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		<title>JurisPedia - Contributions de cet utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de cet utilisateur</subtitle>
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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T21:53:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* La nature juridique de l’Agence France-Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementations n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes, tant concernant leurs personnels que sur la question de leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement la faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, et diffuse sa première dépêche.&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de facon à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T21:52:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* La nature juridique de l’Agence France-Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementations n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes, tant concernant leurs personnels que sur la question de leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement la faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, et diffuse sa première dépêche.&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T21:51:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est considérée comme publicité, toute communication ayant comme but direct ou indirect de promouvoir la vente de produits ou de services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligations, quel que soit le lieu ou les moyens de communication mis en œuvre.&lt;br /&gt;
Son développement débute à l'aube de la révolution industrielle qui a changé le monde du commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marshall Mc Luhan disait de la publicité que ''c'est la plus grande forme d'art du XXeme siècle''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, il ne suffit plus de mettre un produit sur le marché pour qu'il soit vendu, il devient primordial de le faire connaître et de le promouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* TEYSSIER (J.-P.), « Frapper sans heurter : quelle éthique pour la publicité ? », Armand Colin, 2004.&lt;br /&gt;
* DAGNAUD (M.), « Enfants, consommation et publicité télévisée », La Documentation Française, Paris, 2003.&lt;br /&gt;
* DESBORDES (J.Ph.), « Mon enfant n'est pas un cœur de cible : télévision, marketing et aliénation », Acte Sud, 2007.&lt;br /&gt;
* DELRIEU (A.) et MENTHON (S.), « La publicité », Gallimard jeunesse, 2007.&lt;br /&gt;
* HIRTT (N.)et LEGROS (B.), « L'école et la peste publicitaire », Aden, Bruxelles, 2007.&lt;br /&gt;
* Office de la protection du consommateur, « Éditions Protégez-vous », 2008.&lt;br /&gt;
* WAN (G.), « Le pouvoir de la télé », Chenelière éducation, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T21:50:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est considérée comme publicité, toute communication ayant comme but direct ou indirect de promouvoir la vente de produits ou de services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligations, quel que soit le lieu ou les moyens de communication mis en œuvre.&lt;br /&gt;
Son développement débute à l'aube de la révolution industrielle qui a changé le monde du commerce.&lt;br /&gt;
Marshall Mc Luhan disait de la publicité que ''c'est la plus grande forme d'art du XXeme siècle''. &lt;br /&gt;
Désormais, il ne suffit plus de mettre un produit sur le marché pour qu'il soit vendu, il devient primordial de le faire connaître et de le promouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* TEYSSIER (J.-P.), « Frapper sans heurter : quelle éthique pour la publicité ? », Armand Colin, 2004.&lt;br /&gt;
* DAGNAUD (M.), « Enfants, consommation et publicité télévisée », La Documentation Française, Paris, 2003.&lt;br /&gt;
* DESBORDES (J.Ph.), « Mon enfant n'est pas un cœur de cible : télévision, marketing et aliénation », Acte Sud, 2007.&lt;br /&gt;
* DELRIEU (A.) et MENTHON (S.), « La publicité », Gallimard jeunesse, 2007.&lt;br /&gt;
* HIRTT (N.)et LEGROS (B.), « L'école et la peste publicitaire », Aden, Bruxelles, 2007.&lt;br /&gt;
* Office de la protection du consommateur, « Éditions Protégez-vous », 2008.&lt;br /&gt;
* WAN (G.), « Le pouvoir de la télé », Chenelière éducation, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T21:44:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est considérée comme publicité, toute communication ayant comme but direct ou indirect de promouvoir la vente de produits ou de services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligations, quel que soit le lieu ou les moyens de communication mis en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* TEYSSIER (J.-P.), « Frapper sans heurter : quelle éthique pour la publicité ? », Armand Colin, 2004.&lt;br /&gt;
* DAGNAUD (M.), « Enfants, consommation et publicité télévisée », La Documentation Française, Paris, 2003.&lt;br /&gt;
* DESBORDES (J.Ph.), « Mon enfant n'est pas un cœur de cible : télévision, marketing et aliénation », Acte Sud, 2007.&lt;br /&gt;
* DELRIEU (A.) et MENTHON (S.), « La publicité », Gallimard jeunesse, 2007.&lt;br /&gt;
* HIRTT (N.)et LEGROS (B.), « L'école et la peste publicitaire », Aden, Bruxelles, 2007.&lt;br /&gt;
* Office de la protection du consommateur, « Éditions Protégez-vous », 2008.&lt;br /&gt;
* WAN (G.), « Le pouvoir de la télé », Chenelière éducation, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T21:40:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementations n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes, tant concernant leurs personnels que sur la question de leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement la faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, et diffuse sa première dépêche.&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T21:36:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementations n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes, tant concernant leurs personnels que sur la question de leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement la faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T21:35:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementations n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes, tant concernant leurs personnels que sur la question de leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T21:30:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours en tête dans la quête qux informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou spécialisées. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis dans 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant leur expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers secteurs ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T04:01:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », ''Dalloz'', 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », ''Dalloz'', Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T04:00:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* THOMET (J.), « AFP, les survivants de l'information », Hugo doc, 2009.&lt;br /&gt;
* Abécédaire de l'AFP, « Comment l'agence informe le monde », Victoires Éditions, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.), « Le droit des médias », Dalloz, 2010.&lt;br /&gt;
* DERIEUX (E.) et GRANCHET (A.), « Droit des médias, droit français, européen et international », Dalloz, Lextenso éditions, L.G.D.J., 2010.&lt;br /&gt;
* LEFEBURE (A.), « Havas : les arcanes du pouvoir », Grasset, 1992.&lt;br /&gt;
* HUTEAU (J.), « AFP, une histoire de l'Agence France-Presse 1944-1990 », Laffont, 1992.&lt;br /&gt;
* « L'Agence France-Presse », La Documentation française, 1976.&lt;br /&gt;
* BACHMANN (Ph.), « Communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle », Victoires Éditions, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T03:48:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* TEYSSIER (J.-P.), « Frapper sans heurter : quelle éthique pour la publicité ? », Armand Colin, 2004.&lt;br /&gt;
* DAGNAUD (M.), « Enfants, consommation et publicité télévisée », La Documentation Française, Paris, 2003.&lt;br /&gt;
* DESBORDES (J.Ph.), « Mon enfant n'est pas un cœur de cible : télévision, marketing et aliénation », Acte Sud, 2007.&lt;br /&gt;
* DELRIEU (A.) et MENTHON (S.), « La publicité », Gallimard jeunesse, 2007.&lt;br /&gt;
* HIRTT (N.)et LEGROS (B.), « L'école et la peste publicitaire », Aden, Bruxelles, 2007.&lt;br /&gt;
* Office de la protection du consommateur, « Éditions Protégez-vous », 2008.&lt;br /&gt;
* WAN (G.), « Le pouvoir de la télé », Chenelière éducation, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T03:47:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* TEYSSIER (J.-P.), « Frapper sans heurter : quelle éthique pour la publicité ? », Armand Colin, 2004.&lt;br /&gt;
* DAGNAUD (M.), « Enfants, consommation et publicité télévisée », La Documentation Française, Paris, 2003.&lt;br /&gt;
* DESBORDES (J.Ph.), « Mon enfant n'est pas un cœur de cible : télévision, marketing et aliénation », Acte Sud, 2007.&lt;br /&gt;
* DELRIEU (A.) et MENTHON (S.), « La publicité », Gallimard jeunesse, 2007.&lt;br /&gt;
* HIRTT (N.)et LEGROS (B.), « L'école et la peste publicitaire », Aden, Bruxelles, 2007.&lt;br /&gt;
* Office de la protection du consommateur, « Éditions Protégez-vous », 2008.&lt;br /&gt;
* WAN (G.), « Le pouvoir de la télé », Chenelière éducation, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T02:48:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T02:44:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.cppap.fr/ Commission paritaire des publications et agence de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ap.org/ Associated Press]&lt;br /&gt;
*  [http://www.upi.com/ United Press International]&lt;br /&gt;
*  [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuters]&lt;br /&gt;
*  [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone Press Agency]&lt;br /&gt;
*  [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence Science-Presse]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 Ordonnance n° 45-2646 du 2 novembre 1945 portant règlementation provisoire des agences de presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 Loi n° 86-897 du 1er Août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 Loi n° 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l’Agence France-Presse]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-30T02:32:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T02:31:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf Directive sur les Services Médias Audiovisuels]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA]&lt;br /&gt;
*  [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 ARPP]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International'']&lt;br /&gt;
*  [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce]&lt;br /&gt;
*  [http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente]&lt;br /&gt;
*  [http://www.obesipub.org/ Obesipub]&lt;br /&gt;
*  [http://www.pubmalin.fr/index.php Pubmalin]&lt;br /&gt;
*  [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm Réseau Education-Médias]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf Loi du 30 septembre 1986]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= Recommandation n° 2006-4 du 7 juin 2006 aux éditeurs de services de télévision relative à des pratiques publicitaires liées à la diffusion d’œuvres d'animation et de fiction à destination des mineurs]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/132.htm Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière]&lt;br /&gt;
*  [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur au Québec de 1978]&lt;br /&gt;
*  [http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf Recommandation de l'ARPP de juin 2004 sur les publicités à l'égard des enfants]&lt;br /&gt;
*  [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales établi par la Chambre Internationale du Commerce (ICC)]&lt;br /&gt;
*  [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 Décret n°92-280 du 27 mars 1992]&lt;br /&gt;
*  [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf Circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001]&lt;br /&gt;
*  [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l'obésité]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T01:50:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le Bureau de Vérification de la Publicité (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-30T01:41:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pub marques.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Fichier:Pub marques.jpg</title>
