention (fr)|contraventions]], les [[Délit (fr)|délits]] et les [[Crime (fr)|crimes]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9lit_(fr)</id>
		<title>Délit (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9lit_(fr)"/>
				<updated>2006-01-20T18:19:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un délit est une [[Infraction pénale (fr)|infraction pénale]] punie d'une peine d'emprisonnement inférieure ou égale à 10 ans. Le tribunal correctionnel est compétent pour connaître, en premier ressort, des délits.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9lit_(fr)</id>
		<title>Délit (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9lit_(fr)"/>
				<updated>2006-01-20T18:18:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un délit est une infraction pénale punie d'une peine d'emprisonnement inférieure ou égale à 10 ans. Le tribunal correctionnel est compétent pour connaître, en premier ressort, des délits.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Droit_administratif_g%C3%A9n%C3%A9ral_(fr)</id>
		<title>Droit administratif général (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Droit_administratif_g%C3%A9n%C3%A9ral_(fr)"/>
				<updated>2006-01-16T15:22:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Droit évolutif */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''droit administratif''' constitue la partie la plus importante du [[droit public (fr)|droit public]]. Il regroupe l'ensemble des règles juridiques différentes du droit privé qui sont applicables à l'[[administration (fr)|activité administrative]] des personnes publiques et des personnes privées. Le contrôle de son application est assuré par un ensemble de juridictions qui constitue la [[justice administrative (fr)|justice administrative]]. Sa [[Definition du droit administratif (fr)|définition]] même est complexe et fait l'objet de débats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons en dégager les caractères fondamentaux, à savoir qu'il s'agit d'un droit évolutif, d'un droit jurisprudentiel et d'un droit spécialisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Un droit évolutif=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'idée d'un droit administratif n'est pas absente de l'Ancien régime français==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, l'administration y était complexe, liée au système féodal, mais à partir du XVIe siècle, on voit apparaître une organisation structurée et centralisée. On voit apparaître des secrétaires d'État, les intendants; on voit même apparaître des juridictions spécialisées dans diverses matières administratives (droit des forêts, gabelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis survient la Révolution, qui va à la fois supprimer et innover. Elle introduit dans notre système administratif la division territoriale en départements et elle pose aussi -et surtout- des principes généraux qui subsisteront à travers les changements de régimes: principe de la séparation des autorités administrative et judiciaire, affirmation des droits individuels, reconnaissance de la primauté de la loi. Mais c'est quand même avec le régime napoléonien qu'à été effectivement réalisée la synthèse de cet ensemble. C'est à Napoléon que l'on doit le [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]] et le corps préfectoral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Depuis l'an VIII, les traits essentiels de la vie administrative ont été maintenus==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une évolution profonde s'est produite en de nombreux points, évolution liée bien sûr à la transformation générale de l'État consécutive aux révolutions qui se sont succédées depuis le XIXe siècle. C'est ainsi que l'idée démocratique a été introduite dans les institutions administratives et que le procédé de l'élection s'est généralisé. Tout le système administratif est à la base d'élection. De plus en plus, les citoyens participent au pouvoir administratif dans le cadre de ce que l'on appelle la décentralisation. De plus, on a vu se développer une tendance à reconnaître une large autonomie aux différents services publics en les personnalisant, en leur donnant la personnalité juridique par le procédé de l'établissement juridique. S'agissant également de cette particularité, on assiste aussi à la participation de personnes privées à l'administration. L'État libéral a cédé la place à l'État interventionniste. Aux fonctions primitives de police et de gestion des services publics et administratifs, se sont ajoutées des fonctions qui se traduisent par une réglementation et une intervention étendue aux entreprises privées industrielles et commerciales, aux services sociaux, professionnels et économiques. Dans les rapports qui s'établissent entre l'État et ses agents, on a assisté à une remise en cause du lien hiérarchique et au développement des droits, des libertés et des garanties reconnues aux fonctionnaires contre l'arbitraire. Autrement dit, dans les rapports de la puissance publique avec les administrés, on aperçoit certes toujours une administration qui commande et qui impose des sujétions (administration de souveraineté), mais les administrés se sont vus, eux aussi, progressivement, reconnaître une protection des droits accrue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tout changement d'ordre social ou politique a des répercussions en droit administratif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux guerres mondiales ont conduit à aborder en droit administratif des problèmes administratifs et à aborder également la délicate question des limites de la légalité. Par ailleurs, en France, le changement profond des structures a entraîné une révision des notions d'acte législatif et réglementaire. Quant aux diverses transformations sociales et économiques qui se sont déroulées depuis elles, elles ont eu des répercussions sur presque tous les aspects du droit administratif. Relevons parmi ces répercussions les suivantes: réforme de la décentralisation territoriale à partir de 1982, réforme de la fonction publique d'État (statut de la fonction publique), réforme des interventions économiques et sociales de l'État avec le droit d'expropriation, urbanisme avec l'activité hospitalière (santé publique), enseignement, nationalisations ou privatisations, planification, aménagement du territoire, environnement, etc. De même encore la réforme des relations entre administration et administrés: institution d'un médiateur, administration transparente, informatique, droit commercial, droit à communication des documents administratifs, droit à motivation des actes administratifs, astreintes en matière d'exécution des jugements par l'administration, réforme de la justice administrative avec la création de Cours administratives d'appel, qui se situent entre les Tribunaux administratifs et le Conseil d'État. Et ceci sans même évoquer les incidences de la construction européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, on réforme beaucoup, mais peut-être trop, trop souvent, ou trop vite, car toutes ces réformes n'ont pas le succès des bouleversements napoléoniens. Quoi qu'il en soit, le droit administratif s'applique à une administration qui est dans une période de mutation et d'incertitudes considérables, d'où des hésitations de la part des juges et de la doctrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit administratif est aussi évolutif à raison de l'importance de la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le droit administratif est un droit prétorien=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit administratif est un droit jurisprudentiel, prétorient, ce qui signifie qu'il est largement l'œuvre du juge. Ainsi, les règles les plus importantes ont été fixées par le juge, soit que celui-ci ait plus ou moins artificiellement rattaché la règle à un texte prééxistant soit qu'il les ait affirmées de son propre chef. &lt;br /&gt;
En Droit Administratif, la mise à l'écart du [[Code civil (fr)|Code civil]] et l'importance des lacunes législatives ont amené le juge à véritablement &amp;quot;créer&amp;quot; le Droit Administratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Si le droit administratif est essentiellement jurisprudentiel, il n'est tout de même pas totalement l'oeuvre du juge==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence est une source fondamentale de ce droit mais il faut faire une place aux autres sources, et notamment aux textes, surtout législatifs, qui sont plus importants qu'on ne le dit. On a déjà noté l'importance des textes en droit administratifs, à propos de son caractère évolutif, par exemple sur les structures administratives, sur l'organisation des services publics, le statut de la fonction publique, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le juge administratif est toutefois à l'origine des grandes théories générales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré l'abondance des textes, il demeure toutefois que la plupart des théories générales (théorie générale des services publics, théorie générale des sociétés, des contrats administratifs) sont essentiellement jurisprudentielles parce que le juge doit, à leur propos, dégager des théories d'ensemble. Par exemple, il existe de très nombreux textes concernant les établissements publics, mais le juge doit dégager la théorie générale, conceptualiser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arrêt du Tribunal des Conflits Blanco [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JCX8X1873X02X0000000012] du 8 février 1873 rendu à l'occasion d'une affaire de responsabilité est emblématique à cet égard :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Considérant que la responsabilité, qui peut incomber à l'État pour les dommages causés aux particuliers par le fait des personnes qu'il emploie dans le service public, ne peut être régie par les principes qui sont établis dans le Code Civil pour les rapports de particulier à particulier ;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Que cette responsabilité n'est ni générale, ni absolue ; qu'elle a ses règles spéciales qui varient suivant les besoins du service et la nécéssité de concilier les droits de l'État avec les droits privés ;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tout ceci donne au droit administratif des caractéristiques particulières==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en raison de cet aspect que dans la réalité, les méthodes du [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]] sont constructives et souvent très subtiles. Cet aspect largement jurisprudentiel imprime à la règle de droit administrative se présente avec des caractéristiques très particulières de souplesse et de relative incertitude. L'incertitude évolue parce que le juge administratif, désireux d'adapter ses solutions aux problèmes contemporains, formule souvent la motivation motivée et avec souplesse. On a pu utiliser à cet égard les expressions de laconisme, d'hermétisme et même d'ésotérisme. Ces traits contribuent à permettre à la jurisprudence (et donc au droit administratif) de s'adapter aux nécessités souvent renouvelées de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l'intégration de sources de droit de valeur supérieure ainsi qu'une tentative de codification du droit administratif, ce caractère est parfois profondément remis en cause, au détriment d'une certaine souplesse d'évolution et d'adaptation du droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le droit administratif est un droit autonome=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En qualifiant le droit administratif de droit autonome, on entend dire qu'il est constitué par un ensemble de règles qui se différencient catégoriquement du droit privé, qui est considéré comme étant le droit commun. On a déjà évoqué les fondements de cette autonomie, à savoir qu'elle est intimement liée à la nature même de l'activité administrative et à la nature des rapports qui s'établissent entre l'administration et les administrés. Nous avons vu que le rapport de droit public est dominé par les idées d'inégalité et d'intérêt général, contrairement au droit privé qui est fondé sur l'intérêt personnel et l'égalité. C'est l'idée qui anime l'arrêt [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JCX8X1873X02X0000000012 Blanco]. Ce qu'il importe de bien saisir, c'est la portée de cette autonomie, qui peut être plus ou moins grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==En principe le droit administratif se traduit par des règles très différentes des règles du droit privé==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette autonomie se manifeste tout d'abord dans les règles qui intéressent le fond du droit. C'est ainsi que les divers privilèges de l'administration ou les diverses obligations de service public constituent des éléments spécifiques à l'administration, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun équivalent en droit privé. Mais l'autonomie s'exprime aussi au niveau des techniques juridique. C'est ainsi que nous verrons utilisé en droit administratif (ainsi qu'en droit constitutionnel) la notion de compétence. Ce terme n'existe pas en droit privé, où l'on parle plutôt de capacité juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Parfois, l'autonomie est plus limitée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est plus relative, en ce sens que l'on aperçoit une certaine similitude entre la règle de droit administrative et celle de droit privé. La règle de droit administratif paraît alors avoir été inspirée par le droit privé, ou transposée de celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a de nombreux exemples de cette adaptation, qu'il s'agisse des règles du fond du droit. Par exemple la notion de contrat, ou encore la notion d'agent. On verra apparaître également la notion de faute, de risque, ou de rapport contractuel. Ou qu'il s'agisse des techniques juridiques. Au plan des techniques juridique, on verra les personnalités morales, la notion de propriété ou la notion de droit subjectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Histoire du droit administratif (fr)|Histoire du droit administratif français]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Partie I L'encadrement juridique de l'administration]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les [[sources du droit administratif (fr)|sources du droit administratif]]&lt;br /&gt;
* Prolégomènes au droit administratif&lt;br /&gt;
** l'organisation administratif française&lt;br /&gt;
**[[Le régime administratif (fr)|Le régime administratif]]&lt;br /&gt;
** la notion d'[[Acte administratif (fr)|acte administratif]]&lt;br /&gt;
* le [[principe de légalité en droit administratif (fr)|principe de légalité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Partie II Le commerce juridique administratif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chapus, René, ''Droit administratif général. Tome 1'', 15e éd. Paris : Montchrestien, 2001. 1427 p. ISBN 2-7076-1266-9&lt;br /&gt;
* Chapus, René, ''Droit administratif général. Tome 2'', 15e éd. Paris : Montchrestien, 2001. 797 p. ISBN 2-7076-1267-7&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 1, Droit administratif général : l'administration, la juridiction administrative, les actes administratifs, les régimes administratifs'', 16e éd.	Paris : LGDJ, 918 p. ISBN 2-275-02075-6&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 2, Droit administratif des biens: la propriété publique, les domaines administratifs, l'expropriation, la réquisition, les travaux publics'', 12e éd. Paris : LGDJ, 2002. 543 p. ISBN 2-275-02016-0&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 5, La fonction publique'', 12e éd. Paris : LGDJ, 2000. 229 p. ISBN 2-275-01941-3&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Arrêts=&lt;br /&gt;
*[http://www.jura.uni-sb.de/france/saja/ La sélection sarroise de la jurisprudence administrative française]&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JCX8X1873X02X0000000012 Arrêt Blanco du 7 février 1873] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JGXAX1987X10X0000072951 C.E., 23 octobre 1987, Société Nachfolger Navigation Company] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JGXAX1997X06X0000048683 CE, 6 juin 1997, Aquarone] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
[http://droitadministratif.blogspirit.com Blog consacré au droit administratif]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Police_administrative_(fr)</id>
		<title>Police administrative (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Police_administrative_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T13:39:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La police administrative tend à prévenir les troubles à l'[[ordre public (fr)|ordre public]] en réglementant les activités individuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore faut-il bien comprendre cette notion d'ordre public. On songe le plus souvent au maintien de la sécurité, de la salubrité et de la tranquillité. Mais nous verrons qu'à côté de cet ordre public traditionnel, il existe aujourd'hui aussi un ordre public économique, un ordre public esthétique, environnemental, voir même un ordre public moral (c'est une notion dangereuse parce que très subjective). La notion d'ordre public s'étend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'instant, il suffit de dire que la police administrative se traduit par une réglementation de la vie sociale. Elle s'exprime par des prescriptions générales ou individuelles. Ex: réglementation du [[Code de la route (fr)|Code de la route]], du [[Code de l'urbanisme (fr)|Code de l'urbanisme]] ou du permis de construire.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Police_administrative_(fr)</id>
		<title>Police administrative (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Police_administrative_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T12:37:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : Correction une mesure de police ne peut être une sanction&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par police administrative, il faut entendre l'activité qui consiste à réglementer la vie sociale, à ordonner la conduite des individus. On dit souvent qu'il s'agit d'assurer l'[[ordre public (fr)|ordre public]] en réglementant les activités individuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore faut-il bien comprendre cette notion d'ordre public. On songe le plus souvent au maintien de la sécurité, de la salubrité et de la tranquillité. Mais nous verrons qu'à côté de cet ordre public traditionnel, il existe aujourd'hui aussi un ordre public économique, un ordre public esthétique, environnemental, voir même un ordre public moral (c'est une notion dangereuse parce que très subjective). La notion d'ordre public s'étend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'instant, il suffit de dire que la police administrative se traduit par une réglementation de la vie sociale. Elle s'exprime par des prescriptions générales ou individuelles. Ex: réglementation du [[Code de la route (fr)|Code de la route]], du [[Code de l'urbanisme (fr)|Code de l'urbanisme]] ou du permis de construire. Elle s'exprime aussi par des ''orientations'' visant les initiatives privées.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T12:25:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* L'identification d'une personne privée gérant un service public */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne publique]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public. Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de [[Prérogative de puissance publique (fr)|prérogatives de puissance publique]] a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe d'égalité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe de continuité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe de mutabilité==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T12:21:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Le régime du service public */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne publique]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public. Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de prérogatives de puissance publique a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe d'égalité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe de continuité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le principe de mutabilité==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T11:31:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne publique]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public. Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de prérogatives de puissance publique a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T11:29:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé), des services publics économiques et professionnels (ordre des médecins, des notaires, des architectes,). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne publique]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public. Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de prérogatives de puissance publique a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T11:29:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé), des services publics économiques et professionnels (ordre des médecins, des notaires, des architectes,). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne publique]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public (1). Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public (2).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de prérogatives de puissance publique a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-15T11:29:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public peut-être entendue d'un point de vue matériel (mission de service public) et d'un point de vue organique (organisme chargé d'une mission de service public). Du point de vue matériel, le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains services ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette mission de service public tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé), des services publics économiques et professionnels (ordre des médecins, des notaires, des architectes,). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'identification de la mission de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité d'intérêt général==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toutes les activités des personnes publiques ne sont pas des missions de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’action des personnes publiques est limitée à la satisfaction de l’intérêt général, elle recouvre en réalité des activités qui ne présentent pas directement ce caractère. Il en est ainsi de la gestion du [[Domaine privé (fr)|domaine privé]], propriétés qui ne sont pas affectées à une utilité publique et dont la gestion n’a qu’une vocation purement patrimoniale (CE 7 décembre 1844, Finot). Il ne s’agit que de l’intérêt particulier de la [[Personne publique (fr)|personne public]]. L’administration est alors soumise au droit commun et l’on parle de gestion privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le caractère contingent de la mission de service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités, qui ont un caractère obligatoire en vertu de la Constitution, sont nécessairement des services publics (impôts, défense, police,…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reconnaissance de la qualité de service public d’une activité peut varier suivant les époques, traduisant les évolutions de la société. C’est ainsi que la reconnaissance du caractère de SP de la gestion d’un théâtre a été relativement tardive. D'autres activités n’acquièrent le caractère de service public que du fait d’une carence locale de l’initiative privée. Il faudra alors envisager l’activité au regard des intérêts de la population locale, espèce par espèce (CE Sect.12 juin 1959, Syndicat des exploitants de cinématographie de l’Oranie). D’ailleurs, l’intervention de l’Administration hors de cette nécessité due à la carence de l’initiative privée sera illégale, car contraire à la liberté du commerce et de l’industrie (CE Sect. 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers). Enfin, la qualification de service public de l’organisation d’une fête locale dépendra de son caractère traditionnel ou non (CE 12 avril 1972, Sieur Chatelier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de service public est donc contingente et relativement difficile à saisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une activité prise en charge directement ou indirectement par une personne publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public ne comporte pas, à proprement parler, un critère organique. En effet, si, comme nous venons de le voir, toutes les activités des personnes publiques ne constituent pas des services publics, une personne privée peut gérer un service public (1). Mais, il existera toujours un lien, plus ou moins ténu, entre cette personne et une personne publique. Ce lien est ainsi fortement pris en compte par le juge pour l’identification d’une personne privée gérant un service public (2).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La possibilité pour une personne privée de gérer un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités de SP peuvent être déléguées par une personne publique à une personne privée par voie contractuelle. Mais une personne privée peut aussi se voir confier un tel service par la loi ou le règlement qui lui confèrent des prérogatives de puissance publique dans le but de gérer ce service. Le personne privée sera alors soumise, dans l’exercice de ces prérogatives au droit administratif (CE Ass. 20 décembre 1935, Etablissements Vézia et CE Ass. 13 mai 1938, Caisse primaire « aide et protection »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'identification d'une personne privée gérant un service public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un arrêt Narcy, le Conseil d’Etat a posé trois conditions devant être réunies pour que l’activité d’une personne privée soit un service public : l’exercice d’une activité ayant un objet d’intérêt général, le contrôle par une personne publique et la détention de prérogatives de puissance publique (CE Sect. 28 juin 1963, Narcy).&lt;br /&gt;
Il s’agit normalement de critères cumulatifs. Cependant, la détention de prérogatives de puissance publique a été jugée non nécessaire à la reconnaissance du caractère de service public (CE 20 juillet 1990, Ville de Melun et Association « Melun-Culture-Loisirs »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L'éclatement de la notion de service public=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le régime du service public=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Cour_de_cassation_(fr)</id>
		<title>Cour de cassation (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Cour_de_cassation_(fr)"/>
				<updated>2006-01-14T12:44:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Action de la Cour de cassation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; [[France]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit privé (fr)]][[Catégorie:Droit civil (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation est la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire. Elle juge les [[Pourvois en cassation (fr)|pourvois en cassation]] qui lui sont soumis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Histoire de la Cour de cassation=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Rôle de la Cour de cassation=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation a pour rôle de contrôler la bonne application du droit par les juges judiciaires. Elle assure l'unité d'interprétation des règles de droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portée de l'action de la Cour de cassation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation n'est pas un dernier degré de juridiction. Elle juge les [[Pourvoi en cassation (fr)|pourvois]] formés contre les décisions des autres juges de l'ordre judiciaire (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L111-2|L111-2]] al.&amp;amp;nbsp;1&amp;lt;SUP&amp;gt;er&amp;lt;/SUP&amp;gt; Code de l'organisation judiciaire), mais ne juge qu'en droit (art.&amp;amp;nbsp;[[CPCfr:604|604]] NCPC). Elle ne connaît pas du fond de l'affaire, sauf disposition législative contraire (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L111-2|L111-2]] al.&amp;amp;nbsp;2 C org jud). Par opposition aux juges de la Cour de cassation, les autres juges de l'ordre judiciaire sont appelés«&amp;amp;nbsp;juges du fond&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la Cour de cassation contrôle la qualification des faits, ainsi que l'interprétation de la loi, en particulier. Dès lors, il devient quelquefois difficile de dire si elle juge en fait ou en droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Action de la Cour de cassation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation, saisie d'un [[Pourvoi en cassation (f)|pourvoi en cassation]] vérifie si la règle de droit appropriée a été correctement appliquée, faute de quoi elle casse l'arrêt, totalement ou partiellement (art.&amp;amp;nbsp;[[CPCfr:623|623]] NCPC). Par la cassation, la décision attaquée est annulée et les parties sont replacées dans leur état antérieur à la décision cassée (art&amp;amp;nbsp;[[CPCfr:625|625]] NCPC), sauf dans le cas du [[Pourvoi dans l'intérêt de la loi fr)|pourvoi dans l'intérêt de la loi]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sauf disposition contraire, l'affaire est alors renvoyée devant une juridiction de même nature que celle qui a rendu la décision attaquée (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L131-4|L131-4]] C org jud). La juridiction de renvoi rejuge en fait et en droit et n'est pas tenue d'adopter la même solution que celle de la Cour de cassation. Si elle le décide, la Cour de cassation peut ne pas renvoyer l'affaire aux juges du fond. Elle doit alors se prononcer sur la charge des dépens afférents aux instances devant les juges du fond et son arrêt emporte exécution forcée (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L131-5|L131-5]] C org jud).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter ce parcours judiciaire, la [[JORF:JUSX9000074L|loi n°&amp;amp;nbsp;91-491 du 15&amp;amp;nbsp;mai 1991 modifiant le code de l'organisation judiciaire et instituant la saisine pour avis de la Cour de cassation]] a créé la possibilité pour les juges du fond de demander l'avis de la Cour de cassation lorsqu'ils sont en présence d'un problème posé par un nouveau texte de loi et susceptible de se poser dans de nombreux litiges&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation rédige également un rapport annuel, dans lequel elle fait des observations sur les problèmes de droit qu'elle a rencontrés et propose des solutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Composition de la Cour de cassation=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Membres de la Cour de cassation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation est constituée d'un premier président, de présidents de chambres, de conseillers et conseillers référendaires, d'un greffier en chef et de greffiers de chambre et, en matière criminelle, d'un procureur général, ainsi que d'un premier avocat général et d'avocats généraux (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L121-1|L121-1]] C org jud).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Formations de la Cour de cassation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour de cassation est composée de plusieurs chambres civiles et d'au moins une en matière criminelle (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L121-3|L121-3]] C org jud). Actuellement, il existe cinq chambres civiles, dont une chambre commerciale et une chambre sociale, et une chambre criminelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lutter contre l'engorgement de la Cour de cassation, dans chaque chambre, une formation réduite de trois magistrats peut, depuis la [[JORF:JUSX9601702L|loi n°&amp;amp;nbsp;97-395 du 23&amp;amp;nbsp;avril 1997 relative à l'examen des pourvois devant la Cour de cassation]], statuer sur les [[Pourvois en cassation (fr)|pourvois]] manifestement infondés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En principe, chaque chambre de la Cour de cassation se prononce seule dans le domaine de compétence qui lui est réservé, mais il arrive que soient préférées la formation en chambre mixte ou la formation en assemblée plénière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chambre mixte est une formation présidée par le premier président qui réunit des magistrats appartenant au moins à trois chambres de la Cour de cassation ainsi que les présidents et doyens des chambres qui la composent et deux conseillers de chacune de ces chambres (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L121-5|L121-5]] C org jud). Cette formation est adoptée «&amp;amp;nbsp;lorsqu'une affaire pose une question relevant normalement des attributions de plusieurs chambres ou si la question a reçu ou est susceptible de revevoir devant les chambres des solutions divergentes (...)&amp;amp;nbsp;» (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfrL131-2|L131-2]] C org jud). La formation en chambre mixte permet ainsi d'éviter ou de résoudre les jurisprudences aberrantes qui résulteraient de la divergence entre deux chambres de la Cour de cassation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'assemblée plénière de la Cour de cassation est une formation présidée par le premier président qui réunit les présidents et les doyens des chambres ainsi qu'un conseiller pris au sein de chaque chambre (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L121-6|L121-6]] C org jud). Jusqu'à 1967, cette formation existait sous le nom de chambres réunies. La formation en assemblée plénière est facultativement choisie lorsqu'un [[Pourvoi en cassation (fr)|pourvoi]] pose une question de principe ou qu'il existe une divergence entre des chambres de la Cour de cassation (art.&amp;amp;nbsp;[[COJfr:L131-2|L131-2]]. La formation en assemblée plénière est obligatoire en cas de résistance des juges du fond, c'est-à-dire lorsque la juridiction de renvoi a adopté une solution différente de celles de la Cour de cassation et qu'un pourvoi a été intenté contre cette décision. Si l'assemblée plénière casse la décision des juges du fond et qu'elle renvoie l'affaire, les juges du fond sont tenus d'adopter la position de la Cour de cassation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.courdecassation.fr Site de la Cour de cassation]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)</id>
		<title>Service public (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Service_public_(fr)"/>
				<updated>2006-01-12T17:18:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service public est la deuxième notion fondamentale qu'il faut appréhender après celle de [[police administrative (fr)|police administrative]] lorsque l'on examine l'activité administrative du point de vue matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus de réglementer des activités privées, mais de procurer aux individus certains [[Service public (fr)|services]] ou certains biens. Cette fonction de prestation de services ou de biens est en grande partie assurée par l'État en raison de certains besoins (et d'une certaine idéologie). L'État devient fournisseur, prestataire. Il gère un service public. Les exemples sont innombrables : enseignement, transports, santé, énergie, Cette [[mission de service public (fr)|mission de service public]] tend à prendre une importance considérable dans un État moderne. On dit souvent qu'on est passé de l'État-gendarme à l'État-providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics revêtent des aspects très variés. À côté des services publics traditionnels, sont apparus des [[service public industriel et commercial (fr)|services publics industriels et commerciaux]] (SPIC) comme, par exemple ''Électricité de France'' (partiellement privatisé), des services publics économiques et professionnels (ordre des médecins, des notaires, des architectes,). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services publics sont gérés tantôt par des [[Personne publique|personnes publiques]], tantôt par des personnes privées, mais sous le contrôle de l'administration.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Droit_administratif_g%C3%A9n%C3%A9ral_(fr)</id>