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				<updated>2011-06-30T01:34:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:58:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une loi votée en 1957 dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement, garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:54:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:53:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* B / Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’Agence France-Presse est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son histoire remonte à la création en 1835 de l'agence Havas, pionnière des agences de presse internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 octobre 1835, le français Charles-Louis Havas crée la première agence d'information mondiale sous le nom « Agence des feuilles politiques - correspondance générale ». &lt;br /&gt;
A cette époque, les technologies de communication n’existant pas, les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.&lt;br /&gt;
Cette date marque le début officiel de la première agence de presse au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 août 1944, un groupe de journalistes résistants reprend le contrôle de l'Office Français d'Information - organe vichyste pendant l'occupation nazie, diffuse sa première dépêche&lt;br /&gt;
Elle renaît officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944 sous le nom d'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-29T19:38:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* En France */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.conso.net/images_publications/Code%20bonne%20conduite%20BOEN%20avr%202001.pdf circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:34:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Section 2 : L’Agence France-Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:33:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:32:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Le financement de l’Agence France-Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:32:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Le financement de l’Agence France-Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:30:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Une obligation d’indépendance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:30:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : /* Une obligation de transparence */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:22:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
On retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les règlementation n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant concernant leurs personnels que dans leur financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.Toutefois, il apparaît très complexe que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est certes plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays de leur implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T19:10:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945], portant règlementation provisoire des agences de presse, définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéressent, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’informations des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux ». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’informations et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. Dans ces circonstances, les agences de presse interviennent aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie de coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients proviennent de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
Les agences de presse s'organisent ainsi pour « vivre » l’actualité  et la « faire vivre », offrant au monde un écho retentissant de ce qui se passe sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques'' » pour bénéficier accéder aux communiqués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne de la manière suivante : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent leur texte au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers son récit, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des interviews, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir du moment où l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle qu'énoncée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont mondiales, nationales ou compétentes dans un domaine précis. Sur le territoire de l’Hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4 000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2 700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence, ayant connu des difficultés économiques ces dernières années, a été contrainte de fusionner en 2008 avec ''Thomson Corporation'', une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises en matière de finance, santé et sciences. Spécialisée notamment dans les domaines touchant les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant une expertise approfondie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
A titre d’exemples, on retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, cette dernière opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les textes n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée dans ce domaine pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant dans leur personnel que dans le financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
Il apparaît donc très difficile que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est encore plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication : &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T18:03:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la presse (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent de ce statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 l’ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945] portant règlementation provisoire des agences de presse définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéresse, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’information des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’information et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. C'est dans ces circonstances qu'interviennent les agences de presse aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie des coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients peuvent provenir de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
L’Agence de presse s'organise pour « vivre » l’actualité et la comprendre sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne en suivant le schéma suivant : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent ces textes au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers ses écrits, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des commentaires, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors que l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle que déterminée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont internationales, nationales ou spécialisées. Au total, sur le territoire de l’hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence ayant connu des difficultés économiques ces dernières années a fusionné en 2008 avec Thomson Corporation, une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises dans les domaines de la finance, de la santé et des sciences. Spécialisée dans les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant son expertise dans ces domaines de prédilection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
A titre d’exemples, on retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, cette dernière opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les textes n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée dans ce domaine pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant dans leur personnel que dans le financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
Il apparaît donc très difficile que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est encore plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication : &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T17:54:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée dans le fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent qu'ils représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des êtres trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’interprofession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interprofession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:37:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:36:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:34:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
''L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:26:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’application de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006065902&amp;amp;dateTexte=20110629 article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987] relatif à la loi du 30 septembre 1986 impose un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant'' ». De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent représenter de personnages principaux pour exposer des produits sauf ceux qui les concernent.&lt;br /&gt;
Dans la même lignée, au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités, pour les [http://www.youtube.com/watch?v=s2Sx6G_3im8 préservatifs] et pour la marque [http://www.koreus.com/video/pub-hansaplast-preservatif.html Hansaplast], ont utilisé un enfant en tant que personnage principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:10:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html Loi sur la protection du consommateur] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites Internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, afin de mieux comprendre les publicités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T16:08:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la [http://www.iccwbo.org/id95/index.html Chambre Internationale du Commerce] (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet ([http://www.nonpubenfants.org/ Mouvement pour une Alternative Non violente], [http://www.obesipub.org/ Obesipub], [http://www.pubmalin.fr/index.php  Pubmalin] ou encore [http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  Réseau Education-Médias]) ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-29T15:57:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que par les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être visionnées par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme [http://www.consumersinternational.org/media/414869/ci_french_web_98x110.pdf ''Consumers International''] exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T15:48:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En application de ce texte, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
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				<updated>2011-06-29T15:43:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation néfastes pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986], modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009, confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. &lt;br /&gt;
Ce contrôle s'exerce ''a posteriori'' s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. &lt;br /&gt;
En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078904&amp;amp;dateTexte=20110629 décret n° 92-280 du 27 mars 1992] modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification et d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicité s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a amené le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 une [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000242184&amp;amp;dateTexte= recommandation] visant à une plus grande prudence des éditeurs de services de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre, ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...).&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant. Il est connu pour pratiquer à l’égard des familles une politique sociale parmi celle des plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T15:22:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment chez un jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre, d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont ceux en rapport avec la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques européennes, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à l'émoi déclenché par ce visionnage qui a provoqué un « scandale », l’annonceur a pris la décision de réduire son film en coupant au montage la partie controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T15:06:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la [http://www.ina.fr/video/PUB818944134/look-o-look-patinoire.fr.html diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' »] qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment de la part du jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont  ceux sur la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques de l'Europe, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à ce « scandale », l’annonceur avait pris la décision de réduire son spot en coupant au montage la partie faisant polémique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T14:58:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre), il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
En ce temps, le BVP avait exigé,  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite, qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés pour répondre à la conformité d'une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire susvisé, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on ne se lassera point de répéter qu'il est indispensable de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes de télévision.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' » qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment de la part du jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont  ceux sur la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques de l'Europe, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à ce « scandale », l’annonceur avait pris la décision de réduire son spot en coupant au montage la partie faisant polémique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T14:51:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est aussi utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires. Cela confirme l'idée que les enfants ne sont plus exclusivement perçus comme de crédules cibles mais sont amenés à être transformés en cobaye pour une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine de règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à une autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonne conduite étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition bien évidemment d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment envers les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer une représentation fallacieuse de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre) il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
Or le BVP a exigé  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés conformément à  une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, il sera nécessaire de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes de télévision.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' » qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment de la part du jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont  ceux sur la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques de l'Europe, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à ce « scandale », l’annonceur avait pris la décision de réduire son spot en coupant au montage la partie faisant polémique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T14:36:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
La télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont révélé que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. &lt;br /&gt;
Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de ''Coca-Cola'' confirme cette pensée en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intègrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît en l'espèce comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants sur ce support n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent alors à cet âge en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'égard des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouve pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des États membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité sous prétexte d'une omniprésence. Pour [http://goldstein.socialpsychology.org/ Jeffrey Goldstein], chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consiste à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de bonne conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remise en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est formellement prohibée.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrite au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy de l'Association française ATTAC Mâcon attestent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les Etats, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. &lt;br /&gt;
L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut conter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du Ministère de l’Education. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie en l'honneur de la marque sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est même utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires qui poussent les enfants à devenir non plus uniquement de simples cibles mais les transforment en cobaye d'une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A l'international ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
En Belgique, l’article 41 de la loi du 29 mai 1959 modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement (dite du pacte scolaire) interdit toute propagande politique ainsi que toute activité commerciale dans les établissements d’enseignement organisés par les personnes publiques et dans les établissements d’enseignement libre subventionnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine des règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à l'autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonnes conduites étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer de mauvaises images de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre) il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
Or le BVP a exigé  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés conformément à  une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, il sera nécessaire de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes de télévision.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' » qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment de la part du jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont  ceux sur la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques de l'Europe, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à ce « scandale », l’annonceur avait pris la décision de réduire son spot en coupant au montage la partie faisant polémique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, entrée en vigueur en 1980, a fortement déplu aux entreprises et aux publicitaires, inquiets de perdre d’importants revenus qui l'ont fortement contestée devant les tribunaux. La bataille judiciaire a duré près de neuf ans. Finalement, en 1989, la Cour suprême a tranché en considérant que la loi devait être maintenue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)</id>
		<title>La publicité et les mineurs (fr)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fr.jurispedia.org/index.php/La_publicit%C3%A9_et_les_mineurs_(fr)"/>
				<updated>2011-06-29T03:14:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la publicité (fr)|Droit de la publicité]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:fr_flag.png|framed|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:France]][[Catégorie:Droit des médias (fr)]][[Catégorie:Droit de la publicité (fr)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’enfant : une cible privilégiée pour les annonceurs =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage « Heurter sans frapper, quelle éthique pour la publicité », Jean Marie Teyssier affirme que « ''La publicité n'a ni de finalité morale, ni elle est immorale : elle est amorale. '' » &lt;br /&gt;
Cette phrase résume parfaitement avec franchise et réalisme les pratiques mises en œuvre par les publicitaires pour parvenir au dessein escompté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exposition publicitaire de l’enfant téléspectateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité est largement imbriquée au fonctionnement des médias de par son financement ainsi que par l'attrait qu'elle suscite. Ce constat semble évident dans la mesure où la publicité fournit aux médias la majeure partie de leurs revenus. En effet, la publicité audiovisuelle représente pour l'heure plus du tiers des dépenses des annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ces attentes et pour atteindre leur but ultime, les marques ont placé depuis de nombreuses années leur viseur au cœur d’une cible précieuse : les enfants.&lt;br /&gt;
Ainsi, pour les attirer, elles ont réussi à user d'une arme redoutable : la publicité télévisée.&lt;br /&gt;
Or la télévision constitue le média de référence du jeune enfant, à la différence de l'adolescent qui se dirigera davantage vers les jeux vidéo ou encore Internet.&lt;br /&gt;
Des études ont démontré que les enfants intégraient facilement les valeurs véhiculées par une publicité. Pour séduire et inciter à l'acte d'achat, les annonceurs ne sont pas du genre à lésiner sur les moyens. A cette fin, ils usent de techniques plus ou moins subtiles pour solliciter le potentiel « consommateur » de l’enfant dans le but de le conduire à l'achat du bien, du service ou de la marque.&lt;br /&gt;
Les spécialistes du marketing considèrent que les enfants représentent un public cible privilégié puisqu’ils détiennent une influence dominante sur les décisions d'achat de leurs parents. Ainsi, les jeunes occupent aujourd'hui une place primordiale dans les décisions économiques de la famille de par leur pouvoir décisionnel non négligeable en matière de consommation. &lt;br /&gt;
Les publicitaires ont également bien assimilé le fait que les enfants constituaient les consommateurs adultes de demain. Une directrice marketing de Coca-Cola confirme cette conviction en affirmant que « ''viser les jeunes, c'est assurer l'avenir de la marque.'' »&lt;br /&gt;
L’analyse des spots publicitaires de ces dernières années montre que la représentation de la famille se trouve moins présente qu'elle ne l'était auparavant dans le film publicitaire, alors que la place de l'enfant a acquis quant à elle, une place centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs publics restent extrêmement vigilants concernant la publicité qui cible les enfants dans la mesure où ils représentent des individus ''a priori'' plus vulnérables que les adultes dans cette course à la persuasion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les spots publicitaires constituent un attrait majeur pour le jeune public car ils parviennent à proposer des solutions instantanées, généralement liées à l'utilisation du produit. Grâce à cette créativité sans limite de ces séquences animées, le monde de la société de consommation apparaît comme accueillant et chaleureux. Dès lors, l'enfant se voit contraint de pénétrer dès son plus jeune âge dans l'univers de la consommation, monde qu'il est susceptible de percevoir de façon harmonieuse et rassurante, et dans lequel il est en mesure de se projeter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, pour accroître davantage l’attrait de l’enfant, les films publicitaires exploitent des formes similaires à celles que l'on retrouve dans des séries d'animation appréciées par lui, ou intégrent des personnages auxquels les petits sont forts attachés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif visé est d’une limpidité sans faille : les publicitaires se servent du pouvoir des enfants au sein du foyer en usant de leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;
On peut prendre pour exemple la [http://www.youtube.com/watch?v=OCj2WtTEHKE&amp;amp;feature=grec publicité pour la promotion de la 806] qui traduit parfaitement cette perspective, comme on peut le constater au travers du slogan « ''la voiture que les enfants conseillent à leurs parents'' ».&lt;br /&gt;
L'enfant apparaît alors comme un prescripteur tout puissant allant même jusqu'à convaincre les parents du choix de l'automobile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la prépondérance qu'est en train d’acquérir Internet en tant que nouveau média, les difficultés posées par certaines publicités sont loin d'être réglées. &lt;br /&gt;
D'une part, aucune réglementation sur la publicité destinée aux enfants n'est instituée pour l'heure, et d'autre part, il apparaît très complexe si tant est qu'il puisse en exister une dans l'avenir, de faire respecter une telle réglementation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’impact de la publicité sur les enfants ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les médias ne sont pas égaux aux yeux des enfants. La télévision domine largement tant sur le plan de la notoriété que celui de l'intérêt. La télévision, vitrine perpétuelle et constante, expose inévitablement les enfants à la publicité.&lt;br /&gt;
Des recherches sembleraient indiquer que les enfants âgés de moins de 6 ans peuvent commencer à être critiques face aux publicités.&lt;br /&gt;