		<title>Droit administratif général (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Droit_administratif_g%C3%A9n%C3%A9ral_(fr)"/>
				<updated>2006-01-11T16:00:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''droit administratif''' constitue la partie la plus importante du [[droit public (fr)|droit public]]. Il regroupe l'ensemble des règles juridiques qui régissent l'[[administration (fr)|activité administrative]] des personnes publiques et des personnes privées. Le contrôle de son application est assuré par un ensemble de juridictions qui constitue la [[justice administrative (fr)|justice administrative]]. Sa [[Definition du droit administratif (fr)|définition]] même est complexe et fait l'objet de débats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, c'est un droit prétorien, c'est-à-dire formé essentiellement par la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, les règles les plus importantes ont été fixées par le juge, soit que celui-ci ait plus ou moins artificiellement rattaché la règle à un texte prééxistant soit qu'il les ait affirmées de son propre chef.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Droit Administratif, la mise à l'écart du [[Code civil (fr)|Code civil]] et l'importance des lacunes législatives ont amené le juge à véritablement &amp;quot;créer&amp;quot; le Droit Administratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arrêt du Tribunal des Conflits Blanco [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JCX8X1873X02X0000000012] du 8 février 1873 rendu à l'occasion d'une affaire en responsabilité est emblématique à cet égard :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Considérant que la responsabilité, qui peut incomber à l'État pour les dommages causés aux particuliers par le fait des personnes qu'il emploie dans le service public, ne peut être régie par les principes qui sont établis dans le Code Civil pour les rapports de particulier à particulier ;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Que cette responsabilité n'est ni générale, ni absolue ; qu'elle a ses règles spéciales qui varient suivant les besoins du service et la nécéssité de concilier les droits de l'État avec les droits privés ;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l'intégration de sources de droit de valeur supérieure ainsi qu'une tentative de codification du droit administratif, ce caractère est parfois profondément remis en cause, au détriment d'une certaine souplesse d'évolution et d'adaptation du droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Histoire du droit administratif (fr)|Histoire du droit administratif français]]&lt;br /&gt;
* les [[sources du droit administratif (fr)|sources du droit administratif]]&lt;br /&gt;
* Prolégomènes au droit administratif&lt;br /&gt;
** l'organisation administratif française&lt;br /&gt;
** la notion d'[[Acte administratif (fr)|acte administratif]]&lt;br /&gt;
* le [[principe de légalité en droit administratif (fr)|principe de légalité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chapus, René, ''Droit administratif général. Tome 1'', 15e éd. Paris : Montchrestien, 2001. 1427 p. ISBN 2-7076-1266-9&lt;br /&gt;
* Chapus, René, ''Droit administratif général. Tome 2'', 15e éd. Paris : Montchrestien, 2001. 797 p. ISBN 2-7076-1267-7&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 1, Droit administratif général : l'administration, la juridiction administrative, les actes administratifs, les régimes administratifs'', 16e éd.	Paris : LGDJ, 918 p. ISBN 2-275-02075-6&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 2, Droit administratif des biens: la propriété publique, les domaines administratifs, l'expropriation, la réquisition, les travaux publics'', 12e éd. Paris : LGDJ, 2002. 543 p. ISBN 2-275-02016-0&lt;br /&gt;
* Laubadère, André de (1910-1981), Gaudemet, Yves, ''Traité de droit administratif. Tome 5, La fonction publique'', 12e éd. Paris : LGDJ, 2000. 229 p. ISBN 2-275-01941-3&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Arrêts=&lt;br /&gt;
*[http://www.jura.uni-sb.de/france/saja/ La sélection sarroise de la jurisprudence administrative française]&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JCX8X1873X02X0000000012 Arrêt Blanco du 7 février 1873] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JGXAX1987X10X0000072951 C.E., 23 octobre 1987, Société Nachfolger Navigation Company] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
*[http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&amp;amp;nod=JGXAX1997X06X0000048683 CE, 6 juin 1997, Aquarone] ([[Légifrance]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
[http://droitadministratif.blogspirit.com Blog consacré au droit administratif]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Discussion_utilisateur:Remus</id>
		<title>Discussion utilisateur:Remus</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Discussion_utilisateur:Remus"/>
				<updated>2006-01-11T14:40:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Merci pour ces modifications. J'ai attendu avant de participer, je manquais de temps, je vais m'y mettre... :-)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Jeff|Jean-François]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour et bienvenue sur Jurispedia !&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Merci de votre contribution à ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien cordialement,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Thieffen|Thieffen]] 16 jan 2005 à 13:30 (CET)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
PS: Cette partie du site vous est réservée, n'hésitez pas à la modifier selon vos goûts ^_^&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci ;-)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Kiki le canari|Kiki le canari]] | [[Discussion Utilisateur:Kiki le canari|coin coin]] 7 octobre 2005 à 16:09 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Base en utf-8==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a fait une conversion en utf-8 de la base datant de samedi pour passer à Médiawiki 1.5, ceci expliquant que j'ai fait quelques corrections à la volée pour tenir compte de tes dernières modifications d'hier sur la page [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À bientôt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HJ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::Merci, mais c'est en grande partie le travail de [[Utilisateur:Marc-Antoine_Santopaolo|Marc-Antoine]] grâce à qui la conversion s'est bien passée ^^&lt;br /&gt;
:::N'hésite pas à signaler des bogues...&lt;br /&gt;
:::À bientôt&lt;br /&gt;
:::[[Utilisateur:Hughes-Jehan Vibert|Hughes-Jehan]] | [[Discussion Utilisateur:Hughes-Jehan Vibert|Discussion]] 25 octobre 2005 à 22:34 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant un juriste purement franco-français, je ne crée et ne modifie que des articles sur le droit français (fr). Mais, je trouve l'idée d'articles de droit comparé très pertinente. Malheureusement, je ne me sens pas les compétences pour y contribuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Droit administratif|Droit administratif]] 11 janvier 2006 à 15:40 (CET)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9finition_du_droit_administratif_(fr)</id>
		<title>Définition du droit administratif (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/D%C3%A9finition_du_droit_administratif_(fr)"/>
				<updated>2006-01-11T08:53:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une première définition, on peut dire que le droit administratif est la branche du droit public qui régit les organes chargés de réaliser les diverses interventions étatiques. Il est le droit de l'administration, qu'il envisage à la fois sur le plan des structures et sur le plan de l'action, des fonctions. On peut ainsi le situer par rapport au droit constitutionnel, qui lui, s'intéresse à l'organisation et au fonctionnement politique de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'une des principales difficultés à laquelle on se heurte en découvrant le [[droit administratif (fr)|droit administratif]] est de parvenir à cerner exactement ce qu'on entend par droit administratif. Nous allons essayer de cerner la difficulté par approches successives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== première approche : l'existence d'un droit de l'administration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut tout d'abord noter qu'il existe, dans les sociétés modernes occidentales, des organisations qu'on désigne de façon imprécise par &amp;quot;[[administration]] publique&amp;quot; ou &amp;quot;organisme public&amp;quot;. C'est par exemple le cas de la police, des communes... Ces organisations réalisent des opérations juridiques classiques (acheter, vendre, louer, emprunter, embaucher...). Souvent aussi, elles font des choses qu'un simple particuliers ne peut pas faire. Par exemple, la police peut arrêter les auteurs présumés d'infraction ou l'Etat peut [[exproprier]] les propriétaires d'un terrain pour construire un chemin de fer. Par ailleurs, ces administrations sont nombreuses et complexes et il est utile que leur organisation soit régie par des règles de droit et non au bon vouloir de chefs de services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, l'administration effectue des opérations juridiques et il est logique qu'elle soit assujettie à des règles de droit. On peut appeler ces règles de droit &amp;quot;droit administratif&amp;quot;. Notre première définition du droit administratif pourrait être celle-là : &amp;quot;Le droit administratif est l'ensemble des règles qui régissent l'organisation, le fonctionnement et l'activité des administrations publiques&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En présentant ainsi les choses, on suppose résolue une question préalable primordiale. On suppose résolu le problème de la soumission de l'administration au droit, celui de l'existence d'un droit administratif. Or l'histoire et le droit comparé montrent que les solutions les plus variées ont été appliquées dans ce domaine. L'administration a prétendu, et prétend encore parfois, échapper au droit. Et même si l'on s'accorde sur le principe de la soumission de l'administration au droit ([[Principe de l'État de droit|principe de l'État de droit]]), encore faut-il se prononcer sur la nature du droit qu'il convient d'appliquer en matière administrative: le droit privé (Code civil) ou un droit spécial? Ce sont là les questions fondamentales qui dominent l'essence de la discipline.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deuxième approche : l'existence d'un droit particulier de l'administration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons à l'administration. Nous avons écrit que, dans de nombreux cas, l'administration se contentait de faire des opérations juridiques classiques, comme acheter, vendre, embaucher ou licencier. Nous avons également fait valoir que, de temps à autres, l'administration se livrait à des actes particuliers, qui ne sont pas permis aux simples citoyens (nous avons cité l'exemple de l'expropriation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant ces dernières opérations, il apparaît très nettement que le droit commun - le droit civil - est insuffisant à les décrire et à les organiser. C'est pourquoi on peut dire qu'elles sont « exorbitantes du droit commun ». Il n'entre pas dans les prévisions du droit civil qu'un citoyen puisse en exproprier un autre. Il faut donc qu'il existe des règles particulières, à la fois pour autoriser l'administration à exproprier et pour en fixer les limites (dans quels cas ? selon quelle procédure ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les opérations usuelles (acheter, vendre,...), il y a en revanche deux possibilités : on peut imaginer que l'administration est soumise au droit commun ou qu'elle ne le soit pas. En [[droit français]], par principe, l'administration n'est pas soumise au régime du droit commun (alors qu'en [[droit anglais]], par principe, l'administration est soumise au régime du droit commun). Il existe, en droit français, un corps de règle particulières, différentes des règles du droit civil, qui régissent l'activité de l'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evidemment, ces deux possibilités sont assez théoriques et il existe en réalité toute une gamme d'hypothèse beaucoup plus complexes entre ces deux extrêmes. On considère que la détermination de la règle de droit applicable ([[droit administratif]] ou [[droit civil]]) relève également du droit administratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela nous conduit à une seconde définition du droit administratif, plus restrictive : &amp;quot;''Le droit administratif est l'ensemble des règles dérogatoires du droit commun qui régissent l'organisation, le fonctionnement et l'activité des administrations publiques, ainsi que les règles qui déterminent les cas où ces règles trouvent à s'appliquer''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pause : la mise à l'écart de domaines spécifiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette définition est cependant encore trop large pour rendre compte de ce qu'on appelle, usuellement, le droit administratif, dans les facultés de droit françaises. Cette définition correspond en fait d'avantage au droit public qu'au droit administratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous devons en effet écarter quelques administrations publiques particulières :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le droit administratif ne concerne pas, en principe, les pouvoirs législatifs et judiciaires. L'organisation, le fonctionnement et l'activité du parlement, du conseil constitutionnel, de l'autorité judiciaire, ne relèvent pas du droit administratif. Le droit administratif ne concerne que ce qu'il est convenu d'appeler le pouvoir exécutif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il existe des raisons historiques et pédagogiques qui justifient quelques régimes très spécifiques : une partie des règles qui concernent l'organisation judiciaire relève du droit administratif ; les règles du droit fiscal en sont traditionnellement exclues, de même que l'organisation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des raisons historiques et pédagogiques qui expliquent ces choix. La procédure pénale et le droit fiscal ont une existence historiques très ancienne. Le droit constitutionnel s'occupe des autres pouvoirs et de leurs relations réciproques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3ème approche : approche historique française ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'existence d'une domaine d'étude spécifique, le droit administratif, est dans une large mesure un titre de gloire de l'université française. Il n'est pas inutile de rappeler dans quelles conditions s'est produite l'émergence de cette matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l'époque romaine, les juristes ont eu conscience qu'il existait un &amp;quot;droit administratif&amp;quot;. Pendant très longtemps, cependant, il n'a fait l'objet d'aucun effort de systématisation. Les manuels de droit administratif du XIXe siècle prenaient les matières une par une et exposaient leur régime juridique, en commençant par Abattoir et en finissant par Voirie. Depuis longtemps, les questions judiciaires étaient étudiées dans d'autres enseignements. Le droit constitutionnel naît, en tant qu'enseignement, aux alentours de 1830.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le conseil d'Etat et le tribunal des conflits vont produire une très abondante jurisprudence, qui va jetter les bases du droit administratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On doit à [[Laferrière]], vice-président du conseil d'Etat sous les débuts de la IIIe République, d'avoir en premier lieu dégagé, à partir de la jurisprudence et de la pratique, des concepts généraux et organisé la matière de façon à en faire un exposé général et théorique. A partir de 1893, l'agrégation de droit se scindera en trois : droit privé, droit public, histoire du droit. De grands professeurs de droit vont se distinguer dans le droit administratif, dont les plus marquants sont [[Duguit]] et [[Hauriou]]. [[Hauriou]], en particuliers, va donner ses lettres de noblesse au commentaire d'arrêts du conseil d'Etat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas inexact de dire que, dans une très large mesure, le droit administratif français est d'abord l'étude de la jurisprudence du conseil d'Etat et du tribunal des conflits.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Ex%C3%A9cution_forc%C3%A9e_(fr)</id>
		<title>Exécution forcée (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Ex%C3%A9cution_forc%C3%A9e_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T23:09:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Administration (fr)|Administration]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'a exposé le [[Commissaire du gouvernement (fr)|commissaire du gouvernement]] [[Romieu, Jean|Romieu]], dans ses conclusions sous l'arrêt Société immobilière de Saint-Just&amp;lt;footnote&amp;gt;[http://www.jura.uni-sb.de/france/saja/ja/1902_12_02_tc.htm Société immobilière de Saint-Just], [[Tribunal des conflits (fr)|Tribunal des conflits]] - 2 décembre 1902, [[Recueil Lebon|Rec. Lebon]] p. 713&amp;lt;/footnote&amp;gt;, l’administration n’a, en principe, pas le pouvoir d’exécuter par la force ses décisions. Elle doit donc y être autorisé par le [[juge (fr)|juge]] ou par la [[loi (fr)|loi]]. Il est, toutefois, possible de déroger à cette règle en cas d’urgence (« quand la maison brûle, on ne va pas demander au juge l’autorisation d’y envoyer les pompiers »). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, elle demeure possible quand les quatre conditions cumulatives suivantes sont vérifiées :&lt;br /&gt;
* il n’existe aucune autre sanction possible ;&lt;br /&gt;
* l’acte à exécuter a été pris en application d’un texte législatif précis ;&lt;br /&gt;
* l’administré résiste ;&lt;br /&gt;
* l’exécution forcée ne doit pas aller au-delà du nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe différents cas législatifs d’exécution forcée : réquisitions militaires, installations classées,…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liens externes=&lt;br /&gt;
*[http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la07.shtml Analyse de l'arrêt arrêt Société immobilière de Saint-Just], sur le site du [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
*[http://www.conseil-etat.fr/ce/histoi/index_hp_gf08.shtml Biographie de Jean Romieu], sur le site du [[Conseil d'État (fr)|Conseil d'État]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)</id>
		<title>Conseil d'État (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T23:07:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Composition et fonctionnement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; [[France]] &amp;gt; [[Contentieux administratif (fr)]] &amp;gt; [[Juridiction administrative (fr)]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit administratif (fr)]][[Catégorie:Contentieux administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est la [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] suprême. Il a à la fois &lt;br /&gt;
un rôle consultatif et un rôle contentieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Histoire du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État a été créé par la [[Constitution de l'an VIII]] pour laquelle &lt;br /&gt;
il est l'une des quatre assemblées. Il a survécu à la [[Restauration (fr)|Restauration]], puis aux &lt;br /&gt;
régimes successifs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir les articles [[Histoire du Conseil d'État (fr)|Histoire du Conseil d'État]] et [[Histoire de la  justice administrative (fr)|Histoire de la justice administrative]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Principaux textes applicables=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Code de justice administrative (partie législative et partie réglementaire), spécialement le livre 1er pour l'organisation, le livre 3 pour la compétence, les livres 4 à 8 pour la procédure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Composition et fonctionnement=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est présidé par le [[Premier ministre (fr)|Premier ministre]] &lt;br /&gt;
qui peut être représenté par le [[garde des sceaux (fr)|garde des sceaux]], &lt;br /&gt;
[[ministre (fr)|ministre]] de la Justice. Toutefois, au quotidien, le chef du &lt;br /&gt;
Conseil d'État est le vice-président, qui est considéré comme le &amp;quot;premier &lt;br /&gt;
[[fonctionnaire (fr)|fonctionnaire]] de France&amp;quot;. C'est lui en tout cas qui &lt;br /&gt;
bénéficie de la plus forte rémunération de toute la fonction publique. Le &lt;br /&gt;
vice-président du Conseil d'État a aussi des pouvoirs de gestion sur les &lt;br /&gt;
juridictions administratives de droit commun, tribunaux administratifs et [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours &lt;br /&gt;
administratives d'appel]]. &lt;br /&gt;
Outre le vice-président, le Conseil d'État se compose de présidents de section, de conseillers d'État en service ordinaire, de conseillers d'État en service extraordinaire, de maîtres des requêtes et d'auditeurs. Les auditeurs sont recrutés normalement parmi les élèves de l'[[Ecole nationale d'administration (fr)|École nationale d'administration]] et peuvent ensuite s'élever dans la hiérarchie, mais sous certaines conditions, les magistrats membres du Conseil d'État peuvent être nommés parmi les membres des autres juridictions administratives ou parmi d'autres [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] au [[tour extérieur (fr)|tour extérieur]]. Quant aux conseillers d'État en service extraordinaire, ce sont des personnes attachées au Conseil d'État pour quatre ans et qui ne participent qu'à sa fonction consultative ; elles sont choisies en fonction de leur expérience professionnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État se compose de six sections : &lt;br /&gt;
*la section de l'Intérieur&lt;br /&gt;
*la section des Finances&lt;br /&gt;
*la section des Travaux publics&lt;br /&gt;
*la section Sociale&lt;br /&gt;
*la section du rapport et des études&lt;br /&gt;
*la section du contentieux, divisée en sous-sections&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formations de jugement de la section du contentieux sont :&lt;br /&gt;
*la sous-section&lt;br /&gt;
*les sous-sections réunies&lt;br /&gt;
*la section&lt;br /&gt;
*l'assemblée du contentieux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services administratifs du Conseil d'État sont placés sous l'autorité du vice-président et gérés par un secrétaire général choisi parmi les conseillers d'État ou les maîtres des requêtes et assisté de deux secrétaires généraux adjoints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Rôle du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État dans son rôle de conseiller du Gouvernement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est consulté obligatoirement par le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] sur les [[projet de loi (fr)|projets de lois]] avant leur soumission au [[Parlement (fr)|Parlement]]. Il est de même consulté sur les projets d'[[ordonnance législative (fr)|ordonnances]]. Dans ces deux cas, l'avis est purement consultatif. Le Conseil d'État est encore saisi des projets de [[décret (fr)|décrets]] dits &amp;quot;en Conseil d'État&amp;quot;. Les &amp;quot;décrets en Conseil d'État&amp;quot; sont soit des [[décret autonome (fr)|décrets autonomes]], soit des [[décret d'application (fr)|décrets d'application]] prévus par d'autres textes. Le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] peut aussi, de sa propre initiative, soumettre au Conseil d'État un autre projet de texte. Pour les décrets en Conseil d'État, le Gouvernement est moins libre. S'il refuse les modifications demandées par le Conseil d'État, il ne peut que prendre le texte initialement prévu. Il ne peut pas, par exemple, accepter certaines modifications et pas d'autres, sans consulter à nouveau le Conseil d'État. &lt;br /&gt;
Enfin, certains textes prévoient que des décrets doivent être pris &amp;quot;sur l'avis conforme du Conseil d'État&amp;quot;. Dans ce cas, le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] est [[compétence liée (fr)|lié]] par l'avis du Conseil d'État, ce qui revient à laisser cette assemblée maîtresse de la décision. Il en est ainsi pour la [[déchéance de la nationalité française]] d'un [[étranger (fr)|étranger]] [[naturalisation (fr)|naturalisé]] par [[décret (fr)|décret]], ou du classement d'un [[bien (fr)|bien]] comme historique en cas d'opposition du [[propriétaire (fr)|propriétaire]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État statuant au contentieux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est aussi une [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] qui se prononce, suivant les cas, comme tribunal de cassation, comme tribunal d'appel ou en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est saisi des pourvois en cassation dirigés contre les [[jugement (fr)|jugements]], ordonnances et [[arrêt (fr)| arrêts]] rendus par : &lt;br /&gt;
*les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]],&lt;br /&gt;
*les [[Tribunal administratif (fr)|tribunaux administratifs]] statuant en dernier ressort,&lt;br /&gt;
*la [[Cour des comptes (fr)|Cour des comptes]],&lt;br /&gt;
*les juridictions disciplinaires d’appel ([[Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (fr)| enseignement supérieur]], fonction publique, [[ordre professionnel (fr)|ordres professionnels]],…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand il est juge de cassation, le Conseil d'État ne connaît pas de la réalité des faits de la cause, il vérifie seulement si le droit a bien été appliqué par les juridictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il casse un arrêt, et seulement dans ce cas, le Conseil d'État peut renvoyer la cause devant un autre tribunal de même degré ou devant la [[juridiction administrative (fr)|juridiction]] qui l'a rendu qui, dans ce cas, est composée autrement quand cela est possible.&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État qui a cassé un arrêt peut aussi, suivant les circonstances et dans un but d’une bonne administration de la justice, trancher directement le fond du litige ; ceci est cependant usuel dans certains domaines ou la durée des instances peut causer, en elle même, un préjudice de nature à engager, le cas échéant, la responsabilité de l’État (fonction publique, sanctions administratives,...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par son rôle de juge de cassation, le Conseil d'État assure l'unité de la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]] administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, à l’image de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]], le Conseil d’État peut être saisi par toute juridiction administrative par une demande d’avis, dès lors qu’une difficulté sérieuse se présente et que celle-ci est susceptible de donner lieu à un contentieux fréquent; ces avis relèvent alors de la ''section du contentieux'' et non d'une section administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge d'appel===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Conseil dÉtat est toujours la juridiction dappel de droit commun au sein de lordre des juridictions administratives. Mais il existe des juridictions qui sont compétentes pour connaître par voie dattribution des appels dirigés contre certains jugements. Ainsi la compétence du Conseil dÉtat demeure, en droit, principale, alors quelle est devenue de fait, résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, les appels dirigés contre les décisions (jugements et ordonnances) rendues par les tribunaux administratifs ont tous été transférés aux [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]] à lexception des contentieux suivants qui relèvent toujours du Conseil d'État par la voie de lappel :&lt;br /&gt;
*le «référé liberté»,&lt;br /&gt;
*les décisions rendues sur renvoi de lautorité judiciaire,&lt;br /&gt;
*le contentieux électoral issu des élections municipales et cantonales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État en premier et dernier ressort===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains litiges sont tranchés par le Conseil d'État en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel est le cas : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour les litiges pour lesquels aucun [[tribunal administratif (fr)|tribunal administratif]] n'est compétent en raison de l'étendue géographique du litige dans le [[ressort (fr)|ressort]] de plusieurs tribunaux administratifs&lt;br /&gt;
*pour les litiges concernant la situation des [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] nommés par [[décret du Président de la République]]&lt;br /&gt;
*pour les [[recours en annulation (fr)|recours en annulation]] ou en [[recours en interprétation (fr)|interprétation]] d'[[acte réglementaire (fr)|actes réglementaires]] de portée générale ([[ordonnance législative (fr)|ordonnances non ratifiées]], [[décret (fr)|décrets]], [[arrêté (fr)|arrêtés ministériels]], [[circulaire (fr)|circulaires]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre certaines élections : [[Parlement européen | députés européens]], [[Conseil régional (fr) |conseillers régionaux]], membres des assemblées de [[collectivité d'outre-mer(fr)|collectivités]] et de [[pays d'outre-mer (fr)|pays]] d'outre-mer, membres de l'[[Assemblée des Français de l'étranger]] (Voir [[contentieux électoral (fr)|contentieux électoral]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions de certaines [[autorité administrative indépendante (fr)|autorités administratives indépendantes]] telles le [[Conseil supérieur de l'audiovisuel (fr)|Conseil supérieur de l'audiovisuel]], l'[[Autorité des marchés financiers (fr)|Autorité des marchés financiers]], etc. &lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions du [[ministre (fr)|ministre]] chargé de l'économie, en matière de contrôle économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Procédure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l'article [[Procédure administrative (fr)|Procédure administrative]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
*Robinot, Yves ; Truchet, Didier, Le Conseil d'État (Paris : PUF, 2002)&lt;br /&gt;
*Arnoult, Eric ; Monnier, François, Le Conseil d'État : juger, conseiller, servir (Paris : Gallimard, 1999)&lt;br /&gt;
*Costa, Jean-Paul, Le Conseil d'État dans la société contemporaine (Paris : Economica, 1993)&lt;br /&gt;
*Stirn, Bernard, Le Conseil d'État, son rôle, sa jurisprudence (Paris : Hachette, 1991)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Site internet du Conseil d'État : http://www.conseil-etat.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)</id>
		<title>Conseil d'État (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T23:07:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Composition et fonctionnement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; [[France]] &amp;gt; [[Contentieux administratif (fr)]] &amp;gt; [[Juridiction administrative (fr)]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit administratif (fr)]][[Catégorie:Contentieux administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est la [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] suprême. Il a à la fois &lt;br /&gt;
un rôle consultatif et un rôle contentieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Histoire du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État a été créé par la [[Constitution de l'an VIII]] pour laquelle &lt;br /&gt;
il est l'une des quatre assemblées. Il a survécu à la [[Restauration (fr)|Restauration]], puis aux &lt;br /&gt;
régimes successifs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir les articles [[Histoire du Conseil d'État (fr)|Histoire du Conseil d'État]] et [[Histoire de la  justice administrative (fr)|Histoire de la justice administrative]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Principaux textes applicables=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Code de justice administrative (partie législative et partie réglementaire), spécialement le livre 1er pour l'organisation, le livre 3 pour la compétence, les livres 4 à 8 pour la procédure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Composition et fonctionnement=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est présidé par le [[Premier ministre (fr)|Premier ministre]] &lt;br /&gt;
qui peut être représenté par le [[garde des sceaux (fr)|garde des sceaux]], &lt;br /&gt;
[[ministre (fr)|ministre]] de la Justice. Toutefois, au quotidien, le chef du &lt;br /&gt;
Conseil d'État est le vice-président, qui est considéré comme le &amp;quot;premier &lt;br /&gt;
[[fonctionnaire (fr)|fonctionnaire]] de France&amp;quot;. C'est lui en tout cas qui &lt;br /&gt;
bénéficie de la plus forte rémunération de toute la fonction publique. Le &lt;br /&gt;
vice-président du Conseil d'État a aussi des pouvoirs de gestion sur les &lt;br /&gt;
juridictions administratives de droit commun, tribunaux administratifs et [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours &lt;br /&gt;
administratives d'appel]]. &lt;br /&gt;
Outre le vice-président, le Conseil d'État se compose de présidents de section, de conseillers d'État en service ordinaire, de conseillers d'État en service extraordinaire, de maîtres des requêtes et d'auditeurs. Les auditeurs sont recrutés normalement parmi les élèves de l'[[Ecole nationale d'administration (fr)|École nationale d'administration]] et peuvent ensuite s'élever dans la hiérarchie, mais sous certaines conditions, les magistrats membres du Conseil d'État peuvent être nommés parmi les membres des autres juridictions administratives ou parmi d'autres [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] au [[tour extérieur (fr)|tour extérieur]]. Quant aux conseillers d'État en service extraordinaire, ce sont des personnes attachées au Conseil d'État pour quatre ans et qui ne participent qu'à sa fonction consultative ; elles sont choisies en fonction de leur expérience professionnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État se compose de six sections : &lt;br /&gt;
*la section de l'Intérieur&lt;br /&gt;
*la section des Finances&lt;br /&gt;
*la section des Travaux publics&lt;br /&gt;
*la section Sociale&lt;br /&gt;
*la section du rapport et des études&lt;br /&gt;
*la section du contentieux, divisée en sous-sections&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formations de jugement de la section du contentieux :&lt;br /&gt;
*la sous-section&lt;br /&gt;
*les sous-sections réunies&lt;br /&gt;
*la section&lt;br /&gt;