On estime que les enfants sont très vulnérables aux publicités mensongères de sorte que ce n'est qu'à partir de l'âge de 8 ans qu'ils sont aptes à assimiler dans leur esprit que les publicités ne sont pas toujours vraies. Ils demeurent en mesure de différencier les spots publicitaires des programmes télévisuels. Ils deviennent ainsi davantage sceptiques face aux réclames publicitaires puisque les enfants deviennent capables de faire  la différence entre les messages publicitaires, une simple information et les autres programmes télévisuels.&lt;br /&gt;
Ce que les enfants ont du mal à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que le spot publicitaire est merveilleusement réalisé que le produit promu par le publicitaire est bon.&lt;br /&gt;
Au-delà de 10 ans, une grande majorité des enfants perçoit les intentions commerciales du discours publicitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat étant établi, il convient de souligner d'après certains rapports que l'intérêt manifesté à l'encontre des publicités décroît avec l'âge jusqu'à parfois arriver à son point de non-retour une fois la dimension persuasive comprise : son rejet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact publicitaire apparaît particulièrement violent notamment en ce qui concerne la publicité relative aux produits alimentaires. Les jeunes auront vraisemblablement tendance à assimiler aisément des produits comme bon pour leur santé à cause de cet affichage publicitaire attractif permanent alors qu'en réalité, ces derniers ne leurs apporteront qu'un risque de carence et de déséquilibres pondéraux.&lt;br /&gt;
En effet, la publicité serait source de frustrations et d'excès de consommation inutile pour l'enfant. Elle le pousserait à convoiter une multitude de produits qui sans elle, lui seraient sans doute inconnus. Toutefois, rendre le média uniquement responsable de cette tendance aux dérives alimentaires est chose bien trop facile. La responsabilité parentale dans l'éducation de leurs enfants ne s'en trouvera pas écartée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce titre, une [http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/87458/E89568.pdf Charte européenne sur la lutte contre l’obésité] a été adoptée en novembre 2006 par l'Europe, sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec la collaboration des ministres de la Santé des pays membres. Bien que cette Charte n'ait aucune valeur contraignante, de nombreuses associations de défense des droits des enfants ont tiré la sonnette d'alarme sur cette épidémie d'obésité, qui n'est que directement le corollaire d’une attirance des enfants envers des publicités faisant la promotion des produits gras ou sucrés. L'industrie agro-alimentaire fait évidemment son possible pour éviter une réglementation qui les priverait d'actions publicitaires envers de potentiels « ''gros consommateurs'' ». &lt;br /&gt;
Pour les partisans de la thèse du moindre rôle joué par la publicité sur les enfants, certains ont plutôt tendance à considérer que les individus exagèrent le pouvoir de la publicité parce qu'elle est omniprésente. Pour Jeffrey Goldstein, chercheur au Département de communication à l'université d'Utrecht, « '' les enfants sont plus influencés par leurs parents et leurs camarades de jeux que par les médias. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce prolongement d'idée, il conviendrait de se méfier du cliché complaisamment répandu qui consister à transformer des enfants sans défense en des être trompés par une publicité manipulatrice et agressive. Selon des statistiques réalisées, aucune étude sérieuse ne démontrerait avec force et conviction que la publicité influerait sur le comportement sociétale des jeunes. &lt;br /&gt;
Cette absence de preuve sérieuse a inévitablement tendance à conforter l'argumentaire et la politique de conduite des publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de la publicité dans les écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'école apparaît comme le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l'intention des enfants.&lt;br /&gt;
En France, l'interdiction totale de la publicité à l'école qui existait depuis 1936, réaffirmée solennellement en 1952, puis dans les circulaires de 1967 et 1976, a été remis en cause par Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Éducation Nationale de l'époque.&lt;br /&gt;
Depuis la [http://www.education.gouv.fr/botexte/bo010405/MENG0100585C.htm circulaire n° 2001 – 053 du 28 mars 2001], les entreprises sont autorisées à introduire de la publicité à l'école. Depuis cette date, les établissements scolaires sont désormais « ''libres de s’associer à une action de partenariat'' » par laquelle une entreprise fournit des documents qui seront remis aux élèves, tandis qu’elle « ''peut être autorisée à signaler son intervention comme partenaire dans les documents remis aux élèves. Elle pourra ainsi faire apparaître discrètement sa marque sur ces documents ''». &lt;br /&gt;
Divers kits pédagogiques (comprenant des posters, livrets, bandes dessinées, logiciels …) associés à des partenariats sont ainsi actuellement proposés par les entreprises aux établissements scolaires et aux enseignants. La grande surprise, c’est que les enseignants s’avèrent particulièrement réceptifs à ce type de marketing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, si la publicité est interdite tout comme le démarchage au sein de ces établissements, les partenariats quant à eux, sont autorisés sous réserve de ne pas dissimuler une véritable opération commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il convient de préciser que la distribution aux élèves par les personnels d’établissement scolaire de publicités ou de questionnaires commerciaux permettant la visite de démarcheurs au domicile des parents d’élèves est interdite.&lt;br /&gt;
Tout comme d’ailleurs est proscrit au sein de ces mêmes établissements toute distribution de documents publicitaires ou de produits gratuits à finalité publicitaire tels que des agendas, vidéocassettes …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’excès américain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philippe Fournier et Frédéric Mathy ajoutent qu’aux États-Unis, «'' les élèves ont l’obligation de regarder des séquences de publicité à l’école en échange de dotations financières importantes pour leur établissement. Cette télévision (« ''Channel One'' ») existe depuis 1990, dans tous les états, sauf ceux de New-York et de Californie. La société Primedia installe gratuitement télévisions, magnétoscopes et antennes satellites en contrepartie de quoi les élèves de 11 à 17 ans doivent regarder, pendant au moins 90% des jours scolaires, un journal télévisé de dix minutes comprenant deux minutes de publicité. L’impact est tellement fort que la séquence de trente secondes est commercialisée 150 000 dollars… Cette expérience concerne déjà plus de 40% des lycées et collèges. Plus de 200 écoles américaines sont équipées d’une méthode d’apprentissage de lecture publicitaire sous prétexte que les petits savent identifier les logos des entreprises dès l’âge de deux ans. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, à titre d'exemple américain, on peut coter la campagne publicitaire de l'entreprise « ''Pizza Hut''» qui a lancé son programme «'' Book it ! ''» avec l’agrément du ministère de l’éducation. Les élèves qui réussissaient étaient accueillis par le gérant  de l’enseigne qui leur offrait autocollants, médailles, diplômes et une part de pizza gratuite … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple cette fois, avec  la marque Coca-Cola, qui prépare des journées « ''Coke Day'' ». Durant cette journée, des établissements organisent la gloire de cette dernière. Pis encore qu'un simple acte de promotion, une photographie à la gloire de Coca sur laquelle les élèves habillés en rouge et blanc formaient le mot « ''Coke'' » est susceptible de faire rapporter 10 000 dollars à cet établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si l'excès américain n'était déjà pas suffisamment choquant pour une société telle que la notre, la publicité au sein des écoles aux États-Unis est même utilisée à des fins d'apprentissage. En effet, les enfants apprennent à lire grâce à des logiciels où les phrases qui leur sont dictées sont du style «'' Je bois du Coca-Cola ''» ou encore «'' Je mange un Mc Donald ''». &lt;br /&gt;
Encore un exemple : la chaîne de télévision «'' Channel One'' » demande aux directeurs des établissements scolaires d’obliger les enfants à regarder un journal télévisé de 12 minutes entrecoupé de publicités en contrepartie de la fourniture massive de matériels télévisuels.&lt;br /&gt;
Ces exemples sont bel et bien de nature à démontrer que l'éthique est une lointaine préoccupation  des publicitaires qui poussent les enfants à devenir non plus uniquement de simples cibles mais les transforment en cobaye d'une société de consommation toujours plus mercantiliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le bien-fondé d’une éthique publicitaire à l'égard des enfants pour une plus grande protection =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains aspects de la publicité relèvent de la responsabilité des régies qui diffusent des écrans publicitaires au moment des programmes conçus pour les enfants, une autre part de responsabilité relève des publicitaires eux-mêmes qui conçoivent le contenu des messages destinés aux enfants ou mettant en scène ces derniers.&lt;br /&gt;
D'où, il est semblait naturellement primordial de disposer dans ce domaine des règles déontologiques émanant de l’inter-profession publicitaire, grâce à l'autodiscipline qu'elle s'est engagée à mettre en œuvre auprès de [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 l'ARPP].&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les règles de bonnes conduites étant plus flexibles qu'une réglementation, elles ne pourront être que plus facilement adaptées et actualisées à condition d'associer au processus toutes les parties concernées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat éthique en publicité n'est pas récent mais se trouve avoir été largement amplifié ces dernières années suite à un puissant lobbying des ONG, des associations de consommateurs, des pouvoirs publics, et depuis peu des consommateurs en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que communication dirigée vers le public, la publicité doit être particulièrement attentive aux effets de ses messages sur les enfants, notamment les plus jeunes.&lt;br /&gt;
Certes, la publicité n'est pas faite pour éduquer l'enfant. Toutefois, elle se devra de ne pas véhiculer de mauvaises images de la société, en mettant en avant tout ce contre quoi la société se bat ; il est question ici des incivilités, du jargonnage …&lt;br /&gt;
Dans tous les cas et quelle que soit la finalité du message publicitaire (qu'il vise à être humoristique ou autre) il conviendra de veiller à la protection de l'image de l'enfant, de sa personne, de son développement physique et psychologique.&lt;br /&gt;
Dans le même ordre d'idée, les spots devront présenter les produits qu'ils vantent conformément aux conditions de sécurité correspondant aux normes en vigueur.&lt;br /&gt;
L'image du spot «'' Evian'' » mettant en scène des nouveau-nés dans une piscine avait fait couler beaucoup d'encre.&lt;br /&gt;
Une recommandation publiée à l'époque par le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Autor%C3%A9gulation_de_la_publicit%C3%A9_:_du_Bureau_de_V%C3%A9rification_de_la_Publicit%C3%A9_%C3%A0_l%27Autorit%C3%A9_de_R%C3%A9gulation_Professionnelle_de_la_Publicit%C3%A9_%28fr%29 Bureau de Vérification de la Publicité] (devenu depuis l'ARPP) prévoit que «'' la publicité ne doit pas mettre en scène l'enfant dans des situations susceptibles de le dévaloriser ou de porter atteinte à son intégrité physique et morale. ''»&lt;br /&gt;
Or le BVP a exigé  afin que cette publicité soit conforme aux règles de bonne conduite qu’aucun plan ne soit fait sur les sexes des bébés conformément à  une recommandation de mars 2002, qui disposait que «'' la nudité enfantine ne peut être présentée que lorsqu'elle correspond aux attitudes normales que peut adopter un enfant dans son environnement quotidien. '' » &lt;br /&gt;
En l'occurrence, sachant que les enfants ne se trouvaient pas dans un environnement habituel dans le film publicitaire, la nudité était donc prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, il sera nécessaire de protéger l'enfant vis-à-vis de tout ce qui pourrait heurter  sa sensibilité et  son développement psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La règlementation de la publicité télévisuelle et les enfants =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation française de protection des mineurs vis-à-vis de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La législation === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les experts se divisent sur l'influence réelle de la publicité sur les enfants et sur l'efficacité d'une réglementation pour la télévision. Interdire toute publicité à la télévision est bien évidemment utopiste et gangrènerait le financement des chaînes de télévision.&lt;br /&gt;