*l'assemblée du contentieux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services administratifs du Conseil d'État sont placés sous l'autorité du vice-président et gérés par un secrétaire général choisi parmi les conseillers d'État ou les maîtres des requêtes et assisté de deux secrétaires généraux adjoints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Rôle du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État dans son rôle de conseiller du Gouvernement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est consulté obligatoirement par le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] sur les [[projet de loi (fr)|projets de lois]] avant leur soumission au [[Parlement (fr)|Parlement]]. Il est de même consulté sur les projets d'[[ordonnance législative (fr)|ordonnances]]. Dans ces deux cas, l'avis est purement consultatif. Le Conseil d'État est encore saisi des projets de [[décret (fr)|décrets]] dits &amp;quot;en Conseil d'État&amp;quot;. Les &amp;quot;décrets en Conseil d'État&amp;quot; sont soit des [[décret autonome (fr)|décrets autonomes]], soit des [[décret d'application (fr)|décrets d'application]] prévus par d'autres textes. Le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] peut aussi, de sa propre initiative, soumettre au Conseil d'État un autre projet de texte. Pour les décrets en Conseil d'État, le Gouvernement est moins libre. S'il refuse les modifications demandées par le Conseil d'État, il ne peut que prendre le texte initialement prévu. Il ne peut pas, par exemple, accepter certaines modifications et pas d'autres, sans consulter à nouveau le Conseil d'État. &lt;br /&gt;
Enfin, certains textes prévoient que des décrets doivent être pris &amp;quot;sur l'avis conforme du Conseil d'État&amp;quot;. Dans ce cas, le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] est [[compétence liée (fr)|lié]] par l'avis du Conseil d'État, ce qui revient à laisser cette assemblée maîtresse de la décision. Il en est ainsi pour la [[déchéance de la nationalité française]] d'un [[étranger (fr)|étranger]] [[naturalisation (fr)|naturalisé]] par [[décret (fr)|décret]], ou du classement d'un [[bien (fr)|bien]] comme historique en cas d'opposition du [[propriétaire (fr)|propriétaire]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État statuant au contentieux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est aussi une [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] qui se prononce, suivant les cas, comme tribunal de cassation, comme tribunal d'appel ou en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est saisi des pourvois en cassation dirigés contre les [[jugement (fr)|jugements]], ordonnances et [[arrêt (fr)| arrêts]] rendus par : &lt;br /&gt;
*les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]],&lt;br /&gt;
*les [[Tribunal administratif (fr)|tribunaux administratifs]] statuant en dernier ressort,&lt;br /&gt;
*la [[Cour des comptes (fr)|Cour des comptes]],&lt;br /&gt;
*les juridictions disciplinaires d’appel ([[Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (fr)| enseignement supérieur]], fonction publique, [[ordre professionnel (fr)|ordres professionnels]],…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand il est juge de cassation, le Conseil d'État ne connaît pas de la réalité des faits de la cause, il vérifie seulement si le droit a bien été appliqué par les juridictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il casse un arrêt, et seulement dans ce cas, le Conseil d'État peut renvoyer la cause devant un autre tribunal de même degré ou devant la [[juridiction administrative (fr)|juridiction]] qui l'a rendu qui, dans ce cas, est composée autrement quand cela est possible.&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État qui a cassé un arrêt peut aussi, suivant les circonstances et dans un but d’une bonne administration de la justice, trancher directement le fond du litige ; ceci est cependant usuel dans certains domaines ou la durée des instances peut causer, en elle même, un préjudice de nature à engager, le cas échéant, la responsabilité de l’État (fonction publique, sanctions administratives,...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par son rôle de juge de cassation, le Conseil d'État assure l'unité de la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]] administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, à l’image de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]], le Conseil d’État peut être saisi par toute juridiction administrative par une demande d’avis, dès lors qu’une difficulté sérieuse se présente et que celle-ci est susceptible de donner lieu à un contentieux fréquent; ces avis relèvent alors de la ''section du contentieux'' et non d'une section administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge d'appel===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Conseil dÉtat est toujours la juridiction dappel de droit commun au sein de lordre des juridictions administratives. Mais il existe des juridictions qui sont compétentes pour connaître par voie dattribution des appels dirigés contre certains jugements. Ainsi la compétence du Conseil dÉtat demeure, en droit, principale, alors quelle est devenue de fait, résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, les appels dirigés contre les décisions (jugements et ordonnances) rendues par les tribunaux administratifs ont tous été transférés aux [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]] à lexception des contentieux suivants qui relèvent toujours du Conseil d'État par la voie de lappel :&lt;br /&gt;
*le «référé liberté»,&lt;br /&gt;
*les décisions rendues sur renvoi de lautorité judiciaire,&lt;br /&gt;
*le contentieux électoral issu des élections municipales et cantonales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État en premier et dernier ressort===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains litiges sont tranchés par le Conseil d'État en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel est le cas : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour les litiges pour lesquels aucun [[tribunal administratif (fr)|tribunal administratif]] n'est compétent en raison de l'étendue géographique du litige dans le [[ressort (fr)|ressort]] de plusieurs tribunaux administratifs&lt;br /&gt;
*pour les litiges concernant la situation des [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] nommés par [[décret du Président de la République]]&lt;br /&gt;
*pour les [[recours en annulation (fr)|recours en annulation]] ou en [[recours en interprétation (fr)|interprétation]] d'[[acte réglementaire (fr)|actes réglementaires]] de portée générale ([[ordonnance législative (fr)|ordonnances non ratifiées]], [[décret (fr)|décrets]], [[arrêté (fr)|arrêtés ministériels]], [[circulaire (fr)|circulaires]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre certaines élections : [[Parlement européen | députés européens]], [[Conseil régional (fr) |conseillers régionaux]], membres des assemblées de [[collectivité d'outre-mer(fr)|collectivités]] et de [[pays d'outre-mer (fr)|pays]] d'outre-mer, membres de l'[[Assemblée des Français de l'étranger]] (Voir [[contentieux électoral (fr)|contentieux électoral]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions de certaines [[autorité administrative indépendante (fr)|autorités administratives indépendantes]] telles le [[Conseil supérieur de l'audiovisuel (fr)|Conseil supérieur de l'audiovisuel]], l'[[Autorité des marchés financiers (fr)|Autorité des marchés financiers]], etc. &lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions du [[ministre (fr)|ministre]] chargé de l'économie, en matière de contrôle économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Procédure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l'article [[Procédure administrative (fr)|Procédure administrative]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
*Robinot, Yves ; Truchet, Didier, Le Conseil d'État (Paris : PUF, 2002)&lt;br /&gt;
*Arnoult, Eric ; Monnier, François, Le Conseil d'État : juger, conseiller, servir (Paris : Gallimard, 1999)&lt;br /&gt;
*Costa, Jean-Paul, Le Conseil d'État dans la société contemporaine (Paris : Economica, 1993)&lt;br /&gt;
*Stirn, Bernard, Le Conseil d'État, son rôle, sa jurisprudence (Paris : Hachette, 1991)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Site internet du Conseil d'État : http://www.conseil-etat.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)</id>
		<title>Conseil d'État (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T23:04:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; [[France]] &amp;gt; [[Contentieux administratif (fr)]] &amp;gt; [[Juridiction administrative (fr)]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit administratif (fr)]][[Catégorie:Contentieux administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est la [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] suprême. Il a à la fois &lt;br /&gt;
un rôle consultatif et un rôle contentieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Histoire du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État a été créé par la [[Constitution de l'an VIII]] pour laquelle &lt;br /&gt;
il est l'une des quatre assemblées. Il a survécu à la [[Restauration (fr)|Restauration]], puis aux &lt;br /&gt;
régimes successifs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir les articles [[Histoire du Conseil d'État (fr)|Histoire du Conseil d'État]] et [[Histoire de la  justice administrative (fr)|Histoire de la justice administrative]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Principaux textes applicables=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Code de justice administrative (partie législative et partie réglementaire), spécialement le livre 1er pour l'organisation, le livre 3 pour la compétence, les livres 4 à 8 pour la procédure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Composition et fonctionnement=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est présidé par le [[Premier ministre (fr)|Premier ministre]] &lt;br /&gt;
qui peut être représenté par le [[garde des sceaux (fr)|garde des sceaux]], &lt;br /&gt;
[[ministre (fr)|ministre]] de la Justice. Toutefois, au quotidien, le chef du &lt;br /&gt;
Conseil d'État est le vice-président, qui est considéré comme le &amp;quot;premier &lt;br /&gt;
[[fonctionnaire (fr)|fonctionnaire]] de France&amp;quot;. C'est lui en tout cas qui &lt;br /&gt;
bénéficie de la plus forte rémunération de toute la fonction publique. Le &lt;br /&gt;
vice-président du Conseil d'État a aussi des pouvoirs de gestion sur les &lt;br /&gt;
juridictions administratives de droit commun, tribunaux administratifs et [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours &lt;br /&gt;
administratives d'appel]]. &lt;br /&gt;
Outre le vice-président, le Conseil d'État se compose de présidents de section, de conseillers d'État en service ordinaire, de conseillers d'État en service extraordinaire, de maîtres des requêtes et d'auditeurs. Les auditeurs sont recrutés normalement parmi les élèves de l'[[Ecole nationale d'administration (fr)|École nationale d'administration]] et peuvent ensuite s'élever dans la hiérarchie, mais sous certaines conditions, les magistrats membres du Conseil d'État peuvent être nommés parmi les membres des autres juridictions administratives ou parmi d'autres [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] au [[tour extérieur (fr)|tour extérieur]]. Quant aux conseillers d'État en service extraordinaire, ce sont des personnes attachées au Conseil d'État pour quatre ans et qui ne participent qu'à sa fonction consultative ; elles sont choisies en fonction de leur expérience professionnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État se compose de six sections : &lt;br /&gt;
*la section de l'Intérieur&lt;br /&gt;
*la section des Finances&lt;br /&gt;
*la section des Travaux publics&lt;br /&gt;
*la section Sociale&lt;br /&gt;
*la section du rapport et des études&lt;br /&gt;
*la section du contentieux, divisée en sous-sections&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services administratifs du Conseil d'État sont placés sous l'autorité du vice-président et gérés par un secrétaire général choisi parmi les conseillers d'État ou les maîtres des requêtes et assisté de deux secrétaires généraux adjoints. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Rôle du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État dans son rôle de conseiller du Gouvernement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est consulté obligatoirement par le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] sur les [[projet de loi (fr)|projets de lois]] avant leur soumission au [[Parlement (fr)|Parlement]]. Il est de même consulté sur les projets d'[[ordonnance législative (fr)|ordonnances]]. Dans ces deux cas, l'avis est purement consultatif. Le Conseil d'État est encore saisi des projets de [[décret (fr)|décrets]] dits &amp;quot;en Conseil d'État&amp;quot;. Les &amp;quot;décrets en Conseil d'État&amp;quot; sont soit des [[décret autonome (fr)|décrets autonomes]], soit des [[décret d'application (fr)|décrets d'application]] prévus par d'autres textes. Le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] peut aussi, de sa propre initiative, soumettre au Conseil d'État un autre projet de texte. Pour les décrets en Conseil d'État, le Gouvernement est moins libre. S'il refuse les modifications demandées par le Conseil d'État, il ne peut que prendre le texte initialement prévu. Il ne peut pas, par exemple, accepter certaines modifications et pas d'autres, sans consulter à nouveau le Conseil d'État. &lt;br /&gt;
Enfin, certains textes prévoient que des décrets doivent être pris &amp;quot;sur l'avis conforme du Conseil d'État&amp;quot;. Dans ce cas, le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] est [[compétence liée (fr)|lié]] par l'avis du Conseil d'État, ce qui revient à laisser cette assemblée maîtresse de la décision. Il en est ainsi pour la [[déchéance de la nationalité française]] d'un [[étranger (fr)|étranger]] [[naturalisation (fr)|naturalisé]] par [[décret (fr)|décret]], ou du classement d'un [[bien (fr)|bien]] comme historique en cas d'opposition du [[propriétaire (fr)|propriétaire]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État statuant au contentieux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est aussi une [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] qui se prononce, suivant les cas, comme tribunal de cassation, comme tribunal d'appel ou en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est saisi des pourvois en cassation dirigés contre les [[jugement (fr)|jugements]], ordonnances et [[arrêt (fr)| arrêts]] rendus par : &lt;br /&gt;
*les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]],&lt;br /&gt;
*les [[Tribunal administratif (fr)|tribunaux administratifs]] statuant en dernier ressort,&lt;br /&gt;
*la [[Cour des comptes (fr)|Cour des comptes]],&lt;br /&gt;
*les juridictions disciplinaires d’appel ([[Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (fr)| enseignement supérieur]], fonction publique, [[ordre professionnel (fr)|ordres professionnels]],…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand il est juge de cassation, le Conseil d'État ne connaît pas de la réalité des faits de la cause, il vérifie seulement si le droit a bien été appliqué par les juridictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il casse un arrêt, et seulement dans ce cas, le Conseil d'État peut renvoyer la cause devant un autre tribunal de même degré ou devant la [[juridiction administrative (fr)|juridiction]] qui l'a rendu qui, dans ce cas, est composée autrement quand cela est possible.&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État qui a cassé un arrêt peut aussi, suivant les circonstances et dans un but d’une bonne administration de la justice, trancher directement le fond du litige ; ceci est cependant usuel dans certains domaines ou la durée des instances peut causer, en elle même, un préjudice de nature à engager, le cas échéant, la responsabilité de l’État (fonction publique, sanctions administratives,...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par son rôle de juge de cassation, le Conseil d'État assure l'unité de la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]] administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, à l’image de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]], le Conseil d’État peut être saisi par toute juridiction administrative par une demande d’avis, dès lors qu’une difficulté sérieuse se présente et que celle-ci est susceptible de donner lieu à un contentieux fréquent; ces avis relèvent alors de la ''section du contentieux'' et non d'une section administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge d'appel===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Conseil dÉtat est toujours la juridiction dappel de droit commun au sein de lordre des juridictions administratives. Mais il existe des juridictions qui sont compétentes pour connaître par voie dattribution des appels dirigés contre certains jugements. Ainsi la compétence du Conseil dÉtat demeure, en droit, principale, alors quelle est devenue de fait, résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, les appels dirigés contre les décisions (jugements et ordonnances) rendues par les tribunaux administratifs ont tous été transférés aux [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]] à lexception des contentieux suivants qui relèvent toujours du Conseil d'État par la voie de lappel :&lt;br /&gt;
*le «référé liberté»,&lt;br /&gt;
*les décisions rendues sur renvoi de lautorité judiciaire,&lt;br /&gt;
*le contentieux électoral issu des élections municipales et cantonales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État en premier et dernier ressort===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains litiges sont tranchés par le Conseil d'État en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel est le cas : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour les litiges pour lesquels aucun [[tribunal administratif (fr)|tribunal administratif]] n'est compétent en raison de l'étendue géographique du litige dans le [[ressort (fr)|ressort]] de plusieurs tribunaux administratifs&lt;br /&gt;
*pour les litiges concernant la situation des [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] nommés par [[décret du Président de la République]]&lt;br /&gt;