Les débats sur la réglementation de la publicité s'adressant aux enfants reposent notamment sur l'idée que, démunis de capacités cognitives nécessaires pour ériger des défenses à l'encontre de la publicité, il fallait mettre en place des dispositions de manière à protéger les mineurs.&lt;br /&gt;
Concernant la publicité pour des aliments et boissons gras ou sucrés dans les émissions pour enfants, la [http://www.csa.fr/upload/dossier/LexUriServ.pdf directive sur les services de médias audiovisuels] (dite SMA) modernise également les règles en matière de publicité télévisée afin d'améliorer le financement des contenus audiovisuels. Cette directive vient modifier et rebaptiser la directive « Télévision sans frontières ». Elle prévoit en son article 9 paragraphe 2 que les Gouvernements et la Commission doivent encourager les prestataires de services des médias à élaborer des codes de conduite restreignant ce type de publicité. &lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à compter d’un décret datant du 27 mars 1992 que le régime en vigueur va supporter un assouplissement non négligeable notamment sous l’impulsion de la règlementation européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000346165&amp;amp;fastPos=1&amp;amp;fastReqId=576509170&amp;amp;categorieLien=cid&amp;amp;oldAction=rechTexte décret n° 92-280 du 27 mars], l’article 7 dudit texte dispose que «'' La publicité télévisée ne doit pas porter un préjudice moral ou physique aux mineurs et doit, de ce fait, respecter les critères suivants pour leur protection. La publicité ne doit pas : &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité'' ; &lt;br /&gt;
*''inciter directement les mineurs à persuader leurs parents ou des tiers d’acheter les produits ou les services concernés'' ; &lt;br /&gt;
*''exploiter la confiance particulière que les mineurs ont dans leurs parents, leurs enseignants ou d’autres personnes'' ; &lt;br /&gt;
*''sans motif, présenter des mineurs en situation dangereuse. ''»&lt;br /&gt;
Pour exemple, en juillet 1999, le [http://fr.jurispedia.org/index.php/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_%28fr%29 CSA] était intervenu auprès de l'ensemble des chaînes, après avoir constaté la diffusion à l’antenne de messages publicitaires en faveur des bonbons «'' Look-o-look'' » qui  mettaient en scène une petite fille, sucette à la main, alors qu'elle se trouvait sur une patinoire. Le CSA a considéré que ce message mettait en scène un comportement manifestement dangereux de nature à encourager des imprudences, notamment de la part du jeune public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une autorégulation de la publicité par les professionnels du secteur : un contrôle ''a priori'' de l’ARPP === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inter-profession doit prendre en considération les attentes et les émotions suscitées par les publicités sur les enfants, le public, et le consommateur en général.&lt;br /&gt;
Les professionnels n'étant pas en mesure d'évaluer seuls les conséquences de leurs actions, un avis extérieur sera précieux pour éclairer l'annonceur et son agence avant la diffusion d'une campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France est partisane d'une autorégulation des professionnels par l'usage d'un code de bonne conduite, tout comme ses voisins allemands et anglais. &lt;br /&gt;
Les parlementaires français ont renoncé à inscrire dans une loi une stricte réglementation à ce titre. Ils en appellent à une vigilance parentale ainsi qu'à une particulière attention des règles éthiques et déontologiques de la profession du monde publicitaire.&lt;br /&gt;
L'ARPP est une association interprofessionnelle d'autodiscipline, qui rend un avis sur la compatibilité d'un projet publicitaire avec les textes. Cet avis ne lie pas les diffuseurs qui ont la possibilité de l'ignorer mais il pourra néanmoins permettre aux intéressés d'éviter d'enfreindre les dispositions législatives, réglementaires ou déontologiques.  En pratique, il faut bien reconnaître qu'il est quasi-systématiquement réclamé par les régies publicitaires des services de télévision. &lt;br /&gt;
Pour l'heure, l'ARPP a mis en ligne en 2004 [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Reco_Enfant.pdf un document] destiné à expliciter ces règles déontologiques. &lt;br /&gt;
Les régies de télévisions demandent à l'ARPP de vérifier l'adéquation de tous les spots destinés à être diffusés à la télévision, non seulement avec la déontologie professionnelle, mais aussi avec cette réglementation. Dans le cas où des images seraient considérées comme trop violentes ou inappropriées dans un  film publicitaire, l'ARPP demandera à ce qu'elles soient supprimées ou modifiées. Incontestablement, le rôle joué par cette autorité aura sans nul doute permis entre autre d'éradiquer toute forme de violence mise en scène par les publicitaires sur le média télévisuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls films publicitaires aujourd'hui visibles sur les écrans sont  ceux sur la sécurité routière qui visent à choquer pour déclencher des réactions. Faire appel aux émotions a bien souvent plus d'impact que l'appel à la raison qui provoque peu d'effet chez le téléspectateur.&lt;br /&gt;
Il est à noter que les pratiques d'autorégulation sont fortement encouragées par toutes les instances juridiques de l'Europe, qu'elles soient restreintes ou élargies. Elles peuvent prendre la forme de codes de bonne conduite ou de simples recommandations. &lt;br /&gt;
A ce jour, aucun texte n’interdit un publicitaire de heurter l’imaginaire de l’enfant et sa perception du monde tout comme ses croyances. C’est la raison pour laquelle l’ARPP recommande une plus grande autodiscipline à l’encontre des professionnels.&lt;br /&gt;
Récemment, une [http://www.ozap.com/actu/pub-credit-mutuel-père-noel-existe-pas-ratatouille/376492 publicité pour le Crédit Mutuel] apprenant aux enfants que « le père noël n’existe pas » durant la coupure publicitaire du dessin animé «'' Ratatouille'' » diffusé sur TF1 le 31 octobre 2010, a pu choquer quelques parents. Si en soit, la réalisation de ce spot n’était pas concrètement hors champs d’une ligne de conduite raisonnable, le choix des créneaux horaires pour la diffusion a pu être remis en cause. &lt;br /&gt;
Pour information, suite à ce « scandale », l’annonceur avait pris la décision de réduire son spot en coupant au montage la partie faisant polémique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le contrôle des autorités françaises : un contrôle a posteriori du CSA === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 14 de la [http://www.csa.fr/upload/publication/avril2009_loi86-1067.pdf loi du 30 septembre 1986] modifiée par la loi n° 90-55 du 15 janvier 1990 et par la loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 confie au CSA une mission de contrôle sur l'objet, le contenu et les modalités de programmation des émissions publicitaires diffusées sur les antennes. Ce contrôle s'exerce a posteriori s’il estime que le spot publicitaire diffusé sur les écrans n’est pas en conformité avec la règlementation.&lt;br /&gt;
Les chaînes de télévision se voient imposer le respect des règles générales issues de la loi et de ses décrets d'application encadrant la publicité. En matière télévisuelle, quelque soit le mode de diffusion des services, c'est le décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, pris pour l'application des articles 27 et 33 de la loi, qui fixe ces principes généraux.&lt;br /&gt;
Le Conseil est en outre particulièrement attentif aux modalités d'identification,  d'insertion des écrans publicitaires dans les programmes ainsi qu'au contenu. Il s'assure notamment, entre bien d'autres préoccupations, que les diffuseurs respectent les règles relatives à l'interruption des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.&lt;br /&gt;
En cas de diffusion d'un message non conforme aux lois et règlements en vigueur, le CSA pourra intervenir auprès des diffuseurs pour demander l'arrêt immédiat de la campagne ou interdire toute nouvelle diffusion.&lt;br /&gt;
En règle générale, peu de publicités s'avèrent faire l'objet d'une interdiction de diffusion ou de retrait des chaînes en raison d'une non-conformité aux règles en vigueur. Ceci résulte du simple fait que les annonceurs et les agences de publicité soumettent leur message, avant sa diffusion pour un contrôle préalable, à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, dénommé auparavant Bureau de vérification de la publicité). &lt;br /&gt;
Outre son pouvoir de contrôle, au titre de sa faculté d'émettre des recommandations, le développement des produits dérivés et de la publicité clandestine (placements de produits dans des programmes) a conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel à adopter le 7 juin 2006 la recommandation visant à la plus grande prudence des éditeurs de service de télévision, en vue de protéger le public fragile que constituent les mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux espèces sont visées par la présente : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si  l'œuvre a donné naissance à des produits ou services dérivés.'''&lt;br /&gt;
On vise ici les œuvres d'animation ou de fiction ayant connu un succès significatif et dont les personnages sont exploités pour créer des produits orientés vers le jeune public.&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout risque de confusion dans l'esprit du jeune téléspectateur entre le contenu éditorial d'une œuvre et le message publicitaire faisant la promotion des produits dérivés de celle-ci, ces publicités doivent être distinctement séparées de l'œuvre.&lt;br /&gt;
En conséquence, l'œuvre ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Ainsi, le message ne peut être diffusé en dernière position dans l'écran publicitaire précédant le début de l'œuvre ni en première position dans l'écran suivant la fin de l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''si l'œuvre met en scène des personnages issus de produits ou de services préexistants.'''&lt;br /&gt;
On vise cette fois-ci les œuvres d'animation ou de fiction accompagnant le lancement commercial de gammes de produits ou services. Le conseil a  en effet relevé à plusieurs reprises que la programmation télévisée d'œuvres mettait en scène des personnages directement dérivés des jouets (poupées, peluches...)&lt;br /&gt;
Le caractère promotionnel de cette pratique s'avère incompatible avec les dispositions de l'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié, qui prohibent la publicité clandestine. Aux termes de cet article, « ''constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, dans l'hypothèse où l'œuvre serait l'adaptation ou la mise en scène audiovisuelle d'un produit ou service préexistant, sa première diffusion ne doit pas avoir lieu pendant la période de lancement de la commercialisation de ce produit ou service sur le territoire national.&lt;br /&gt;
Enfin, si cette œuvre est diffusée, elle ne peut être interrompue ni précédée ou suivie de messages publicitaires en faveur de produits ou de services utilisant l'image de ses protagonistes. Pour l'application du présent principe, un délai d'au moins quarante-cinq minutes doit s'écouler entre la diffusion des messages publicitaires, d'une part, et le début et la fin de l'œuvre, d'autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un régime strict mis en place en Suède  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dispositions adoptées à l’égard de la publicité télévisuelle sont en harmonie avec la sensibilité nationale puisque de façon plus générale, ce pays est à l’origine de plusieurs lois concernant les droits de l’enfant et pratique à l’égard des familles une politique sociale parmi les plus avancées en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face aux conséquences que représente la publicité sur les enfants, certains gouvernements ont interdit toute publicité destinée aux enfants, quelque soit la nature du bien, jouet, vêtement ou aliment. Tel est le cas de la Suède qui a pris des mesures extrêmement restrictives en interdisant la publicité aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes de télévision. Ainsi, la Suède a fait une interprétation rigide de la première recommandation de la directive selon laquelle « ''la publicité ne doit pas inciter directement les mineurs à l’achat d’un produit ou d’un service, en exploitant leur inexpérience ou leur crédulité. '' »&lt;br /&gt;
Ainsi, l’agence des consommateurs suédoise qui est en charge de réguler la publicité télévisuelle a banni des écrans publicitaires à de très nombreuses reprises des spots qui ne respectaient pas cette disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une réglementation stricte datant de 1991, année d'apparition des chaînes privées, proscrit toute publicité pendant les plages horaires réservées aux enfants. Par ailleurs, les publicités destinées aux adultes sont quant à elles, interdites de diffusion immédiatement avant ou après les émissions pour enfants.&lt;br /&gt;
En sus, les spots mettant en scène des enfants ou des personnages qui leurs sont familiers sont prohibés jusqu'à 21 heures en semaine et 22h le week-end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2001, lorsque la Suède a pris la présidence de l’Union Européenne, fort de ses convictions sur le sujet de la publicité télévisée et les enfants, elle a tenté de faire suivre ce régime à tous les pays membres de l'Europe.&lt;br /&gt;
En coopération avec la Commission Européenne, elle a alors organisé à Stockholm les 12 et 13 février 2001 un colloque international sur le thème « Enfants et jeunes dans le nouveau paysage audiovisuel. »&lt;br /&gt;
En revanche, cette importante conviction n’a pas eu les résultats escomptés puisque aucune règlementation en la matière n’est intervenue dans les législations des autres pays membres.&lt;br /&gt;
L’intense mobilisation menée par les milieux industriels ainsi que les publicitaires contre la politique suédoise est probablement une des causes de cet échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d’exemple, pour bien se représenter effectivement la politique menée par la Suède en la matière, citons la publicité pour les céréales du petit déjeuner. Ainsi, statistiquement, le nombre de spots diffusés sur les écrans sur une tranche de 24 heures est de 71 pour les États-Unis, 30 pour la France, et 2 pour la Suède.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La règlementation internationale et européenne de protection des mineurs à l'égard de la publicité télévisuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation européenne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du Conseil de l'Europe c'est la [http://www.conventions.coe.int/Treaty/Commun/QueVoulezVous.asp?NT=132&amp;amp;CM=1&amp;amp;CL=FRE Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière] qui régit pour l'essentiel les publicités susceptibles d'être vues par des enfants.&lt;br /&gt;
Au sein de l'Union Européenne, la Directive sur les Services de Médias Audiovisuels adoptée en décembre 2007, actualisant la Directive « Télévision Sans Frontières » de 1989 qui avait déjà été renforcée en 1997 au niveau de la protection des mineurs, réglemente un certain nombre de pratiques qui touchent toute œuvre destinée aux enfants.&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les pays ont toujours la possibilité d’introduire pour leurs chaines nationales des dispositions plus contraignantes en fonction des objectifs d’intérêt général dont la protection de l’enfance fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque pays membre de l'Union Européenne était censé prendre en compte cette Directive dans sa propre réglementation avant décembre 2009. La France a ainsi transposé cette directive depuis février 2010 en adoptant  un encadrement de la publicité plus contraignant que la directive sur de nombreux aspects.&lt;br /&gt;
Au Luxembourg ainsi qu'en Belgique, la publicité est interdite avant et après les programmes destinés aux enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, les dessins animés ne peuvent être interrompus par des écrans publicitaires alors qu'en Grèce, la publicité sur les jouets est prohibée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé, les Nations Unies ainsi que l'organisme ''Consumers International'' exécutent d'importants travaux de recherche et de sensibilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La règlementation internationale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la publicité destinée aux enfants préoccupe bon nombre de gouvernements et d'organisations à travers le monde.&lt;br /&gt;
Plus de 60 pays encadrent la publicité télévisée destinée aux enfants par des mécanismes législatifs ou d'autorégulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Québec a adopté une loi en 1978 dite [http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/P_40_1/P40_1.html''Loi sur la protection du consommateur''] semblable à celle mise en place en Suède, qui interdit la publicité imprimée, radiophonique et télédiffusée aux enfants de moins de 13 ans. Le Québec est le seul pays en Amérique du Nord où une telle loi existe.&lt;br /&gt;
Cette interdiction de publicité commerciale à l'égard des enfants fait l'objet d'un fort consensus au Québec et constitue même une référence à l'échelle internationale.&lt;br /&gt;
La Cour suprême du Canada a d'ailleurs confirmé la validité de cette loi en 1989.&lt;br /&gt;
Elle reste néanmoins permise dans ladite Belle Province depuis le 30 avril 1980 dans trois hypothèses.&lt;br /&gt;
*si la publicité est contenue dans un magazine destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle a pour but d'annoncer un spectacle destiné aux enfants.&lt;br /&gt;
*si elle est constituée par une vitrine, un étalage, un emballage ou une étiquette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[http://www.opc.gouv.qc.ca/WebForms/APropos/LoisReglements.aspx#Protection Office de la protection du consommateur] veille au respect de cette interdiction. &lt;br /&gt;
Si un citoyen constate une publicité destinée aux enfants qui ne semble pas respecter la Loi, une plainte peut être déposée auprès de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La publicité à l'école devrait susciter davantage de prise de précaution.&lt;br /&gt;
A l'échelle mondiale, la Chambre Internationale du Commerce (ICC) a établi un [http://www.arpp-pub.org/IMG/pdf/Code_ICC.pdf Code des pratiques loyales] en matière de publicité, reconnu par l’ensemble des professionnels. &lt;br /&gt;
Il s'agit notamment de permettre l'identification rapide d'un message publicitaire comme tel, de ne pas légitimer des comportements qui seraient contraires aux principes de citoyenneté, d’hygiène, de protection de l’environnement ou de respect des autres, de ne pas induire les enfants en erreur en utilisant leur immaturité, ni susciter d'angoisse ou de malaise chez eux. On constate donc que des efforts sont faits pour réglementer l'usage de la publicité destinée aux enfants un peu partout en Europe et dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sus, plusieurs sites internet http://www.pubmalin.fr/index.php  http://www.media-awareness.ca/francais/index.cfm  http://www.nonpubenfants.org/ http://www.obesipub.org/ont été développés pour lutter contre les méfaits de la publicité sur les enfants, visant à offrir une sorte d’offres pédagogiques pour comprendre les publicités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régime en vigueur pour les enfants participant aux publicités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'emploi des enfants dans la publicité ou dans  le mannequinat à des fins publicitaires fait l'objet là encore d'une réglementation.&lt;br /&gt;
L’application de l’article 6 du décret n° 87-239 du 6 avril 1987 relatif à la loi du 30 septembre 1986 contraint à un régime strict. Celui-ci prohibe toute utilisation des enfants et adolescents en tant que prescripteurs d'un produit ou d'un service et en tant qu’acteurs principaux d'un message publicitaire pour un produit ne les concernant pas directement, c’est-à-dire non destiné à la consommation familiale ou non consommé principalement par eux. En d’autres termes, ils ne peuvent être acteurs principaux que s’il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concerné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A l’international ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Danemark, depuis 1997, une loi précise que « ''les enfants de moins de 14 ans ne peuvent figurer dans les publicités télévisuelles que si leur présence est indispensable pour expliquer ou démontrer l'utilisation d'un produit spécifique à l'enfant. '' » &lt;br /&gt;
De même, ils ne peuvent pas « ''apporter des arguments au bénéfice d’un produit ou d’un service dans une publicité. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Espagne, le législateur a introduit une disposition plus souple en considérant que les enfants ne peuvent être les personnages principaux des produits sauf pour les produits les concernant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Finlande, la loi dispose que l'enfant ne peut être acteur principal d'une publicité que si celle-ci traite de santé et d'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume Uni, les enfants ne peuvent pas être utilisés pour présenter des produits ou des services qu'ils ne pourraient pas acheter eux-mêmes.&lt;br /&gt;
Face à ces légalisations relativement protectionnistes eu égard à l'enfant dans la mise en scène publicitaire, on est en droit de s'interroger sur les dispositions en vigueur en France ainsi qu'aux États-Unis lorsque deux publicités pour les préservatifs ont en personnage principal un enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fr.jurispedia.org/index.php/Agence_de_presse_(fr)</id>
		<title>Agence de presse (fr)</title>
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				<updated>2011-06-29T01:26:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Stéphanie C. : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche (fr)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 [[France]] &amp;gt; [[Droit des médias (fr)|Droit des médias]] &amp;gt; [[Droit de la presse (fr)|Droit de la presse]] &amp;gt; &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit français comporte des dispositions générales relatives aux agences de presse dont le texte de base n’est autre que l'ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 auquel s’ajoute un statut spécifique, celui de l’Agence France Presse, défini par la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 1 : Les agences de presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le renvoi constant fait à d’autres textes ne facilite pas la compréhension du statut des agences de presse, il convient d’en établir une définition avant d’aborder les obligations qui découlent dudit statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069183&amp;amp;dateTexte=20110629 l’ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945] portant règlementation provisoire des agences de presse définit ces dernières comme des « ''organismes privés qui fournissent aux journaux et périodiques, des articles, informations, reportages, photographies et tous autres éléments de rédaction et qui tirent leurs principales ressources de ces fournitures. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cet article, les agences de presse constituent une source essentielle de nouvelles d'actualité diffusées par les médias, qu'ils soient écrits ou audiovisuels. Chaque média prendra par la suite en charge la sélection des informations qui l'intéresse, leur mise en forme ainsi que leurs commentaires. Constituant ainsi les principales bases d’information des journalistes, on les appelle plus communément « les journaux des journaux». On parle également de source indirecte d’information pour les médias et journalistes puisque le journaliste aura accès à une nouvelle déjà traitée par un intermédiaire.&lt;br /&gt;
En raison des coûts élevés liés à la production d’émissions d’information et de textes journalistiques, les médias ne sont pas toujours en mesure d’envoyer partout dans le monde des équipes pour couvrir un évènement susceptible de se produire ou qui s’est déjà produit. C'est dans ces circonstances qu'interviennent les agences de presse aux fins de paliers ce défaut de personnels présents sur place. En période de crise, elles représentent une utilité majeure pour les médias. Elles sont aptes à fournir la qualité escomptée à un prix très compétitif en faisant l'économie des coûts salariaux.&lt;br /&gt;
En d'autres termes, les agences ont vocation à rechercher l’information, la distribuer aussi complètement et impartialement que possible dans les meilleurs délais à leurs clients moyennant finance (puisque l'information est devenue un produit à part entière).&lt;br /&gt;
Les clients peuvent provenir de divers médias : radio, presse, télévision, entreprise … &lt;br /&gt;
En pratique, tous les organes de presse du pays sont abonnés aux flux d'informations de ces agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’on a souvent tendance à se rappeler  essentiellement des « présentateurs stars » des journaux télévisées,  et que l’on omet trop  souvent de parler des milliers de journalistes, photographes, vidéastes, infographistes, techniciens et documentalistes employés dans ces agences pour offrir une vaste information aux citoyens.&lt;br /&gt;