*pour les [[recours en annulation (fr)|recours en annulation]] ou en [[recours en interprétation (fr)|interprétation]] d'[[acte réglementaire (fr)|actes réglementaires]] de portée générale ([[ordonnance législative (fr)|ordonnances non ratifiées]], [[décret (fr)|décrets]], [[arrêté (fr)|arrêtés ministériels]], [[circulaire (fr)|circulaires]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre certaines élections : [[Parlement européen | députés européens]], [[Conseil régional (fr) |conseillers régionaux]], membres des assemblées de [[collectivité d'outre-mer(fr)|collectivités]] et de [[pays d'outre-mer (fr)|pays]] d'outre-mer, membres de l'[[Assemblée des Français de l'étranger]] (Voir [[contentieux électoral (fr)|contentieux électoral]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions de certaines [[autorité administrative indépendante (fr)|autorités administratives indépendantes]] telles le [[Conseil supérieur de l'audiovisuel (fr)|Conseil supérieur de l'audiovisuel]], l'[[Autorité des marchés financiers (fr)|Autorité des marchés financiers]], etc. &lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions du [[ministre (fr)|ministre]] chargé de l'économie, en matière de contrôle économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Procédure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l'article [[Procédure administrative (fr)|Procédure administrative]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
*Robinot, Yves ; Truchet, Didier, Le Conseil d'État (Paris : PUF, 2002)&lt;br /&gt;
*Arnoult, Eric ; Monnier, François, Le Conseil d'État : juger, conseiller, servir (Paris : Gallimard, 1999)&lt;br /&gt;
*Costa, Jean-Paul, Le Conseil d'État dans la société contemporaine (Paris : Economica, 1993)&lt;br /&gt;
*Stirn, Bernard, Le Conseil d'État, son rôle, sa jurisprudence (Paris : Hachette, 1991)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Site internet du Conseil d'État : http://www.conseil-etat.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)</id>
		<title>Conseil d'État (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_d%27%C3%89tat_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T23:03:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; [[France]] &amp;gt; [[Contentieux administratif (fr)]] &amp;gt; [[Juridiction administrative (fr)]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]][[Catégorie:Droit administratif (fr)]][[Catégorie:Contentieux administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est la [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] suprême. Il a à la fois &lt;br /&gt;
un rôle consultatif et un rôle contentieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Histoire du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État a été créé par la [[Constitution de l'an VIII]] pour laquelle &lt;br /&gt;
il est l'une des quatre assemblées. Il a survécu à la [[Restauration (fr)|Restauration]], puis aux &lt;br /&gt;
régimes successifs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir les articles [[Histoire du Conseil d'État (fr)|Histoire du Conseil d'État]] et [[Histoire de la  justice administrative (fr)|Histoire de la justice administrative]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Principaux textes applicables=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Code de justice administrative (partie législative et partie réglementaire), spécialement le livre 1er pour l'organisation, le livre 3 pour la compétence, les livres 4 à 8 pour la procédure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Composition et fonctionnement=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est présidé par le [[Premier ministre (fr)|Premier ministre]] &lt;br /&gt;
qui peut être représenté par le [[garde des sceaux (fr)|garde des sceaux]], &lt;br /&gt;
[[ministre (fr)|ministre]] de la Justice. Toutefois, au quotidien, le chef du &lt;br /&gt;
Conseil d'État est le vice-président, qui est considéré comme le &amp;quot;premier &lt;br /&gt;
[[fonctionnaire (fr)|fonctionnaire]] de France&amp;quot;. C'est lui en tout cas qui &lt;br /&gt;
bénéficie de la plus forte rémunération de toute la fonction publique. Le &lt;br /&gt;
vice-président du Conseil d'État a aussi des pouvoirs de gestion sur les &lt;br /&gt;
juridictions administratives de droit commun, tribunaux administratifs et [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours &lt;br /&gt;
administratives d'appel]]. &lt;br /&gt;
Outre le vice-président, le Conseil d'État se compose de présidents de section, de conseillers d'État en service ordinaire, de conseillers d'État en service extraordinaire, de maîtres des requêtes et d'auditeurs. Les auditeurs sont recrutés normalement parmi les élèves de l'[[Ecole nationale d'administration (fr)|École nationale d'administration]] et peuvent ensuite s'élever dans la hiérarchie, mais sous certaines conditions, les magistrats membres du Conseil d'État peuvent être nommés parmi les membres des autres juridictions administratives ou parmi d'autres [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] au [[tour extérieur (fr)|tour extérieur]]. Quant aux conseillers d'État en service extraordinaire, ce sont des personnes attachées au Conseil d'État pour quatre ans et qui ne participent qu'à sa fonction consultative ; elles sont choisies en fonction de leur expérience professionnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État se compose de six sections : &lt;br /&gt;
*la section de l'Intérieur&lt;br /&gt;
*la section des Finances&lt;br /&gt;
*la section des Travaux publics&lt;br /&gt;
*la section Sociale&lt;br /&gt;
*la section du rapport et des études&lt;br /&gt;
*la section du contentieux, divisée en sous-sections&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services administratifs du Conseil d'État sont placés sous l'autorité du vice-président et gérés par un secrétaire général choisi parmi les conseillers d'État ou les maîtres des requêtes et assisté de deux secrétaires généraux adjoints. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Rôle du Conseil d'État=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État dans son rôle de conseiller du Gouvernement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est consulté obligatoirement par le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] sur les [[projet de loi (fr)|projets de lois]] avant leur soumission au [[Parlement (fr)|Parlement]]. Il est de même consulté sur les projets d'[[ordonnance législative (fr)|ordonnances]]. Dans ces deux cas, l'avis est purement consultatif. Le Conseil d'État est encore saisi des projets de [[décret (fr)|décrets]] dits &amp;quot;en Conseil d'État&amp;quot;. Les &amp;quot;décrets en Conseil d'État&amp;quot; sont soit des [[décret autonome (fr)|décrets autonomes]], soit des [[décret d'application (fr)|décrets d'application]] prévus par d'autres textes. Le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] peut aussi, de sa propre initiative, soumettre au Conseil d'État un autre projet de texte. Pour les décrets en Conseil d'État, le Gouvernement est moins libre. S'il refuse les modifications demandées par le Conseil d'État, il ne peut que prendre le texte initialement prévu. Il ne peut pas, par exemple, accepter certaines modifications et pas d'autres, sans consulter à nouveau le Conseil d'État. &lt;br /&gt;
Enfin, certains textes prévoient que des décrets doivent être pris &amp;quot;sur l'avis conforme du Conseil d'État&amp;quot;. Dans ce cas, le [[Gouvernement (fr)|Gouvernement]] est [[compétence liée (fr)|lié]] par l'avis du Conseil d'État, ce qui revient à laisser cette assemblée maîtresse de la décision. Il en est ainsi pour la [[déchéance de la nationalité française]] d'un [[étranger (fr)|étranger]] [[naturalisation (fr)|naturalisé]] par [[décret (fr)|décret]], ou du classement d'un [[bien (fr)|bien]] comme historique en cas d'opposition du [[propriétaire (fr)|propriétaire]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Conseil d'État statuant au contentieux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est aussi une [[juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]] qui se prononce, suivant les cas, comme tribunal de cassation, comme tribunal d'appel ou en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge de cassation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État est saisi des pourvois en cassation dirigés contre les [[jugement (fr)|jugements]], ordonnances et [[arrêt (fr)| arrêts]] rendus par : &lt;br /&gt;
*les [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]],&lt;br /&gt;
*les [[Tribunal administratif (fr)|tribunaux administratifs]]Tribunaux administratifs statuant en dernier ressort,&lt;br /&gt;
*la [[Cour des comptes (fr)|Cour des comptes]],&lt;br /&gt;
*les juridictions disciplinaires d’appel ([[Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (fr)| enseignement supérieur]], fonction publique, [[ordre professionnel (fr)|ordres professionnels]],…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand il est juge de cassation, le Conseil d'État ne connaît pas de la réalité des faits de la cause, il vérifie seulement si le droit a bien été appliqué par les juridictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il casse un arrêt, et seulement dans ce cas, le Conseil d'État peut renvoyer la cause devant un autre tribunal de même degré ou devant la [[juridiction administrative (fr)|juridiction]] qui l'a rendu qui, dans ce cas, est composée autrement quand cela est possible.&lt;br /&gt;
Le Conseil d'État qui a cassé un arrêt peut aussi, suivant les circonstances et dans un but d’une bonne administration de la justice, trancher directement le fond du litige ; ceci est cependant usuel dans certains domaines ou la durée des instances peut causer, en elle même, un préjudice de nature à engager, le cas échéant, la responsabilité de l’État (fonction publique, sanctions administratives,...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par son rôle de juge de cassation, le Conseil d'État assure l'unité de la [[jurisprudence (fr)|jurisprudence]] administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, à l’image de la [[Cour de cassation (fr)|Cour de cassation]], le Conseil d’État peut être saisi par toute juridiction administrative par une demande d’avis, dès lors qu’une difficulté sérieuse se présente et que celle-ci est susceptible de donner lieu à un contentieux fréquent; ces avis relèvent alors de la ''section du contentieux'' et non d'une section administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État comme juge d'appel===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Conseil dÉtat est toujours la juridiction dappel de droit commun au sein de lordre des juridictions administratives. Mais il existe des juridictions qui sont compétentes pour connaître par voie dattribution des appels dirigés contre certains jugements. Ainsi la compétence du Conseil dÉtat demeure, en droit, principale, alors quelle est devenue de fait, résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, les appels dirigés contre les décisions (jugements et ordonnances) rendues par les tribunaux administratifs ont tous été transférés aux [[Cour administrative d'appel (fr)|Cours administratives d'appel]] à lexception des contentieux suivants qui relèvent toujours du Conseil d'État par la voie de lappel :&lt;br /&gt;
*le «référé liberté»,&lt;br /&gt;
*les décisions rendues sur renvoi de lautorité judiciaire,&lt;br /&gt;
*le contentieux électoral issu des élections municipales et cantonales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Compétence du Conseil d'État en premier et dernier ressort===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains litiges sont tranchés par le Conseil d'État en premier et dernier ressort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel est le cas : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour les litiges pour lesquels aucun [[tribunal administratif (fr)|tribunal administratif]] n'est compétent en raison de l'étendue géographique du litige dans le [[ressort (fr)|ressort]] de plusieurs tribunaux administratifs&lt;br /&gt;
*pour les litiges concernant la situation des [[fonctionnaire (fr)|fonctionnaires]] nommés par [[décret du Président de la République]]&lt;br /&gt;
*pour les [[recours en annulation (fr)|recours en annulation]] ou en [[recours en interprétation (fr)|interprétation]] d'[[acte réglementaire (fr)|actes réglementaires]] de portée générale ([[ordonnance législative (fr)|ordonnances non ratifiées]], [[décret (fr)|décrets]], [[arrêté (fr)|arrêtés ministériels]], [[circulaire (fr)|circulaires]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre certaines élections : [[Parlement européen | députés européens]], [[Conseil régional (fr) |conseillers régionaux]], membres des assemblées de [[collectivité d'outre-mer(fr)|collectivités]] et de [[pays d'outre-mer (fr)|pays]] d'outre-mer, membres de l'[[Assemblée des Français de l'étranger]] (Voir [[contentieux électoral (fr)|contentieux électoral]])&lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions de certaines [[autorité administrative indépendante (fr)|autorités administratives indépendantes]] telles le [[Conseil supérieur de l'audiovisuel (fr)|Conseil supérieur de l'audiovisuel]], l'[[Autorité des marchés financiers (fr)|Autorité des marchés financiers]], etc. &lt;br /&gt;
*pour les recours contre les décisions du [[ministre (fr)|ministre]] chargé de l'économie, en matière de contrôle économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Procédure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l'article [[Procédure administrative (fr)|Procédure administrative]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Bibliographie=&lt;br /&gt;
*Robinot, Yves ; Truchet, Didier, Le Conseil d'État (Paris : PUF, 2002)&lt;br /&gt;
*Arnoult, Eric ; Monnier, François, Le Conseil d'État : juger, conseiller, servir (Paris : Gallimard, 1999)&lt;br /&gt;
*Costa, Jean-Paul, Le Conseil d'État dans la société contemporaine (Paris : Economica, 1993)&lt;br /&gt;
*Stirn, Bernard, Le Conseil d'État, son rôle, sa jurisprudence (Paris : Hachette, 1991)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Site internet du Conseil d'État : http://www.conseil-etat.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)</id>
		<title>Amnistie (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T22:55:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit pénal (fr)]] &amp;gt; [[Plan droit pénal général (fr)|Droit pénal général]] &amp;gt; [[Sanction pénale (fr)]] &amp;gt; [[Extinction de la sanction pénale (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie : Droit privé (fr)]][[Catégorie : Droit pénal (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'amnistie est une mesure législative qui a pour effet de supprimer le caractère illicite de l'infraction. On dit que c'est une mesure d'oubli ou d'apaisement. Ex: après 1968. La plus fréquente est la loi d'amnistie à l'occasion de l'élection du Président de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les conditions=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions ne sont pas fixées par le Code pénal, mais par chaque loi d'amnistie. La [[JORF:JUSX9500089L|Loi n°&amp;amp;nbsp;95-884 du 3 août 1995 portant amnistie]], fixe une date-butoir avant laquelle une infraction doit avoir été commise pour être amnistiée. Cette date-butoir est le 28&amp;amp;nbsp;mai 1995. Il y a tout d'abord les infractions qui sont automatiquement amnistiées. Ex: toutes les contraventions, les délits pour lesquels seule une peine d'amende est prévue.&lt;br /&gt;
Sont également amnistiés certains délits, qui sont punis par le texte d'incrimination d'une peine d'emprisonnement de moins de dix ans. Ex: délits prévus par la loi de 1981 sur la liberté de la presse, délits commis à l'occasion d'un conflit du travail, conflits en relation avec le domaine agricole, conflits en relation avec les élections, délits commis à l'occasion d'un conflit de l'enseignement. Sont amnistiés certains délits commis avant le 18 mai&amp;amp;nbsp;1995, qui ont été punis par un tribunal d'une peine inférieure à un certain montant; ce sont les infractions qui ont été punies par un tribunal d'un emprisonnement n'excédant pas trois mois sans sursis ou avec sursis avec mise à l'épreuve ainsi que les infractions punies d'un emprisonnement n'excédant pas neuf mois avec sursis simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, pour certaines infractions, l'amnistie va dépendre du montant de la peine prononcée. On parle parfois d'amnistie judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, l'amnistie peut être décidée par le Président de la République lui-même. C'est bien une loi d'amnistie, mais qui délègue au Président de la République la possibilité d'amnistier telle ou telle infraction. Le Président peut alors amnistier individuellement. Ex: le Président de la République peut accorder une amnistie à toute personne âgée de moins de vingt-et-un ans ou qui ont fait l'objet d'une citation volontaire, les résistants,...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, chaque loi d'amnistie exclut certaines infractions du bénéfice de l'amnistie La loi de 1995 exclut du bénéfice de cette loi les délits portant atteinte à l'environnement, les infractions fiscales, les infractions de proxénétisme et le trafic de stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les effets de l'amnistie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut ici faire une grande distinction selon que la loi d'amnistie entre en vigueur avant ou après un jugement définitif de condamnation. Si l'amnistie intervient avant la fin du procès, elle met fin au procès pénal; elle éteint l'action publique, sauf lorsque le bénéfice de l'amnistie dépend du montant de la sanction pénale. Dans ce cas, il faut poursuivre le procès. Si l'amnistie intervient après un jugement définitif de condamnation, l'art.&amp;amp;nbsp;[[CPfr:133-9|133-9]] du Code pénal énonce que l'amnistie entraîne la remise de toutes les peines principales et complémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, une loi d'amnistie peut exclure de l'extinction telle ou telle peine. Dans la loi de 1995, sont exclues de l'extinction l'interdiction de séjour, la privation des droits civiques, la dissolution des personnes morales, les mesures éducatives prononcées contre les mineurs.&lt;br /&gt;