L’Agence de presse s'organise pour « vivre » l’actualité et la comprendre sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la pratique démontre que l’évolution des nouvelles technologies a eu tendance à modifier quelque peu cette définition légale. Désormais, les dépêches de certaines agences sont accessibles à tout citoyen sur les services de communication au public en ligne. Il semblerait donc plus indispensable de requérir la qualité de « ''journaux et périodiques. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre de précision, il convient d'opérer une distinction entre les agences de presse et les agences de communication, les entreprises de publicité ou de relations publiques. On  fait souvent une confusion des genres en la matière.&lt;br /&gt;
Les agences de presse sont constituées d’un réseau dense de correspondants ayant pour mission d’être toujours les premiers informés.&lt;br /&gt;
Techniquement, le processus fonctionne en suivant le schéma suivant : &lt;br /&gt;
*Première phase : les journalistes écrivent leur texte le plus souvent sur le lieu-dit de l’évènement,&lt;br /&gt;
*Deuxième phase : ils adressent ces textes au siège de l’agence par liaison satellitaire. Les informations sont proposées sous la forme de dépêches, reportages, photographies, images animées … A travers ses écrits, le journaliste effectue une brève description représentative de l’actualité qu’il commente, en y associant parfois des commentaires, analyses, ou entrevues. &lt;br /&gt;
*Troisième phase : les informations recueillies sont immédiatement répertoriées, triées puis diffusées dans un délai plus ou moins bref en fonction de leur importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors que l’organisme répond à la définition de l’agence de presse telle que déterminée par l’ordonnance, il sera inscrit sur la liste des agences de presse établie par la [http://www.cppap.fr/  Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse] (CPPPAP). &lt;br /&gt;
L’inscription ne peut être refusée aux organismes remplissant les conditions prévues par le texte de loi.&lt;br /&gt;
Par inscription sur cette liste, les agences seront automatiquement exonérées de taxe professionnelle.&lt;br /&gt;
En sus, toute fourniture d’informations produites par elles seront soumises à un taux de TVA réduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Les catégories d’agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences de presse se répartissent en 3 catégories. Elles sont internationales, nationales ou spécialisées. Au total, sur le territoire de l’hexagone, on répertorie environ 230 agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences mondiales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent un rôle  primordial puisqu'elles représentent dans la plupart des cas les seules sources d’information internationales sur l’actualité  pour la grande majorité des médias.&lt;br /&gt;
Les plus importantes sont les suivantes : les agences de New York l’Associated Press et l’United Press International, Agence France Presse de Paris ou encore Reuter de Londres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.ap.org/ Associated Press]''' : fondée en 1848, elle emploie environ 4000 employés répartis dans 97 pays. Les clients de cette agence sont majoritairement américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://www.upi.com/ United Press International]''' : fondée en 1907 et considérée jusqu’à la fin des années 80 comme la deuxième agence internationale américaine, elle fut mise en faillite au cours de l’année 1992. L’agence World Wide News Inc. a depuis racheté la marque. Elle est diffusée en anglais, certains services étant traduits en espagnol et en arabe. Ses spécialités sont l’économie, la santé, les sciences et le sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''L’agence de presse [http://thomsonreuters.com/ Thomson Reuter]''' : crée à Londres en 1851, cette agence emploie 2700 journalistes répartis sur 93 pays. L’agence ayant connu des difficultés économiques ces dernières années a fusionné en 2008 avec Thomson Corporation, une société américaine spécialisée dans l’aide aux entreprises dans les domaines de la finance, de la santé et des sciences. Spécialisée dans les informations financières et juridiques, cette agence s’adresse essentiellement aux décideurs en leur offrant son expertise dans ces domaines de prédilection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences nationales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences nationales travaillent exclusivement en collaboration avec des correspondants positionnés à travers tout le pays en se limitant strictement au  plan national.&lt;br /&gt;
Elles peuvent passer des accords avec les agences mondiales pour compléter leurs services ou développer des départements spécifiques afin de répondre à des demandes particulières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les agences spécialisées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agences spécialisées fournissent des informations spécialisées dans divers domaines ou disposent de services particuliers.&lt;br /&gt;
A titre d’exemples, on retrouvera au sein de cette catégorie les agences suivantes : [http://www.keystonepressagency.com/ Keystone], [http://www.ludipresse.com/ Ludipresse], International News Agencies ou encore [http://www.sciencepresse.qc.ca/ Agence science-presse].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut général des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordonnance du 2 novembre 1945 définit le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
La France est le seul pays à avoir accordé un statut particulier aux agences de presse, légitimé par le fait que le citoyen bénéficie en France d’un droit d’être informé. L’information constituant un des fondements de la démocratie, il apparu logique d’accorder à ces agences un statut spécifique.&lt;br /&gt;
Un statut général des agences de presse apparaît nécessaire aux fins de leur garantir une autonomie. Tel est ainsi l’objet de l’ordonnance du 2 novembre 1945, qui constitue le texte de référence.&lt;br /&gt;
Cependant, cette dernière opère de nombreux renvois à la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068976&amp;amp;dateTexte=20110629 loi du 1er Août 1986] qui détermine partiellement le statut général des agences de presse.&lt;br /&gt;
Ce « ping pong » entre les textes n’est pas sans poser problème puisqu’il ne permet pas outre mesure une grande clarté du statut. C’est pourquoi, une codification en la matière serait fort appréciée dans ce domaine pour une plus large compréhension, bien que pour l’heure, aucune perspective de regroupement des dispositions ne soit la priorité du législateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations des agences de presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises répondant à la définition de l’article 1er de l’ordonnance de 1945 se doivent de respecter les obligations qui découlent de ce statut, à savoir, une obligation de transparence, ainsi qu’une obligation d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de transparence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, les agences de presse se doivent d’être transparentes tant dans leur personnel que dans le financement. Néanmoins en pratique, cette obligation semble bien peu respectée.&lt;br /&gt;
Conformément à l’article 4 de la loi du 1er Août 1986, « ''Dans le cas de sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Toute cession est soumise à l'agrément du conseil d'administration ou du conseil de surveillance. '' »&lt;br /&gt;
Il apparaît donc très difficile que l’exigence de transparence soit respectée alors que les actions ont un caractère nominatif. En sus, dès lors que les actionnaires de ces sociétés sont eux-mêmes des sociétés, la transparence est encore plus difficile à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
Cette disposition vise en outre à garantir une indépendance à l’égard d’intérêts financiers considérés comme indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le prolongement de cette idée de transparence cette fois liée au financement, l’article 6 de la loi du 1er Août 1986 dispose que « ''Toute entreprise éditrice doit porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes de la publication ou du service de presse en ligne, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle elle en acquiert elle-même la connaissance, ou lors de la prochaine parution de la publication : &lt;br /&gt;
1° ''Toute cession ou promesse de cession de droits sociaux ayant pour effet de donner à un cessionnaire au moins un tiers du capital social ou des droits de vote ; &lt;br /&gt;
2° ''Tout transfert ou promesse de transfert de la propriété ou de l'exploitation d'un titre de publication de presse ou d'un service de presse en ligne. '' »&lt;br /&gt;
A la lecture de cette disposition, l’entreprise éditrice cédante est contrainte de se soumettre à cette obligation de transparence, sans finalement que les conditions de mises en œuvre en soient établies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’indépendance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance du 2 novembre 1945 ne comporte aucune disposition en référence à la nationalité des propriétaires ou associés ou encore à la participation de capitaux étrangers au sein d’une société française. Aucune exigence particulière ne s’impose donc en la matière.&lt;br /&gt;
La seule condition pour que ces agences soient autorisées à s’implanter sur les territoires étrangers est l’acceptation par les pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette obligation d’indépendance vaut également pour le financement dont pourrait  éventuellement bénéficier une agence de presse à l’étranger.&lt;br /&gt;
Ainsi, l’article 8 de la loi du 1er Août 1986 considère qu’il est formellement « ''interdit à toute entreprise éditrice, sous réserve des prestations qu'elle assure, ou à l'un de ses collaborateurs, de recevoir directement ou indirectement des fonds ou avantages d'un gouvernement étranger. '' »&lt;br /&gt;
Pour garantir au mieux cette indépendance, il est donc interdit aux agences de presse de se livrer à toute forme de publicité en faveur de tiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet égard, aucun dispositif anti concentration n’a été prévu pour les agences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Section 2 : L’Agence France-Presse = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immense majorité des informations fournies par les télévisions, radios, journaux et sites Internet proviennent de l’Agence France-Presse, grande agence mondiale de presse généraliste.&lt;br /&gt;
Elle distribue ses services sans discontinuité à des milliers de clients en France et dans le monde en six langues. (Six langues de travail : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, arabe.)&lt;br /&gt;
Certes, la réputation d’une agence dépend tout à la fois de son exactitude et de sa rapidité. En conséquence, le culte du « scoop » pousse en permanence les agenciers, dans une concurrence toujours aussi féroce, à être en tête de l’information pour rapidement le faire paraître.&lt;br /&gt;
Aussi, alors que tous les médias s’en nourrissent, elle reste relativement méconnue du grand public. Si les auditeurs et lecteurs ignorent la nature du rôle discrètement joué par l'organisme, il constitue officiellement un outil d'influence culturelle. C’est probablement la raison pour laquelle face à cette ignorance, on appelle ces hommes et ces femmes de l’Agence France-Presse, qui travaillent sans relâche pour informer les citoyens, les « soldats inconnus de l’information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A / Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Agence France-Presse (AFP), unique agence mondiale francophone, dispose d'un statut particulier déterminé par la [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388 loi n° 57-32 du 10 janvier 1957]. &lt;br /&gt;
Née sous le nom d’Agence Havas en 1835 avant de se transformer en coopérative AFP en 1957, elle est indispensable et joue un rôle primordial dans la diffusion des informations. Sans son existence, le citoyen n’aurait sans nul doute pas accès à une information rapide, diversifiée et impartiale en provenance de toute la planète. &lt;br /&gt;
Bien qu’Internet permette désormais cette rapidité de diffusion, son rôle et ses missions ne se trouvent aucunement remis en cause.&lt;br /&gt;
Elle représente la seule grande agence internationale à détenir un réseau aussi dense de journalistes, ce qui accentue davantage son devoir de fournir une information complète, pluraliste,  impartiale et surtout, son indispensable indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== B / Historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de l’AFP est l’histoire d’une institution très particulière et de ses rapports parfois tumultueux avec le pouvoir et la presse française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C / Le statut spécifique de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La nature juridique de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article 1er de ladite loi de 1957 fixe la nature juridique de cette agence en précisant qu'il s'agit d'un « ''organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales. '' »&lt;br /&gt;