D'autre part, une amnistie a aussi pour effet d'éteindre la peine elle-même, qui cessera d'exister au [[Casier judiciaire (fr)|casier judiciaire]], y compris au B1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même effet se produit par amnistie individuelle du Président de la République, contrairement à la [[Grâce (fr)|grâce]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lois d'amnistie ne distinguent pas les personnes physiques des personnes morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plan droit pénal général (fr)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)</id>
		<title>Amnistie (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Amnistie_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T22:54:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Les effets de l'amnistie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit pénal (fr)]] &amp;gt; [[Plan droit pénal général (fr)|Droit pénal général]] &amp;gt; [[Sanction pénale (fr)]] &amp;gt; [[Extinction de la sanction pénale (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie : Droit privé (fr)]][[Catégorie : Droit pénal (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'amnistie est une mesure législative qui a pour effet de supprimer le caractère illicite de l'infraction. On dit que c'est une mesure d'oubli ou d'apaisement. Ex: après 1968. La plus fréquente est la loi d'amnistie à l'occasion de l'élection du Président de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les conditions=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions ne sont pas fixées par le Code pénal, mais par chaque loi d'amnistie. La [[JORF:JUSX9500089L|Loi n°&amp;amp;nbsp;95-884 du 3 août 1995 portant amnistie]], fixe une date-butoir avant laquelle une infraction doit avoir été commise pour être amnistiée. Cette date-butoir est le 28&amp;amp;nbsp;mai 1995. Il y a tout d'abord les infractions qui sont automatiquement amnistiées. Ex: toutes les contraventions, les délits pour lesquels seule une peine d'amende est prévue.&lt;br /&gt;
Sont également amnistiés certains délits, qui sont punis par le texte d'incrimination d'une peine d'emprisonnement de moins de dix ans. Ex: délits prévus par la loi de 1981 sur la liberté de la presse, délits commis à l'occasion d'un conflit du travail, conflits en relation avec le domaine agricole, conflits en relation avec les élections, délits commis à l'occasion d'un conflit de l'enseignement. Sont amnistiés certains délits commis avant le 18 mai&amp;amp;nbsp;1995, qui ont été punis par un tribunal d'une peine inférieure à un certain montant; ce sont les infractions qui ont été punies par un tribunal d'un emprisonnement n'excédant pas trois mois sans sursis ou avec sursis avec mise à l'épreuve ainsi que les infractions punies d'un emprisonnement n'excédant pas neuf mois avec sursis simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, pour certaines infractions, l'amnistie va dépendre du montant de la peine prononcée. On parle parfois d'amnistie judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, l'amnistie peut être décidée par le Président de la République lui-même. C'est bien une loi d'amnistie, mais qui délègue au Président de la République la possibilité d'amnistier telle ou telle infraction. Le Président peut alors amnistier individuellement. Ex: le Président de la République peut accorder une amnistie à toute personne âgée de moins de vingt-et-un ans ou qui ont fait l'objet d'une citation volontaire, les résistants,...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, chaque loi d'amnistie exclut certaines infractions du bénéfice de l'amnistie La loi de 1995 exclut du bénéfice de cette loi les délits portant atteinte à l'environnement, les infractions fiscales, les infractions de proxénétisme et le trafic de stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les effets de l'amnistie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut ici faire une grande distinction selon que la loi d'amnistie entre en vigueur avant ou après un jugement définitif de condamnation. Si l'amnistie intervient avant la fin du procès, elle met fin au procès pénal; elle éteint l'action publique, sauf lorsque le bénéfice de l'amnistie dépend du montant de la sanction pénale. Dans ce cas, il faut poursuivre le procès. Si l'amnistie intervient après un jugement définitif de condamnation, l'art.&amp;amp;nbsp;[[CPfr:133-9|133-9]] du Code pénal énonce que l'amnistie entraîne la remise de toutes les peines principales et complémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, une loi d'amnistie peut exclure de l'extinction telle ou telle peine. Dans la loi de 1995, sont exclues de l'extinction l'interdiction de séjour, la privation des droits civiques, la dissolution des personnes morales, les mesures éducatives prononcées contre les mineurs.&lt;br /&gt;
D'autre part, une amnistie a aussi pour effet d'éteindre la peine elle-même, qui cessera d'exister au [[Casier judiciaire (fr)|casier judiciaire]], y compris au B1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même effet se produit par amnistie individuelle du Président de la République, contrairement à la [[Droit de grâce (fr)|grâce]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lois d'amnistie ne distinguent pas les personnes physiques des personnes morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plan droit pénal général (fr)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:40:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Le point de vue organique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part. Pour l'accomplissement de ces missions, l'administration dispose de prérogatives spécifiques, appelées prérogatives de [[Puissance publique (fr)|puissance publique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande. En outre, l'activité réglementaire, qui appartient à l'administration, a un objet identique à l'activité législative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'activité législative appartient à la seule représentation nationale, c'est-à-dire au [[Parlement (fr)|Parlement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. La fonction gouvernementale prend corps dans des [[Acte de gouvernement (fr)|actes de gouvernement]], qui se distinguent des [[Acte administratif (fr)|actes administratifs]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences (Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels) et surtout des fédérations sportives agréées. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participent à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'[[Exécution forcée (fr)|exécution forcée]]. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:38:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Activité administrative et fonction gouvernementale */  Actes de gouvernement&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part. Pour l'accomplissement de ces missions, l'administration dispose de prérogatives spécifiques, appelées prérogatives de [[Puissance publique (fr)|puissance publique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande. En outre, l'activité réglementaire, qui appartient à l'administration, a un objet identique à l'activité législative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'activité législative appartient à la seule représentation nationale, c'est-à-dire au [[Parlement (fr)|Parlement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. La fonction gouvernementale prend corps dans des [[Acte de gouvernement (fr)|actes de gouvernement]], qui se distinguent des [[Acte administratif (fr)|actes administratifs]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences. Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participe à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'[[Exécution forcée (fr)|exécution forcée]]. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:35:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Activité administrative et activité législative */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part. Pour l'accomplissement de ces missions, l'administration dispose de prérogatives spécifiques, appelées prérogatives de [[Puissance publique (fr)|puissance publique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande. En outre, l'activité réglementaire, qui appartient à l'administration, a un objet identique à l'activité législative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'activité législative appartient à la seule représentation nationale, c'est-à-dire au [[Parlement (fr)|Parlement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. Nous verrons que cette fonction gouvernementale explique certaines règles de droit positif et certaines limites de ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences. Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participe à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'[[Exécution forcée (fr)|exécution forcée]]. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:32:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* L'activité administrative en soi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part. Pour l'accomplissement de ces missions, l'administration dispose de prérogatives spécifiques, appelées prérogatives de [[Puissance publique (fr)|puissance publique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. Nous verrons que cette fonction gouvernementale explique certaines règles de droit positif et certaines limites de ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences. Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participe à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'[[Exécution forcée (fr)|exécution forcée]]. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)</id>
		<title>Acte administratif (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:29:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Principes généraux du droit (fr)|Principes généraux du droit]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un acte administratif est un acte, unilatéral ou contractuel, qui ressort de la compétence de la [[Juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux grandes catégories d'acte administratif :&lt;br /&gt;
* les actes administratifs réglementaires, qui posent une règle générale ;&lt;br /&gt;
* les actes administratifs individuels, qui modifient la situation juridique d'une ou de plusieurs personnes nommément désignées.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)</id>
		<title>Acte administratif (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:29:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]] &amp;gt; [[Principes généraux du droit (fr)|Principes généraux du droit]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un acte administratif est un acte, unilatéral ou contractuel, qui ressort de la compétence de la [[Juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux grandes catégories d'acte administratif :&lt;br /&gt;
* les actes administratifs réglementaires, qui posent une règle générale ;&lt;br /&gt;
* les actes administratifs individuels, qui modifient la situation juridique d'une ou de plusieurs personnes nommément désignée.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Ex%C3%A9cution_forc%C3%A9e_(fr)</id>
		<title>Exécution forcée (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Ex%C3%A9cution_forc%C3%A9e_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:26:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Comme l'a exposé le commissaire du gouvernement Romieu, dans ses conclusions sous l'arrêt Société immobilière de Saint-Just (TC 2 décembre 1902), l’administration n’a, en principe, pas le pouvoir d’exécuter par la force ses décisions. Elle doit donc y être autorisé par le juge ou par la loi. Il est, toutefois, possible de déroger à cette règle en cas d’urgence (« quand la maison brûle, on ne va pas demander au juge l’autorisation d’y envoyer les pompiers »). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, elle demeure possible quand les quatre conditions cumulatives suivantes sont vérifiées :&lt;br /&gt;
* il n’existe aucune autre sanction possible ;&lt;br /&gt;
* l’acte à exécuter a été pris en application d’un texte législatif précis ;&lt;br /&gt;
* l’administré résiste ;&lt;br /&gt;
* l’exécution forcée ne doit pas aller au-delà du nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe différents cas législatifs d’exécution forcée : réquisitions militaires, installations classées,…&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:20:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. Nous verrons que cette fonction gouvernementale explique certaines règles de droit positif et certaines limites de ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences. Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participe à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'[[Exécution forcée (fr)|exécution forcée]]. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)</id>
		<title>Administration (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Administration_(fr)"/>
				<updated>2006-01-10T20:19:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : /* Le point de vue organique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit administratif (fr)|Droit administratif]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]][[Catégorie:Droit public (fr)]] [[Catégorie:Droit administratif (fr)]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donner de l'administration une vue concrète et réaliste en la considérant sous trois aspects: l'aspect matériel (que fait l'administration?), l'aspect organique (qui fait quoi?) et l'aspect formel (comment?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue matériel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de vue matériel permet de cerner l'activité administrative en elle même mais elle permet aussi de la situer par rapport aux autres activités de l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative en soi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration a pour objet l'accomplissement des tâches incombant à l'État et la satisfaction des besoins d'intérêt général. L'homme, vivant en société, ne peut se suffire à lui-même. Sans doute, les initiatives privées peuvent-elles répondre à certaines exigences, mais elles sont guidées essentiellement par l'intérêt personnel. Or il est des besoins qui exigent une activité désintéressée ou orientée uniquement vers l'intérêt général. C'est à l'administration qu'il appartient d'y pourvoir. De façon général, nous rencontrons ici deux notions fondamentales en droit administratif: la notion de [[Police administrative (fr)|police administrative]] d'une part, et la notion de [[Service public (fr)|service public]] d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'activité administrative par rapport aux autres activités étatiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration ainsi définie doit être encore située par rapport aux autres activités de l'État évoquées par exemple par le principe de séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité législative===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut d'abord distinguer l'activité administrative de l'activité législative. Légiférer, c'est édicter les normes qui régiront les diverses activités publiques ou privées. L'acte de législation est essentiellement un acte d'élaboration de normes, et lorsque la règle est formulée, la tâche du législateur est finie. Au contraire, la notion d'administration évoque l'idée de gestion, d'exécution, de continuité et de permanence dans une activité concrète, voire même quotidienne, qui tend à satisfaire des besoins quotidiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci posé, il y a des rapports étroits entre législation et administration. L'acte de législation touche souvent de très près à l'acte d'administration, et parfois même se confond avec lui. Lorsqu'il s'agit, par exemple, de lois qui touchent au droit privé, on conçoit que l'acte de législation soit étranger à l'administration. Ainsi, par exemple, la loi relative aux rapports familiaux. Mais quand le législateur est conduit à réglementer l'activité administrative, à définir, par exemple, le cadre juridique dans lequel s'exerce cette activité , alors la différence est moins grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et activité juridictionnelle===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la fonction du juge, elle consiste à donner une solution à des litiges en appliquant les règles de droit. L'acte de juridiction suppose une contestation. Le juge doit seulement dégager le droit applicable et en tirer les conséquences. Sans doute, l'administration s'exerce-t-elle aussi dans un cadre légal. Elle suppose, elle aussi, le respect de droit mais l'acte d'administration est accompli en dehors de toute contestation. Il n'a pas pour but d'assurer le respect des règles de droit. Ici encore, il arrive que le juge et l'administration se rencontrent, que le juge soit appelé à intervenir dans l'administration. Il en est ainsi, dans les pays qui admettent une juridiction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Activité administrative et fonction gouvernementale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer la fonction administrative de l'activité gouvernementale. Cette dernière se différencie de la première en ce qu'elle se traduit par l'édiction des décisions fondamentales qui orientent le destin de la nation en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère, alors qu'administrer est très quotidien. Nous verrons que cette fonction gouvernementale explique certaines règles de droit positif et certaines limites de ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue organique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration est fondamentalement le fait des organes administratifs, c'est-à-dire des [[Personne publique (fr)|personnes publiques]]. La tâche de diriger incombe au gouvernement, tandis que les tâches d'exécution sont attribuées aux instances administratives, aux services publics. Concrètement, les ministères, les régions, les départements, les communes, les établissements publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois dans l'administration un aspect relativement récent qui mérite dès maintenant d'être mis en relief: c'est la participation accrue des personnes privées, physiques ou morales, à la gestion des services publics, à la fonction administrative. Nous aurons à maintes reprises l'occasion de rencontrer ce phénomène (privatisation) et d'évoquer les difficiles problèmes juridiques qu'il soulève mais il faut en indiquer l'importance et comprendre qu'il a profondément modifié l'aspect de l'administration. La conception traditionnelle de l'État libéral, c'est-à-dire d'un État limitant son intervention à la seule satisfaction des besoins publics primordiaux, avait conduit à séparer le monde des institutions publiques et le monde privé. Le monde public avait le monopole de la gestion des services publics. Le monde privé, même grand, n'était jamais considéré comme étranger à l'administration. Cette séparation était stricte. Or depuis, l'extension des interventions de l'État a conduit à le décharger de certaines tâches qui ont été confiées à des personnes privées agissant sous le contrôle de l'administration. Ces personnes privées se sont trouvées appelées à collaborer avec l'administration et, aujourd'hui, la participation des organismes privés au service public est essentielle et en matière de service public industriel, commercial, social, économique, professionnel, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jurisprudence a finalement, et non sans hésitation, admis que des personnes privées pouvaient être chargées d'assurer un service public. Cette position jurisprudentielle s'est affirmée dans l'arrêt du Conseil d'État 13 mai 1938 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Aideprot Caisse primaire « Aide et protection »]'', au sujet des Caisses d'assurance sociale. Depuis, cette jurisprudence a été reprise à propos d'institutions corporatives agricoles, chargées sous le régime de Vichy d'organiser la profession agricole. Conseil d'État 28 juin 1946 Morand. Conseil d'État 13 janvier 1961 ''[http://esm.u-paris10.fr/droit/tgd.htm#Magnier Magnier]''. Tribunal des conflits 3 mars 1969 Interlait. La solution a été également consacrée en matière sportive à propos des groupements organisant des compétences. Tribunal des conflits 7 juillet 1980 Peschaud contre Groupement de footballeurs professionnels. En présence de cette jurisprudence, on est autorisé à affirmer que des personnes privées chargées d'une mission du service public participe à la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le point de vue formel=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le point des procédures de l'action administrative. Voyons d'abord l'opposition entre gestion publique et gestion privée, avant de rendre compte des différents actes qui interviennent dans la fonction administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion publique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit d'observer le fonctionnement de l'administration pour se rendre compte qu'elle utilise des procédés exorbitants du droit commun, qu'elle met en oeuvre des pouvoirs qui n'appartiennent pas aux simples particuliers. On dit que l'administration possède des prérogatives ou des pouvoirs de puissance publique. Cette notion de puissance publique est fondamentale et il importe de bien la comprendre. La souveraineté nationale, affirmée en droit constitutionnel, a pour conséquence de déléguer aux divers organes de l'État les diverses prérogatives exorbitantes du droit commun, qui sont exigées par la nature même de leurs fonctions. C'est ainsi que le législateur peut imposer des sujétion aux citoyens et que l'acte législatif revêt un caractère obligatoire (au nom de la souveraineté). C'est ainsi que les jugements rendus par les juges ont force de vérité légale (parce qu'ils sont rendus au nom du peuple français). C'est ainsi aussi les prérogatives de l'administration sont justifiées. Elles le sont par le but même de l'administration qui est l'intérêt général, tel qu'il est défini dans une société donnée et à un moment donné. Ces privilèges sont très nombreux et on peut en dresser un tableau impressionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes juridiques unilatéraux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#L'administration a d'abord un droit de commandement avec le pouvoir réglementaire. Elle a le droit de réquisitionner, d'exproprier, de prendre des décisions sans l'accord des administrés. Alors qu'en droit civil, l'obligation ne peut naître que par la loi ou par le consentement de l'obligé. En matière administrative, la décision administrative est source d'obligation et doit être exécutée immédiatement.&lt;br /&gt;
#Présomption de légalité: les actes administratifs sont présumés valables tant qu'ils n'ont pas été déclarés nuls par le juge. Il en résulte que les administrés doivent, au moins provisoirement, obéir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses actes matériels===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce privilège concerne l'exécution matérielle. En droit privé, l'exécution d'un acte est paralysée par la contestation de l'intéressé devant le juge. En droit privé, l'exécution forcée est interdite aux particuliers sauf après un jugement. En droit administratif, l'administration possède au moins deux privilèges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le privilège du préalable. Même si les administrés intéressés s'opposent à une mesure par un recours au juge, l'administration peut l'exécuter quand même.&lt;br /&gt;
#L'exécution forcée. L'administration peut, sous certaines conditions, contraindre par la force matérielle à certains actes, même si elle a tort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses contrats===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inégalité des cocontractants se marque par une série de prérogatives qui rompent au profit de l'administration le principe fondamental en droit privé de l'égalité contractuelle, ou encore celui de l'immutabilité des contrats. L'administration peut contrôler l'exécution du contrat par l'autre partie, prendre des sanctions, modifier unilatéralement les contrats et imposer par conséquent des obligations nouvelles à son cocontractant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses procès===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'administration possède un privilège de juridiction. Elle possède ensuite une immunité de juridiction pour certains actes, comme les actes de gouvernement, ou encore les mesures d'ordre intérieur. Enfin, le juge administratif a des pouvoirs limités à l'égard de l'administration. S'il peut annuler les actes de l'administration, ou s'il peut prononcer à son encontre des condamnations pécuniaires, il ne peut en principe adresser à l'administration des injonctions. La décision du juge ne s'exécute que si l'administration le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les privilèges de l'administration dans ses obligations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne ses obligations pécuniaires, deux points au moins sont à signaler. D'abord, l'administration bénéficie d'une prescription abrégée. Les dettes de l'administration se prescrivent par quatre ans. Ensuite, il y a exclusion des voies d'exécution de droit commun à l'égard de l'administration. Les voix d'exécution prévues par le Code de procédure civile sont inapplicables à l'administration. C. cass. civ. 21 décembre 1987 B.R.G.M.. L'exécution des jugements de condamnation de l'administration est donc soumise au bon vouloir de celle-ci. Ce privilège a paru tellement choquant qu'il a été atténué par la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes et à l'exécution des jugements par l'administration publique, et par la loi du 8 février 1985 qui donne au juge un pouvoir d'injonction (astreintes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Privilèges de l'administration en matière de responsabilité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le principe de l'irresponsabilité a disparu, il demeure encore quelques rares hypothèses dans lesquelles l'administration échappe à toute responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il importe cependant de bien comprendre le sens des procédés exorbitants. Ils ne correspondent pas seulement à des privilèges; ils peuvent aussi correspondre à des sujétions exorbitantes (qui sont ignorées par les particuliers). Il y a des privilèges et des obligations spécifiques à l'administration que n'ont pas les simples particuliers. C'est ainsi que l'administration est soumise à des obligations de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les obligations de service public. L'administration doit toujours poursuivre l'intérêt général. Le service public obéit au principe de continuité et au principe d'adaptation. L'administration doit toujours respecter l'égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
#Les obligations de l'administration dans la passation de ses contrats. Dans la passation de ses contrats, l'administration n'est pas totalement libre. Elle ne peut pas contracter de contrat avec qui elle veut. Elle se voit soumise à des procédures déterminées de passation, y compris pour le recrutement de son personnel, pour lequel elle doit organiser des concours.&lt;br /&gt;
#La responsabilité de l'administration. En matière de responsabilité, l'administration peut voir sa responsabilité engagée, même sans faute de sa part.&lt;br /&gt;
#Obligations de l'administration dans la gestion de ses biens. Dans la gestion de ses biens, surtout ceux qui constituent le domaine public, l'administration n'a pas les mêmes facultés qu'un particulier. Les libéralités lui sont interdites, ainsi que l'aliénation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'obligations ou de privilèges de puissance publique, on désigne sous le nom de gestion publique cet aspect de la fonction publique qui s'accomplit selon des procédés exorbitants du droit commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion privée==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de gestion publique ne permet pas de caractériser toute l'activité administrative. À côté de la gestion publique, il existe dans l'administration moderne une gestion privée dont l'importance ne cesse de croître (privatisations). On veut dire par là que l'administration peut accomplir des tâches d'intérêt général en utilisant des procédures de droit privé, ceux-là même utilisés par les simples particuliers. Il a toujours été admis que l'administration puisse faire appel aux procédés de gestion privée, mais ce phénomène revêt de nos jours une importance considérable. L'administration peut passer des contrats dans les mêmes conditions que les particuliers. Conseil d'État 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le développement des activités administratives à caractère industriel, commercial ou social, la gestion privée tend même à devenir un aspect normal de l'administration. En tout cas, elle s'affirme dans tous les domaines du droit administratif: actes unilatéraux, contrats, statut des agents, régime des biens et même au niveau d'un service public tout entier. Tribunal des conflits 22 janvier 1921 Société commerciale de l'Ouest africain, affaire dite du Bac d'Eloka.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les différents actes qui interviennent dans la fonction administrative==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'activité administrative s'exprime tout d'abord dans un ensemble d'opérations à la fois matérielles et intellectuelles, qui rappellent celles qui se déroulent dans les entreprises===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces opérations sont généralement rattachées à une décision juridique (ordre). Tantôt ces opérations préparent cette décision, tantôt ces opérations exécutent la décision. Ces opérations administratives ont une importance considérable dans la pratique. Toutefois, ces opérations n'intéressent le droit que de manière indirecte, notamment à l'occasion des contentieux pour vérifier la régularité des opérations ou pour engager la responsabilité de l'administration en cas de dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les actes juridiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les actes juridiques, c'est-à-dire des manifestations de volonté qui ont pour but de modifier le droit, l'ordonnancement juridique à un moment donné, ont pour conséquence immédiate de modifier les rapports de droit existant au moment où ils sont édictés. Pour bien comprendre la théorie des actes juridiques, il faut partir de la situation juridique. On entend par situation juridique l'ensemble des droits et des obligations dont une personne peut être titulaire. Ex: situation de fonctionnaire, situation de propriétaire. À partir de là, on oppose les situations générales, appelées aussi situations impersonnelles ou objectives, aux situations individuelles, également appelées situations personnelles ou subjectives. Les situations générales sont déterminées par voie générale, essentiellement dans les lois. Elles sont les mêmes pour tous les individus qui en sont titulaires. Les situations individuelles, au contraire, sont déterminées par des actes particuliers. Elles peuvent avoir des contenus très variés. C'est cette distinction des situations juridiques qui commande la distinction des actes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a l'acte règlement, qui est celui qui crée ou qui modifie une situation générale. En France, c'est normalement le cas de la loi. Puis nous avons l'acte subjectif, relatif à une situation individuelle: contrat. Mais il existe une catégorie particulière: l'acte condition, qui est celui qui confère à un individu déterminé une situation générale. Ex: nomination d'un fonctionnaire, diplôme. Ces distinctions sont très importantes. Nous verrons qu'elles expliquent beaucoup de notre droit positif.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)</id>
		<title>Acte administratif (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Acte_administratif_(fr)"/>
				<updated>2006-01-09T22:25:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un acte administratif est un acte, unilatéral ou contractuel, qui ressort de la compétence de la [[Juridiction administrative (fr)|juridiction administrative]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Libert%C3%A9_d%27association_(fr)</id>
		<title>Liberté d'association (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Libert%C3%A9_d%27association_(fr)"/>
				<updated>2006-01-09T22:19:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Droit administratif : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des associations (fr)]]&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie :France]][[Catégorie : Droit public (fr)]][[Catégorie :Libertés publiques (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La naissance de la liberté d'association'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, suite à l'effondrement de l'ancien régime, les individus n'ont pas eu le droit de se regrouper pour la défense d'intérêts communs. (Loi ''Le-Chapelier'' des 14 et 17 juin 1791). Le prétexte de l'interdiction semble être celui de préserver les libertés individuelles et d'empêcher toute tentative de renversement de la nouvelle République. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un second temps, la création d'une association contenant plus de 20 membres était soumise à autorisation des autorités publiques. (article 291 à 294 du Code Criminel de 1810)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l'évolution du contexte idéologique et politique, montre la reconnaissance de libertés collectives parmi lesquelles figurent notamment la liberté de réunion publique (Loi du 30 juin 1881) et aussi la liberté d'association issue de la loi du 1er juillet 1901. &lt;br /&gt;
La liberté d'association, et malgré son affaiblissement pendant la seconde guerre mondiale, constitue désormais une liberté fondamentale à valeur constitutionnelle (Décision du Conseil Constitutionnel du 16 juillet 1971 n°71-44) reconnue par maints grands textes de droits fondamentaux tels la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme du 4 novembre 1950 (article 11 CEDH) ou encore récemment par la Charte de l'union européenne signée le 7 décembre 2000 à Nice. (Article 12 de la charte). Le nombre d'associations déclarée aujourd'hui en France est estimé à 800 000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A côté du régime général de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, il existe une spécificité juridique pour les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. En effet, ces territoires étaient sous souveraineté allemande consécutive à la victoire de la Prusse en 1870 sur la France quand la loi de 1901 a été votée. Ces trois départements français étaient donc soumis à un Code civil local dérogatoire à la législation de droit commun. Après la guerre de 1914-18, la [[IIIème République|République française]] a permis le maintien de ce Code civil local, compliation de textes autant français qu'allemands.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis une loi du 1er août 2003, le droit des associations alsaco-mosellan reprend de nombreuses dispositions du droit commun, sans pour autant supprimer toute ses originalités. Ainsi, dans le reste de la [[France]], il suffit de deux membres pour constituer une association alors qu'en Alsace-Moselle, il faut toujours un minimum de sept membres.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Droit administratif</name></author>	</entry>

	</feed>