De par cette définition, on a voulu écarter l'idée d'un statut d'établissement public, statut qu’avait consacré l’[http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=7524A4417D4AE172E0263C696280BA59.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006451201&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006068171&amp;amp;dateTexte=20110604 ordonnance du 30 septembre 1944] à l’Agence France-Presse. Le texte de loi traduit l'idée que le législateur a souhaité assurer une totale indépendance de l'AFP à l'égard de l'État et de son pouvoir politique, de manière à ne pas l’assimiler à une agence gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour autant, l’Agence France-Presse demeure un organisme semi-public, très largement dépendant d’un financement étatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un récent projet visait à transformer l’AFP en société anonyme afin de contrevenir à cette problématique de l’indépendance qui menace la crédibilité des informations de l’agence. C’est pour cette raison qu’un projet de réforme a émergé dans le but d’établir une parfaite concordance entre une saine gestion et une réelle indépendance de l’organisme. Nicolas Sarkozy, accompagné de [http://www.frederic-lefebvre.fr/ Frédéric Lefebvre], porte parole de l’UMP au moment de la tentative de réforme, avait remis en cause le statut de l’agence en 2008.&lt;br /&gt;
Or c’est cette indépendance qui a permis à l’AFP de garder son assise dans tous les pays du globe. Si elle tombait entre les mains d’intérêts privés, elle deviendrait l’esclave de son propriétaire et verrait une perte inévitable de clients.&lt;br /&gt;
De même, cette menace d’une privatisation ne serait pas sans poser problème à une totale indépendance et impartialité de l’information. &lt;br /&gt;
Actuellement, ce projet est resté lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de direction composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le conseil d’administration ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 8 alinéa 1 de la loi de 1957 entend affirmer l’indépendance de l’agence à l’égard du pouvoir politique en prévoyant que « ''Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l'administration de l'agence. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est composé de quinze membres : 3 représentants des pouvoirs publics, 2 représentants du secteur public de la radio-télévision, 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de quotidiens, et enfin un journaliste ainsi qu’un agent, tous deux élus par la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est prévu que le conseil d'administration peut déléguer certains de ses pouvoirs au président-directeur général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le président-directeur général ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La désignation du PDG découle de l’article 10 de ladite loi qui dispose que « ''Le président directeur général est désigné dans les trois mois de la vacance du poste par le conseil d'administration en dehors de ses membres pour une période de trois ans renouvelable. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ''La cessation des fonctions du président-directeur général peut être décidée par le conseil d'administration pour faute lourde de gestion commise dans l'exercice de ses fonctions ou pour acte incompatible avec l'accomplissement de sa mission. Cette décision devra être acquise hors la présence du président directeur général avec un minimum de douze voix. '' »&lt;br /&gt;
L’article 11 reconnaît la responsabilité du président-directeur général en le déclarant « '' […] civilement responsable envers l'Agence France-Presse des fautes lourdes qu'il aurait commises dans l'exercice de ses fonctions. Sa responsabilité peut être mise en cause par le président de la commission financière […] exerçant judiciairement à cette fin les actions de l'Agence France-Presse. ''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les organes de tutelle composant l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 organes de tutelle ont été institués par la loi de 1957, le conseil supérieur et la Commission financière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Conseil supérieur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 4 de la loi, huit membres composent le Conseil Supérieur de l’AFP : un membre du Conseil d’État, un magistrat de la Cour de Cassation, deux représentants des directeurs d’entreprises de publication de quotidiens, un journaliste professionnel, un représentant de la radiodiffusion-télévision et deux anciens membres sortants du Conseil Supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mission consiste à veiller au respect des obligations relatives à l’exactitude, à l’objectivité de l’information ainsi qu’au caractère international de l’Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce Conseil dispose en outre d’un pouvoir d’information et de contrôle général conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi. Dans des cas très exceptionnels, son pouvoir s’étendra jusqu’à la mise en cessation des fonctions du président directeur général de l’agence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Commission financière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 12 de la loi institue une commission financière de l'Agence France-Presse qui comprend deux membres de la Cour des comptes désignés par le premier président dont l'un préside la commission et l’autre, est un expert désigné par le ministre des finances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est chargée de la vérification générale permanente de la gestion financière de l'Agence France-Presse. Elle adresse un rapport annuel sur cette gestion au conseil d'administration, qui le porte à la connaissance du conseil supérieur.&lt;br /&gt;
Elle adresse, tant au président directeur général qu'au conseil d'administration, toutes observations utiles sur la gestion financière.&lt;br /&gt;
Si la commission financière constate que, malgré ses observations, le conseil d'administration n'a pas pris toutes mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de l'agence, elle peut demander, après accord du conseil supérieur, la nomination d'un administrateur provisoire, désigné par le président du tribunal de commerce à la requête du président de la commission. Dans ce cas, un renouvellement anticipé du conseil d'administration interviendra dans un délai de 6 mois.&lt;br /&gt;
La mission de l'administrateur provisoire prendra fin dès l'installation de ce nouveau conseil.&lt;br /&gt;
La commission financière apure les comptes de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le financement de l’Agence France-Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AFP tire près de la moitié de ses recettes annuelles des abonnements souscrits par les administrations et les services publics.&lt;br /&gt;
L’un des principaux objectifs de la loi de 1957 résidait dans l’assurance d’une indépendance de l’Agence France-Presse à l’égard du gouvernement et de tout groupe d’intérêts politiques ou économiques, raison pour laquelle le statut d’établissement public avait été délaissé à l'époque. Une authentique indépendance qui viserait à être irréfragable nécessiterait une indépendance financière. Or c’est probablement sur cet aspect que les critiques semblent les plus acerbes. En effet, afin de maintenir une grande agence française d’information à vocation internationale, seul un financement public conséquent était capable de donner vie à cette perspective. &lt;br /&gt;
Selon les termes de l’article 13 de la loi, « ''Les ressources de l'Agence France-Presse sont constituées par le produit de la vente des documents et services d'information à ses clients et par le revenu de ses biens. '' »&lt;br /&gt;
Cependant, l’alinéa 2 dudit article poursuit en précisant que « ''Les conditions de vente aux services publics de l'État sont déterminées par une convention entre l'État et l'Agence France-Presse. '' » &lt;br /&gt;
En conséquence, ce financement public, aux allures de subventions déguisées, et qui constitue une part essentielle des ressources de l’Agence (près de la moitié du budget général de l’AFP est représenté par  les recettes publiques), est de nature à ébranler la nature juridique de cet organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le risque majeur au travers de cette alimentation budgétaire étatique réside dans une potentielle remise en question des agences concurrentes ou de certains clients sur cette question d’indépendance de l’Agence française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== D / Les obligations de l’Agence France-Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il découle de l'article 2 de la loi de 1957 des obligations fondamentales en matière d'indépendance, d'impartialité, d'exactitude, et d'objectivité de l'information.&lt;br /&gt;
Ainsi, une information libre, complète, exacte et impartiale est une des composantes de la société du début du XXIème siècle, élément essentiel de la liberté individuelle de chacun. &lt;br /&gt;
L’agence France Presse joue un rôle fondamental dans la collecte et la diffusion des nouvelles et assume de ce fait une responsabilité particulière dans le monde d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
Les nouveaux modes de transmission des informations grâce à l’évolution des nouvelles technologies ont fait naître de nouveaux médias ne représentant que des agrégateurs de contenus dont la source n’est autre que les agences de presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de recherche et de mise à disposition d’une information complète ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alinéa 2 de l’article 1 de la loi dispose que « ''Cet organisme a pour objet de rechercher, tant en France et dans l'ensemble de l'Union française qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective et de mettre contre payement cette information à la disposition des usagers. '' »&lt;br /&gt;
Il est important que l’information soit révélée dans son intégralité. L’omission d’un élément significatif risquerait d’en fausser le sens et dénaturer l’information.&lt;br /&gt;
Les missions d'une grande agence de presse telle que l'AFP, dont l'écho rayonne à l'échelle internationale, visent notamment à fournir des éléments d'une information complète et objective contre paiement.&lt;br /&gt;
On perçoit au passage parfaitement l'objectif commercial d'une telle entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de fournir une information impartiale et digne de confiance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 2° de ladite loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 1° impose une obligation d’exactitude et d’objectivité de l’information émise par l’Agence France-Presse. Ainsi,  « ''L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information […] ''».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«'' […] elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique'' ».&lt;br /&gt;
L’exactitude est une des valeurs fondamentales défendues par l’Agence. C’est pourquoi, la correction des erreurs découvertes ultérieurement constitue une obligation puisque cela participe au respect de la vérité et de l’exactitude de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectivité, quant à elle, est un idéal difficile à atteindre. Cependant, il conviendra que les dépêches de l’Agence France-Presse ne laissent transparaître aucun jugement sur les faits relatés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation d’assurer un rayonnement mondial ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 2, 3° de la loi dispose que « ''L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial. '' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une obligation de citer ses sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout évènement rapporté par l’AFP doit être attribué à une source. Ce principe permet au client d’apprécier la crédibilité de l’information rapportée et protège ainsi l’Agence en cas de contestation.&lt;br /&gt;
Toute dépêche doit comporter une source explicite. Seules quelques exceptions restrictives seront admises.&lt;br /&gt;
Lorsque l’évènement est public mais qu’il se trouve être connu par l’intermédiaire d’une source indirecte, l’Agence devra citer cette source, qu’il s’agisse de témoins directs ou d’un autre média.&lt;br /&gt;
L’AFP étant responsable des informations diffusées, il lui est conseillé de s’assurer de la véracité des données transmises par ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Voir aussi = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens externes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et références =&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Stéphanie C.</name></author>	</entry>

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